Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) a reçu ce 16 mars 2026, Monsieur Ramon YNARAJA, Chef de la Représentation Régionale de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) en Afrique Centrale pour une visite de courtoisie.
Arrivé au Cameroun en fin d’année 2025, Monsieur Ramon YNARAJA possède une forte expérience en matière d’économie. Fonctionnaire au ministère espagnol de l’Economie à la Commission Européenne (2004-2008) et à la BEI, il a aussi imprimé sa marque sur le financement de projets souverains et sous-souverains dans différentes régions. Entre 2020-2023, il est le représentant de la BEI au Sénégal. Toutefois, il arrive à ce nouveau poste au Cameroun après entre autres, Nikolaos Milianitis et l’Italien Andrea Pinna (2016-2019), qui a dirigé le bureau de représentation permanente de la BEI en Afrique Centrale, dès son ouverture en 2016. Ce bureau installé à Yaoundé couvre 8 pays : Le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la Centrafrique, la République Démocratique du Congo, Sao Tomé-et-Principe et enfin le Tchad.
Cette audience de présentation officielle intervient après la rencontre du 27 février 2026 en présence de la mission de la Commission Européenne menée par Monsieur Sergio ELIOTE. Madame le Ministre a souligné l’engagement ferme de la BEI comme partenaire clé des politiques de développement impulsées par Son Excellence Monsieur Paul BIYA, notamment en matière de développement urbain, de mobilité et d’amélioration des conditions de vie des populations.
Lors de son adresse solennelle à la Nation le 31 décembre 2025, le Chef de l’État a réitéré sa détermination à résoudre les problèmes de mobilité à Yaoundé et Douala. La BEI finance actuellement plusieurs projets au Cameroun, dont l’emblématique Voie de Contournement de Yaoundé (VCY). Dans le cadre du Binding piloté par l’Union Européenne pour la Section T3 (196,86 millions d’euros disponibles), la BEI a mobilisé un prêt concessionnel de 150 millions d’euros, soit 76,20% du coût total. « Comment ne pas dire un grand merci », a lancé le ministre, chargeant Monsieur YNARAJA de transmettre les sincères remerciements du gouvernement camerounais au Top Management de la BEI pour cet accompagnement constant de la vision présidentielle.
Le décret d’habilitation pour la signature de la convention de financement est en très bonne voie, au bénéfice de cet important projet promis par le Chef de l’État dans son septennat de grande espérance. Cependant, un point de blocage persiste : le démarrage des travaux nécessite les indemnisations et le Plan d’Action de Réinstallation (PAR) gérés par la Banque Africaine de Développement BAD, en attente des Rapports d’Évaluation d’Impact Environnemental et Social (EIES) et du PAR. Ces études, à l’arrêt depuis novembre 2025 suite au retrait du City Climat Gap Fund, sont relancées grâce aux efforts additionnels de la BEI. Sur les 165 000 euros restants, 116 000 euros (70,3%) ont déjà été mobilisés. Le MINHDU a exhorté la BEI à ordonner à la GIZ (Maître d’Ouvrage) de mobiliser dès la semaine prochaine, le consultant GFA/GEST pour la reprise des prestations, tout en complétant les 30% manquants. « Voilà la clé de voûte pour le démarrage effectif des travaux à brève échéance ». Au sujet de la voie de contournement, Monsieur Ramon YNARAJA a marqué l’intérêt de la BEI sur les nombreux autres projets dans le secteur de l’habitat et du développement urbain et même dans le traitement des ordures.
Enfin, des remerciements ont été adressés à l’équipe de la BEI pour son appui technique quotidien et les séances de travail intensives depuis juillet 2025, culminant le 5 mars 2026. Toutes les parties prenantes sont invitées à accélérer la maturation du projet, avec la ferme détermination du MINHDU à l’accompagner, au cœur des priorités du Président Paul BIYA.
Au cœur de la stratégie nationale pour une urbanisation maîtrisée, une mission technique de la Banque mondiale séjourne au Cameroun du 9 au 18 mars 2026 afin d’évaluer et d’impulser le Projet Villes et Gestion Foncière Durables (PVGFD) et a été reçu par le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain ce 17 mars 2026.
Le Cameroun entre dans une nouvelle ère de modernisation urbaine avec le Projet Villes et Gestion Foncière Durable, PVGFD. D’un montant global de 200 millions de dollars, soit près de 120 milliards de francs CFA financés par l’Association Internationale de Développement, ce projet est l’un des principaux leviers de mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement 2030 et du Programme National de Modernisation des Villes.
Porté par le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain, le PVGFD poursuit trois objectifs majeurs : démocratiser l’accès aux services urbains de base, sécuriser durablement le foncier et faire de la résilience climatique une priorité dans la conception des infrastructures. Autrement dit, il ne s’agit plus seulement de construire des routes ou des drains, mais de transformer en profondeur la manière de gérer la ville et la terre au Cameroun.
Structuré autour de quatre grands axes, le projet consacre l’essentiel de son enveloppe, soit 170 millions de dollars, à des infrastructures dites « transformatrices » : voiries, assainissement, mobilité et réduction des inondations. Vingt millions de dollars sont dédiés à la gouvernance et à la modernisation foncière, notamment par la numérisation de 200 000 dossiers à Douala et Yaoundé. Dix millions appuient le renforcement des capacités des institutions et la gestion du projet, tandis qu’un mécanisme de réponse d’urgence permet de réagir rapidement en cas de crise ou de catastrophe.
En termes de voirie dans la ville de Douala c’est 11,5 km de voirie à aménager à savoir : la Rocade des 10 km, section Rond-point MAETUR à Bonamoussadi – Beedi Haute tension (Douala 5ème); la section Boulevard urbain Est, section Marché Madagascar – Total Nkolmbong (phase 1 – Marché Madagascar – Total Ndogpassi) et la section section Marché Madagascar – Total Nkolmbong (phase 2 : Total ndogpassi – Total Nkolmbong) Douala 3ème ;
Toujours à Douala 10 km de drains à aménager soit : l’aménagement de 6 km de drain sur le bassin versant du Tongo Bassa principalement dans le sous-bassin versant du Kondi et l’aménagement de 4 km sur le bassin versant du drain Bobongo.
La capitale politique Yaoundé verra 13 km de voiries structurantes à construire ou réhabiliter à savoir la réhabilitation de la boucle de Nkolbikok (Carrefour MEEC-Carrefour GP, Carrefour Marché Melen -Total Melen – Mini Ferme – Carrefour MATGENIE) + bretelle Chapelle Elig-Effa – Carrefour Elig-Effa à Yaoundé 6ème; la réhabilitation d’un raccordement de la boucle de Nkolbikok (Total Melen – Carrefour EMIA – Maison du Parti – MINFOPRA (Rue 3.351)) + bretelle Carrefour Emia – Lycée Ngoa-Ekelle – Pharmacie Château (Yaoundé 6), la réhabilitation du raccordement PDVIR (Carrefour Petit Marché Madagascar – Carrefour Yoyo Bar) (Yaoundé 7 et 2); l’aménagement en 2*2 voies d’une voirie structurante de Mimboman (Entrée FEICOM – Carrefour MVOG ENYEGUE) – 2,4 km + reconfiguration du carrefour Petit marché Mimboman + bretelles de désengorgement + élargissement en 2×2 voies de la voie Carrefour petit marché Mimboman – entrée FEICOM + Entrée FEICOM – Carrefour MVOG ENYEGUE); l’aménagement en 2*2 voies du raccordement au PDVIR 5.1 (Carrefour petit Marché Mimboman – Carrefour MEBE-CITY/Nkolmesseng – Carrefour Onambele) (Yaoundé 4) et l’aménagement des voiries structurantes/secondaires d’amenée (y compris des carrefours critiques de certains quartiers de la ville de Yaoundé : quartier Nkolbikok : entrée MIPROMALO – entrée collège ISEIG + bretelle entrée Linda et les Chatons) + Voiries de proximité du quartier Mimboman FEICOM (Carrefour Boumnyebel – Entrée Don Bosco/Boucle Chateau) (Yaoundé 2).
L’un des aspects les plus novateurs du PVGFD réside dans la réforme foncière qu’il accompagne. Le projet expérimente le certificat de possession des droits fonciers coutumiers et contribue à l’opérationnalisation de la loi sur la copropriété. Objectif : mieux reconnaître les droits existants, sécuriser les occupants et rassurer les investisseurs. Avec la numérisation intégrale des dossiers fonciers ciblés, l’administration gagne en transparence, en traçabilité et en efficacité, réduisant les litiges et les lenteurs qui freinent trop souvent les projets privés et publics.
Le PVGFD ne fonctionne pas en vase clos. Il s’articule avec d’autres grands programmes tels que Cœurs de Ville, le PCADY, ou encore le PMUD à Douala. L’ambition est claire : créer une masse critique d’investissements cohérents, capables de produire un changement visible et durable dans la vie quotidienne des populations. Une plateforme de coordination spécifique veille d’ailleurs à éviter les doublons et à optimiser chaque franc investi.
Enfin, le projet innove aussi sur un point souvent négligé : la maintenance. Un programme pilote d’entretien routier est prévu pour accompagner les Collectivités Territoriales Décentralisées dans la gestion post-projet. Il s’agit de transmettre des compétences, mais aussi de prévoir des ressources, afin que les routes, les drains et les équipements réalisés aujourd’hui ne se dégradent pas demain faute d’entretien. À terme, l’objectif est de faire émerger une véritable culture de la maintenance urbaine.
En conjuguant infrastructures, réforme foncière, innovation numérique et accompagnement social, le Projet Villes et Gestion Foncière Durable se présente comme un instrument clé de transformation de Douala, de Yaoundé et, à terme, des autres villes du pays. Plus que des ouvrages, il propose un nouveau contrat entre l’État, les villes et les citoyens : des cités modernes, résilientes, inclusives et mieux préparées aux défis climatiques et démographiques à venir.
Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) a reçu en audience, dans son cabinet, Monsieur Léandre Bassolé, Directeur général pour l’Afrique Centrale de la Banque Africaine de Développement (BAD).
Cette séance de travail, d’une importance stratégique, a porté sur l’état d’avancement des projets en cours et les perspectives de financement, notamment le Projet Complémentaire d’Assainissement Pluvial Durable de Yaoundé (PCADY), la Voie de Contournement de Yaoundé, le Programme National de Développement Urbain (PNDU), la création d’agences d’urbanisme à Yaoundé et Douala, ainsi que 220 km de voiries urbaines structurantes.
Le PCADY vise à renforcer la résilience de Yaoundé aux inondations via trois composantes : infrastructures (bassins d’écrêtage, canaux, dalots, réhabilitation de voies comme rue du Mfoundi), appuis institutionnels (équipements pour la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) et les Communes d’Arrondissements de la ville de Yaoundé (CAY), systèmes d’alerte climatique) et gestion du projet. Les travaux détaillés incluent un bassin de 2 ha sur Djoungolo, un dalot de 40 ml avenue Charles Atangana, élargissement des berges Abiergué et une place à vivre sur Ewoué.
Concernant la voie de contournement, la BAD envisage 90 millions d’euros pour la section T3 (26 km), couvrant le Plan d’Action de Réinstallation (PAR), les indemnisations, l’Unité de Gestion et ouvrages d’art en attendant l’achèvement des études d’IES et PAR pour mobilisation. Une partie des travaux reste à financer, dans un contexte de partenariats multiples (BEI, UE, BDEAC).
Sur le Programme National de Développement Urbain (PNDU), 16 projets pilotes sont en attente des 6 milliards FCFA formulés par CID/AGORA CONSULTING. Le PNDU priorise 16 projets (3,8 milliards FCFA) dans les villes de Yagoua, Maroua, Garoua, Ngaoundéré, Yaoundé et Kyé-Ossi, couvrant transport (ex. : berges Mayo-Kaliao), assainissement (décharges), habitat (restructuration Mimboman) et environnement (plans verts).
Le Projet Complémentaire d’Assainissement Pluvial Durable de Yaoundé (PCADY) vise à renforcer la résilience de la ville face aux inondations via des infrastructures ciblées, financé à hauteur de 26,6 milliards FCFA (BAD à 90%) depuis 2022. Il comporte 3 composantes.
Composante A : Infrastructures. La construction d’un bassin d’écrêtage des crues (2 ha) et un canal de 600 ml sur la rivière Djoungolo. La construction d’un dalot (3×2 m, 40 ml) face à l’avenue Charles Atangana. L’élargissement des berges de la rivière Abiergué (1×2 voies, 860 m) avec raccord rue Sapeur Mokolo. La réhabilitation de la rue du Mfoundi (600 ml, carrefour SNI au Collège Montesquieu) ; l’aménagement d’une place à vivre sur les berges Ewoué face marché Mvog-Ada ; le curage du centre-ville, Avenue Kennedy, Boulevard 20 Mai. L’aménagement des plateformes de pré-collecte des déchets ; la maîtrise d’œuvre drainage/voirie.
Composante B : Renforcement institutionnel. Il s’agit des études de réhabilitation des ouvrages hydrauliques ; de la fourniture des engins pour CUY et les 7 CAY (7 camions ont déjà été mis à la disposition des mairies) ; la fourniture des bacs à ordures, des équipements aux OSC (tricycles, EPI). Du développement du Système hydrométéo IRGM et des alertes précoces climatique.
Composante C : Gestion/Équipement et fonctionnement Cellule de gestion.
Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain a présidé la cérémonie solennelle de remise des clés à de nouveaux acquéreurs des logements sociaux à Mbanga Bakoko, à Douala, ce 12 février 2026. Cinquante-sept nouveaux acquéreurs étaient les heureux bénéficiaires du jour.
Il s’agit de marquer une étape décisive dans la mise en œuvre de la politique nationale de l’habitat, impulsée par le Président Paul Biya, SEM Paul Biya. Ce vaste programme gouvernemental prévoit la construction de 10 000 logements sociaux et l’aménagement de 50 000 parcelles constructibles, visant à réduire le déficit en logements et à promouvoir un accès décent au logement pour les Camerounais. L’événement, hautement symbolique, a permis à de nouveaux acquéreurs de recevoir les clés de leur logement, portant le total des logements achevés dans la phase pilote à 1 130 sur 1 675 prévus. Sur le site de Mbanga Bakoko, 670 logements sont déjà livrés, avec 40 supplémentaires attendus d’ici mars et 30 autres en avril. Il est important de souligner qu’avec le PLANUT Habitat, le programme chinois et les logements des PME, c’est un total de 3 585 logements déjà achevés ; depuis le lancement des remises des clés, près de 3 000 familles sont logées de façon décente.
Pour cette 13ᵉ cérémonie du genre, dont la huitième à Mbanga Bakoko, Célestine Ketcha Courtès a rappelé son engagement pris en 2018 : à son arrivée, seuls 420 logements étaient achevés depuis le lancement du projet pilote en 2009. « Je l’avais promis, et c’est désormais devenu un rendez-vous régulier », a-t-elle déclaré, annonçant son retour imminent sur le site pour de nouvelles remises. Surmontant les obstacles pour une relance réussie, malgré des difficultés initiales liées à la faible capacité de certaines PME locales, le gouvernement a relancé les travaux en contractualisant de nouvelles entreprises aux performances avérées, grâce à des accords exceptionnels du Ministre des Marchés publics. Des réflexions avec le Ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières ont aussi avancé sur les titres de propriété, avec une priorité pour leur délivrance effective en 2026. Le MINHDU a salué les efforts des directeurs généraux de la SIC, MAETUR, CFC et LABOGENIE, tout en interpellant ENEO et CAMWATER pour plus de célérité dans les branchements. Elle a exhorté les équipes multidisciplinaires à persévérer et invité les habitants installés à accueillir les nouveaux acquéreurs dans un esprit de convivialité, en respectant les règlements de copropriété. Dans leurs prises de parole, Ngo Epoupé Raphaël, président du Comité de Développement de la cité de Mbanga Bakoko, a une fois de plus remercié le Chef de l’État à travers le MINHDU pour toutes les sollicitudes dont ils bénéficient depuis leur installation. Lors d’une autre mission instruite par le MINHDU, une somme de 500 000 FCFA leur a été remise comme contribution du Ministre pour rafraîchir les murs d’un bâtiment témoin, afin de contribuer à maintenir l’éclat de cette nouvelle ville. En ce qui concerne les nouveaux acquéreurs, dont Madame Ndomo Adessa était la porte-parole, leurs remerciements ont été adressés au Président de la République pour le respect de sa parole : malgré l’attente, ils ont enfin les clés de leur logement. Cette cérémonie illustre la détermination du gouvernement à concrétiser la vision du Président de la République, SEM Paul Biya, d’offrir « à chaque citoyen camerounais un toit décent pour loger sa famille ». Au-delà des briques et du mortier, elle symbolise une justice sociale en marche, transformant des années d’attente en joie palpable pour des milliers de familles. L’année 2026 s’annonce comme celle de l’accélération, avec des titres fonciers et une urbanisation plus inclusive.
Entre les deux cérémonies, à savoir le lancement du Budget d’Investissement Public à travers les crédits transférés aux CTD et la cérémonie de remise des clés à Mbanga Bakoko, le MINHDU a visité certains travaux de voirie en cours ou achevés dans le cadre du Programme « Douala intra-muros sans nids de poule ». Au-delà des travaux de voirie réalisés dans le cadre du BIP MINHDU ou du Fonds routier, la capitale économique a bénéficié de plusieurs kilomètres de voirie grâce au Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR) qui s’est achevé en juin 2026. Tandis qu’avec le Projet de Mobilité Urbaine de Douala (PMUD) qui s’implante et le Projet Villes et Gestion Foncière Durable (PVGFD) qui succède au PDVIR, des projets qui bénéficient d’un financement de la Banque mondiale, c’est un nouveau paysage de la mobilité urbaine de la ville de Douala qui est en gestation.
Au lendemain de la réélection éclatante de Son Excellence Paul Biya et de son investiture, le 6 novembre 2025 à la Magistrature Suprême, la cérémonie de présentation des vœux, au Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU), le 04 février 2026, a vibré au rythme de l’engagement total des acteurs du secteur. Le Ministre, entouré du personnel et des acteurs urbains, a renouvelé ses félicitations et sa loyauté au Chef de l’État, pilier de la vision nationale de Grandeur et d’Espérance. Ce moment stratégique fut l’occasion de dresser le bilan de l’année écoulée et de dérouler les perspectives 2026, dont le leitmotiv lancé par le ministre Céléstine Ketcha Courtès a été résumé par ce slogan : « faire ce que l’on dit ».
Bilan 2025
Des réalisations structurantes au service de la vision présidentielle. Sous l’impulsion du Président de la République, la synergie entre l’État, les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) et les bailleurs de fonds a produit des résultats plus que satisfaisants : un bilan dense, axé sur les logements décents, la mobilité durable, l’assainissement et la lutte contre l’exclusion sociale. Le programme « Yaoundé Cœur de Ville », doté de 50 milliards FCFA sur financement conjoint de l’Agence Française de Développement (AFD) et de l’État du Cameroun, assure notamment les aménagements au pôle Mvan (réaménagement du carrefour, voirie en 2×2 voies sur les rues adjacentes, gare routière de 2 hectares et 1 500 m² de bâtiments) et au pôle Elig-Effa/Messa, avec la construction d’un tunnel souterrain, d’un giratoire, d’un square paysager de 3 000 m² et d’une gare de 8 500 m². Le Programme C2D Urbain « Capitales régionales » (AFD) a permis la réhabilitation de 13,153 km de voirie à Maroua en 2025. À Bamenda, les travaux sont en cours de réalisation, avec un accent particulier sur le travail en mode HIMO, qui a déjà permis de former 1 680 jeunes à Maroua et 670 à Bamenda à la fabrication et à la pose de pavés. Le PDVIR, pour un coût de 93,6 milliards FCFA sur financement de la Banque mondiale, a été clos le 30 juin 2025, avec la réhabilitation de 31,5 km de voiries structurantes, 10 km de drains, des espaces verts et des équipements marchands, au bénéfice d’environ 650 000 personnes dans des zones comme Nkolmesseng/Oyomabang à Yaoundé, Batouri, Ngaoundéré et Kousséri. Le Projet Villes et Gestion Foncière Durable (PVGFD), d’un montant de 121 milliards FCFA, succède au PDVIR. Bénéficiant du financement de la Banque mondiale et lancé le 21 janvier 2026 par décision présidentielle accélérée, il va impacter 2,1 millions de bénéficiaires et permettra notamment la réalisation de 11,5 km de voiries à Douala et 13 km à Yaoundé, avec 10 km de drains anti-inondations à Douala. Le Projet de Mobilité Urbaine de Douala (PMUD), d’un montant de 261 milliards FCFA sur financement de la Banque mondiale, va assurer une meilleure fluidité du trafic à Douala avec le Bus Rapid Transit. Parallèlement, le transport par bus électriques est désormais effectif à Garoua sur une voirie modernisée par l’État.
Côté assainissement, le Projet de Lutte contre les Inondations à Douala et Yaoundé (PLIDY), d’un montant de 101 milliards FCFA et dont la convention a été signée entre l’AFD et le MINEPAT, se met progressivement en place. Le Projet Complémentaire d’Assainissement de Douala et Yaoundé (PCADY), sur financement de la Banque Africaine de Développement (BAD), met également un accent sur la gestion des déchets. La mise en œuvre de la feuille de route issue des États généraux sur la gestion des déchets urbains est effective, avec la construction en cours des centres de regroupement des déchets à Yaoundé et Douala, la rétrocession des premières balayeuses, la dynamisation de la 7ème édition du concours national « Villes propres » avec des appuis aux Collectivités Territoriales Décentralisées, l’organisation d’ateliers de sensibilisation de l’Union européenne via la Plateforme Urbaine Cameroun (PUC), une étude de préfaisabilité sur le biogaz et les engrais à Yaoundé. Une stratégie nationale hygiène/salubrité sera disponible d’ici mai 2026 et un avant-projet de loi à ce sujet est déjà bouclé.
Perspectives 2026 : Plus de 400 milliards pour concrétiser le message présidentiel
Le budget du MINHDU pour l’exercice 2026 s’élève à 168,365 milliards FCFA, soit une augmentation de plus de 10,6 milliards par rapport à 2025, portant le portefeuille global à plus de 400 milliards FCFA, toutes sources confondues. Cela fait écho au message de vœux du 31 décembre 2025 du Chef de l’État, S.E.M. Paul Biya, annonçant un « programme spécial de réhabilitation des axes dégradés et de construction de nouvelles routes pour la mobilité urbaine et interurbaine et l’accès aux bassins de production ». Concernant les infrastructures de mobilité, il est projeté l’entretien de 110 km de voirie, avec par exemple la réhabilitation de 5 km du tronçon Mimboman–FEICOM–Nkoabang, Oyomabang–Etetak, ainsi que l’élargissement en 2×2 voies du tronçon Cimetière Ngousso–Total Ngousso et dont les travaux sont en cours. Sont également programmés : 35 km à Yaoundé et 16 km à Douala, à travers le Plan Urgence III à Douala pour 23 km ; la phase 1 du Projet de Mobilité Urbaine de Douala (PMUD), avec la réhabilitation de plusieurs kilomètres de voirie ; le lancement des travaux du lot T3 de la voie de contournement de Yaoundé (Nkozoa–Nkong) ; les travaux du Projet Villes et Gestion Foncière Durable (PVGFD) avec 33 km à Yaoundé et 46 km à Douala, le lancement des travaux du lot 1 de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen qui part d’Ahala au Mess des officiers. Sont également prévus : la construction de 20 km de la voie de contournement de la pénétrante Nord de Yaoundé, la reconstruction du pont sur le Mayo Danay à Yagoua, l’aménagement des carrefours Mvan et Elig-Effa, la poursuite du Programme C2D à Bamenda avec la réhabilitation et la construction de plusieurs voies ainsi que la construction d’équipements marchands, l’aménagement et la restructurations de Nlonako à Nkongsamba (voirie et îlots précaires), la sécurisation de l’autoroute Yaoundé–Nsimalen (piétons, éclairage, espaces de détente, contre-allées), sans oublier la sécurisation du Lac municipal.
Au sujet des logements, il est question d’achever la construction des nouveaux logements dans le cadre des 1 675 logements des PME et des 200 logements de Bamenda et Buéa (PLANUT), de finaliser les préalables avec les firmes ADDOHA, PNHG, et LAFAK, et de poursuivre les constructions des cités municipales ainsi que les 134 logements à Douala 5ème dans le cadre du projet « Un mototaximan, un logement ».
Parlant de l’accompagnement des Collectivités Territoriales Décentralisées, il est prévu pour le compte de l’exercice 2026, une dotation de 11 unités pilotes de production de pavés, la construction de 09 Centres d’insertion des jeunes, l’équipement de O6 Comités de Développement de Quartier (Yaoundé-Nsimalen 5, Nkolmetet, Douala 4 Ndobo, Nkongsamba 1er, Garoua), ainsi que la dotation d’une enveloppe de 9 milliards FCFA aux CTD pour la réhabilitation de près de 100 km de voiries. Le recours systématique à l’approche HIMO, en application du décret 2014/0611/PM, sera renforcé également. En 2026, un appel est lancé aux maires pour une meilleure appropriation des projets et une synergie accrue avec les services déconcentrés. Il est attendu d’eux qu’ils contractualisent dans les délais et assurent une visibilité optimale des projets. Quant aux entreprises, il leur est demandé de resserrer les plannings. Pour une meilleure implémentation des missions attendues du MINHDU en 2026, le personnel est appelé à plus d’assiduité, de ponctualité et de loyauté, afin d’améliorer les performances.
La feuille de route 2026 positionne ainsi le MINHDU comme fer de lance de ce début de septennat, transformant une urbanisation irréversible en levier décentralisé, de croissance, de création d’emplois pour les jeunes et les femmes, ainsi que de résilience. Elle consacre une mobilisation unie entre l’État, les CTD, les partenaires et les opérateurs, pour garantir des villes exemplaires, matérialisant la Grande Espérance présidentielle pour un Cameroun prospère et uni.