Sous la conduite personnelle de Madame le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, une mission d’inspection des chantiers de voirie, d’assainissement et de drainage en cours dans la capitale s’est déroulée ce mercredi 22 juillet 2026 dans la ville de Yaoundé.
Cette descente sur le terrain s’inscrit dans le cadre du suivi rapproché des projets d’infrastructures urbaines engagés par le Gouvernement. Elle visait à dresser un état précis de l’avancement des travaux, renforcer la coordination entre les services centraux du MINHDU, les autorités administratives régionales et locales, ainsi que les entreprises et bureaux d’études en charge des travaux et du contrôle. L’objectif était également d’identifier les principaux points de blocage, notamment liés à la libération des emprises, au déplacement des réseaux concessionnaires (Socadel/Camwater) et à l’organisation des chantiers ; afin de garantir le respect des délais de livraison.
La visite a débuté dans la partie sud de la capitale, avec un premier arrêt au quartier Tropicana, où les travaux d’aménagement de la voie d’accès à l’Office du Baccalauréat du Cameroun (OBC) ont permis d’apprécier les aménagements destinés à améliorer l’accessibilité. La délégation s’est ensuite rendue à Odza-Koweït, où sont exécutés des travaux d’entretien de plusieurs voiries de proximité, avant de poursuivre vers la Gendarmerie de Meyo pour inspecter le chantier de construction des voiries longeant l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, notamment le tronçon reliant Abomé à l’échangeur de Meyo.
Le parcours s’est poursuivi à l’entrée MAETUR de Ngoulmekong, où sont en cours les travaux de réhabilitation de la voie reliant la Chefferie de Ntoun Bloc II au complexe Mundi. À proximité de l’échangeur PK 6+350, la délégation a ensuite évalué les travaux d’aménagement de la voie de raccordement à l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, avant de rejoindre le quartier Simbock, où plusieurs tronçons font actuellement l’objet de travaux de réhabilitation, notamment entre le Carrefour Grand Chef, le Carrefour des Sœurs, le complexe scolaire Kandndap et l’entrée de l’école Les Petits Génies. Un dernier arrêt dans cette zone a permis de constater l’état d’avancement des travaux d’entretien de la voie reliant le Pont Dentiste à la montée des Sœurs.
L’étape suivante de la mission a conduit la délégation au quartier Arrière AFD, où sont réhabilités les axes reliant la Résidence du Premier Ministre à l’ENAM ; puis une visite au Lac municipal, qui fait l’objet d’importants travaux de confortement et de construction d’une clôture, dans le cadre de sa valorisation. Les responsables en charge des travaux ont présenté l’évolution du projet de valorisation de ce site emblématique, qui comprend l’aménagement de la vallée de la Mingoa et la réalisation de nouveaux équipements destinés à renforcer son attractivité touristique et économique.
Les inspections se sont poursuivies sur le tronçon Ancienne Mairie – Matamfen – Dubaï – Restaurant Socrat. La visite d’inspection s’est poursuivie au Carrefour Total Ngousso, où Madame le Ministre a pu apprécier l’évolution des travaux de réhabilitation et d’élargissement de la voirie qui ont permis d’améliorer significativement la circulation sur cet axe particulièrement fréquenté. La séquence s’est achevée au quartier Eleveur (Entrée Tradex).
À chacune de ces étapes, Madame le Ministre a échangé avec les entreprises de travaux, les missions de contrôle et les équipes techniques du MINHDU afin d’apprécier l’état d’avancement des chantiers, d’identifier les contraintes éventuelles et de rappeler l’exigence de qualité, de célérité et de respect des délais dans l’exécution des ouvrages.
À l’issue de cette mission, le MINHDU a instruit la réalisation d’études approfondies pour certains marchés complémentaires ; et que les finitions soient bien réalisées sur les différents chantiers, ainsi que les infrastructures de drainage. Elle a également instruit le renforcement du dispositif de suivi des travaux à travers un reporting technique régulier. Ce mécanisme permettra de lever plus rapidement les contraintes administratives, foncières, techniques ou financières rencontrées sur les différents chantiers, afin d’assurer leur exécution dans le respect des délais, des normes de qualité et des engagements pris.
Au-delà de son caractère technique, cette visite traduit la volonté du Gouvernement de maintenir un suivi de proximité des projets structurants, d’assurer une exécution conforme aux normes et d’accélérer la livraison d’infrastructures modernes au bénéfice des populations. Elle s’inscrit dans la mise en œuvre des Très Hautes Orientations du Chef de l’État, S.E.M. Paul BIYA, visant à bâtir des villes plus accessibles, plus résilientes, plus propres et mieux adaptées aux défis de l’urbanisation.
Le Gouvernement confirme la mise à disposition d’un terrain pour le Centre Médical d’Excellence Africaine à Yaoundé. Lors d’une cérémonie solennelle tenue le 9 juillet 2026, le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) et le Directeur Général de la Mission d’Aménagement et d’Équipement des Terrains Urbains et Ruraux (MAETUR) ont signé le document annexe à la convention de partenariat encadrant la mise à disposition de l’assiette foncière destinée à accueillir le futur Centre Médical d’Excellence Africaine (CMEA).
L’acte signé ce jour, clôt les discussions techniques portant sur les modalités de compensation financière du MINHDU envers la MAETUR et matérialise l’engagement de l’État camerounais dans ce projet d’envergure.
Porté par Afreximbank et présenté comme une infrastructure sanitaire de rang tertiaire, le CMEA répond à la stratégie nationale de modernisation des infrastructures de base impulsée par le Chef de l’Etat SEM Paul BIYA.
Le site retenu s’étend sur dix hectares stratégiquement positionnés à proximité de l’Aéroport International de Yaoundé-Nsimalen, il offre un emplacement favorable à l’accueil de patients nationaux et internationaux et facilite la dynamique de coopération régionale attendue autour du projet.
Au-delà de l’intérêt sanitaire, l’initiative revêt un potentiel économique important. Le plateau technique prévu doit permettre de réduire les évacuations sanitaires à l’étranger et de retenir des dépenses de santé aujourd’hui supportées par l’État et les familles. Le projet promet également des retombées en termes d’emplois qualifiés, de stimulation des chaînes locales de valeur (construction, équipements médicaux, logistique, pharmacie) et de renforcement des capacités par la formation et la recherche clinique.
Le 26 mars 2026, sous le haut patronage du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le MINHDU et la MAETUR avaient déjà scellé la convention-cadre formalisant la mise à disposition et l’aménagement du site. La signature du document annexe ce 9 juillet exécute l’article 5 alinéa 2 de cette convention et confirme la diligence de l’État dans le respect de ses engagements. Le projet figure par ailleurs dans les orientations budgétaires présentées à l’Assemblée Nationale le 6 juillet 2026, ce qui devrait faciliter la réalisation des engagements complémentaires du Cameroun, notamment l’aménagement des voies d’accès dont l’étude est en cours.
Le Gouvernement appelle désormais Afreximbank et les partenaires financiers à fournir sans délai les éléments requis afin d’harmoniser les contributions des autres acteurs impliqués : le Ministère de la Santé Publique (MINSANTE), l’Autorité Aéronautique (CCAA) et le bureau d’études technique chargé des accès. Un protocole d’accord fixant les engagements réciproques entre le MINHDU et Afreximbank reste à finaliser pour préciser le montage technique et financier du projet.
Le Cameroun a été choisi pour sa position stratégique en Afrique centrale, son environnement bilingue et son rôle de hub régional. Inspiré du modèle de l’AMCE d’Abuja, le projet camerounais ambitionne d’être une référence sous-régionale dans les spécialités médicales telles que l’oncologie, la cardiologie, l’urologie et l’orthopédie, tout en intégrant des services de télémédecine, d’imagerie et de recherche clinique.
Alors que le pays franchit une nouvelle étape administrative et foncière, l’enjeu reste désormais de concrétiser rapidement les engagements financiers et techniques afin de garantir le démarrage effectif des travaux.
Pour les autorités, ce projet vient marquer la crédibilité politique et institutionnelle, révélateur de la capacité du Cameroun à porter des initiatives structurantes au bénéfice de ses populations et de la sous-région.
Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, Célestine KETCHA COURTÈS, a présidé, ce mercredi 8 juillet 2026 à PK11, dans l’arrondissement de Douala V, la cérémonie officielle de lancement des travaux de construction des drains structurants du Projet Villes et Gestion Foncière Durables (PVGFD).
Cette cérémonie a marqué une étape décisive dans le démarrage opérationnel de ce vaste programme gouvernemental destiné à améliorer durablement les infrastructures urbaines, renforcer la résilience des villes face aux inondations et moderniser la gouvernance foncière au Cameroun.
L’événement a réuni plusieurs hautes personnalités, parmi lesquelles le Ministre délégué à la Présidence de la République chargé des Marchés Publics, Ibrahim TALBA MALLA, le Gouverneur de la région du Littoral, Samuel DIEUDONNÉ IVAHA DIBOUA, le Directeur de Division de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Cheick Fantamady KANTÉ, ainsi que des autorités administratives, locales et traditionnelles, les partenaires techniques et financiers, les entreprises en charge des travaux et les populations bénéficiaires.
Au-delà de la pose de la première pierre, la cérémonie a permis de présenter aux populations les objectifs du projet, les responsabilités des différents intervenants, le contenu des travaux ainsi que les résultats attendus. Les ouvrages qui seront réalisés contribueront à réduire durablement les risques d’inondation, améliorer les conditions de circulation, renforcer la résilience climatique de la ville et revaloriser plusieurs quartiers de Douala III et Douala V régulièrement confrontés aux effets des fortes pluies.
Dans son allocution, Madame le Ministre a rappelé que le PVGFD s’inscrit dans la continuité des actions engagées par le Gouvernement pour moderniser les villes camerounaises.
« À travers ce projet, nous traduisons en actes les Très Hautes Orientations du Chef de l’État en faveur de la modernisation des villes, de l’amélioration de la mobilité urbaine et de la gouvernance foncière. Le PVGFD doit permettre de construire des villes plus résilientes, plus inclusives et plus agréables à vivre pour les générations présentes et futures. »
Madame le Ministre a également salué l’engagement de la Banque mondiale, partenaire stratégique du Gouvernement camerounais, dont l’appui financier et technique accompagne la mise en œuvre de ce projet d’envergure.
Doté d’un financement global de 200 millions de dollars, soit près de 120 milliards de FCFA, le Projet Villes et Gestion Foncière Durables (PVGFD) est mis en œuvre par le MINHDU avec l’appui de la Banque mondiale pour une durée de six ans. Il vise à améliorer l’accès aux infrastructures et aux services urbains tout en modernisant l’administration foncière dans les villes de Douala et Yaoundé. Le projet prévoit notamment la réalisation de voiries structurantes, de drains, d’ouvrages de franchissement, de voies de desserte, ainsi que le renforcement des outils de planification urbaine et de gestion foncière.
À Douala, les investissements porteront notamment sur la réalisation de 14,02 kilomètres de voiries et 10 kilomètres de drains structurants, avec des interventions sur plusieurs axes majeurs et bassins versants prioritaires tels que Bobongo. À Yaoundé, près de 13 kilomètres de voiries structurantes seront construits ou réhabilités, en complément des infrastructures héritées du Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR).
L’un des temps forts de la cérémonie a également été la signature des Contrats de Ville entre le MINHDU et les collectivités territoriales bénéficiaires. Véritables outils de gouvernance, ces conventions fixent les engagements des différentes parties, précisent les priorités d’investissement, les mécanismes de financement, les modalités de suivi ainsi que les obligations de chaque acteur pour garantir une exécution efficace et transparente du projet. Elles traduisent la volonté du Gouvernement de promouvoir une gouvernance urbaine concertée, conformément aux objectifs de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030.
En marge de cette cérémonie, Madame le Ministre a procédé à la remise officielle de deux balayeuses mécaniques, respectivement destinées à la Communauté Urbaine de Douala et à la Commune de Douala III. Cette dotation s’inscrit dans la poursuite de la mise en œuvre de la feuille de route issue des États généraux sur la gestion des déchets urbains et vient renforcer les moyens opérationnels des collectivités en matière de salubrité. Elle fait suite à une première opération similaire organisée le 26 janvier 2026 au profit des Communes de Yaoundé Ier et Yaoundé V.
À l’issue de la cérémonie, Madame le Ministre a exprimé sa satisfaction de voir ce projet entrer dans sa phase de réalisation effective. Le MINHDU a salué la mobilisation de l’ensemble des acteurs impliqués; administrations, partenaires techniques et financiers, collectivités territoriales, entreprises et populations , tout en rappelant que la réussite du PVGFD dépendra autant de la qualité des ouvrages réalisés que de leur appropriation par les citoyens. Madame le Ministre a ainsi invité les populations riveraines à préserver ces infrastructures, afin d’en garantir la durabilité et d’en faire un véritable levier d’amélioration du cadre de vie.
À travers le lancement de ces premiers travaux à Douala, le Gouvernement réaffirme sa volonté d’accélérer la transformation des villes camerounaises, en conciliant résilience climatique, mobilité urbaine, gouvernance foncière et amélioration durable des conditions de vie des populations. Ce chantier ouvre ainsi une nouvelle étape dans la construction de villes plus sûres, plus modernes et plus inclusives.
Première étape de la visite de travail de Madame la Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain dans la ville de Douala : une importante descente de terrain a été effectuée ce mardi 7 juillet 2026, en présence du Gouverneur de la région du Littoral.
Cette visite a permis aux autorités administratives, aux élus locaux, aux équipes techniques ainsi qu’aux populations bénéficiaires d’apprécier l’état d’avancement des activités préparatoires sur les différents sites retenus dans les arrondissements de Douala III et Douala V.
La délégation a successivement parcouru les itinéraires Denver–Bonamoussadi, Carrefour Conquête–Hôpital général–Haute Tension Beedi, ainsi que le rond-point Saint-Michel–Dispensaire Saint-Paul de Nylon–Église Saint-Paul, où seront réalisés les ouvrages de drainage.
Les travaux concernent l’achèvement de 2,6 kilomètres de drains structurants, hérités du Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR). Ils permettront de renforcer l’évacuation des eaux pluviales dans plusieurs zones régulièrement exposées aux inondations, tout en améliorant durablement les conditions de circulation et le cadre de vie des populations.
À l’issue de la visite, Madame la Ministre a présidé une séance de débriefing avec l’ensemble des parties prenantes. Elle a rappelé l’importance stratégique de ces infrastructures de drainage pour la résilience de la ville de Douala face aux fortes pluies, avant d’inviter les entreprises prestataires à faire preuve de professionnalisme, de rigueur et de célérité afin de garantir des ouvrages de qualité, réalisés dans le respect des délais et des normes techniques.
Cette mission préparatoire précède le lancement officiel des travaux de construction des drains structurants, prévu le mercredi 8 juillet 2026, dans le cadre du Projet Villes et Gestion Foncière Durable (PVGFD). Ce projet traduit la volonté du Gouvernement de poursuivre les investissements en faveur d’infrastructures urbaines plus résilientes, au service d’une meilleure qualité de vie pour les populations.
En cette première année du mandat de SEM Paul BIYA, le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) a franchi une étape majeure pour la préservation du patrimoine architectural national en signant aujourd’hui, 6 juillet 2026, une convention de partenariat avec l’ONG La Route des Chefferies (RDC). L’accord, conclu pour une durée de trois ans, vise à inventorier, valoriser et préserver les édifices et sites patrimoniaux du Cameroun tout en intégrant l’identité culturelle dans les politiques d’aménagement urbain.
Lors de la cérémonie, le Ministre a rendu hommage à la vision du Chef de l’État qui place la modernisation des villes au cœur de la stratégie nationale de développement (SND30). Le MINHDU a également salué la présence des représentants de l’Agence Française de Développement (AFD), de la Commission Nationale du Cameroun pour l’UNESCO / ISESCO et du Conseil International des Monuments et des Sites (ICOMOS), ainsi que l’engagement de l’ONG partenaire.
La convention s’articule autour de cinq axes prioritaires :
Inventaire : création d’une base de données nationale géoréférencée incluant monuments classés, architectures vernaculaires, ensembles urbains historiques et techniques constructives traditionnelles.
Valorisation : promotion du tourisme culturel, intégration des savoir-faire traditionnels dans les formations, soutien aux artisans et création de circuits et labels patrimoniaux.
Préservation : élaboration de Plans de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV), intégration des critères patrimoniaux dans les documents d’urbanisme et définition de règlements d’architecture inspirés des modèles traditionnels.
Aménagement et embellissement urbain : réhabilitation des places publiques, création de corridors verts et pistes cyclables, réaménagement des fronts de mer, développement de l’art urbain et expérimentation de quartiers pilotes.
Partenariats : mobilisation de partenaires techniques nationaux et internationaux pour soutenir les actions.
Le MINHDU s’engage, dans la limite de ses moyens, à approuver chaque année les plans d’action proposés par la RDC, à faciliter l’accès aux données nécessaires et à signer les actes indispensables à l’exécution du partenariat. De son côté, La Route des Chefferies apportera méthodologie, rigueur et implication des communautés locales et des chefferies traditionnelles.
« Ce n’est pas une simple convention administrative, c’est un acte de foi en l’avenir de nos villes », a déclaré le Ministre, soulignant que la préservation du patrimoine ne doit pas aboutir à la muséification, mais à une approche dynamique conciliant conservation et modernité.
Le partenariat s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de promotion du développement durable des centres urbains, et entend faire du patrimoine bâti un levier de développement économique et social, susceptible de créer de la valeur pour les populations locales par le tourisme culturel, la formation et l’emploi artisanal.
À l’issue de la signature, les deux parties ont annoncé le lancement imminent d’un plan d’actions national, avec des opérations pilotes prévues dans plusieurs régions pour tester les approches d’aménagement, d’inventaire géoréférencé et de valorisation communautaire.