22-12-2025 |
Depuis 2014, l’Agence Française de Développement (AFD) accompagne le Cameroun et cinq villes à travers le programme « Capitales Régionales » (CR). Le programme SPORCAP s’inscrit dans la continuité du programme “Capitales Régionales” et en constitue un complément opérationnel.
Le Programme C2D Urbain, «C2D Capitales Régionales » a pour principal objectif l’amélioration durable de l’accès des populations urbaines aux services de base dans les villes de Bafoussam, Bertoua et Garoua (C2D 2011 « Capitales Régionales 1 ») puis Bamenda et Maroua (C2D 2016 – « Capitales Régionales 2 »).
Afin de renforcer la dimension transformationnelle du projet et de garantir une exécution de qualité dans les délais impartis, il est prévu de reconduire le mode opératoire du programme Capitales Régionales, déjà éprouvé pour la réalisation d’équipements dans ces mêmes villes.
Dans ce cadre, le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) assurera la maîtrise d’ouvrage centrale du projet, en coordination étroite avec le Ministère des Sports et de l’Éducation Physique (MINSEP). Les mairies des cinq Communautés urbaines assureront la maîtrise d’ouvrage des opérations de réalisation des infrastructures sportives.
Le COPIL de ce 18 décembre 2025 sous la co-présidence du Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) et du Ministère des Sports et de l’Education Physique (MINSEP) avait pour principaux objectifs de :
CAPITALES REGIONALES CR1 ET CR2
FEUILLE DE ROUTE DU PROGRAMME POUR L’ANNEE 2026
Ce COPIL a permis de valider la feuille de route du Programme pour l’année 2026 qui se résume en cinq (05) points ci-après :
L’achèvement du Programme Capitales Régionales 1 au 31 décembre 2026, incluant le paiement des derniers décomptes ;
La réception des chantiers des équipements divers dans la ville de Maroua au 31 décembre 2026 ;
La réception des travaux dans la ville de Bamenda (voiries et équipements marchands) au 31 décembre 2026 ;
Le démarrage effectif en 2026 des travaux des projets complémentaires CR1.2 et CR2 (Top-Up) ;
La tenue des audits 2024 et 2025 au plus tard le 31 décembre 2026.
BUDGET DU PROGRAMME POUR L’ANNEE 2026
Le budget global du Programme pour l’année 2026, couvrant les quatre (04) conventions, a été validé à un montant de 27 323 852 358 FCFA TTC.
Les résultats attendus en 2026 sont les suivants :
Villes de Maroua et Bamenda
Villes Projets Cible/Indicateurs Maroua Grands équipements Construction de la salle polyvalente Capacité de 1000 places Construction du Marché Dougoy 550 Commerçants Protection des Berges Petits équipements Construction des Marchés secondaires 106 Commerçants Construction de l’Espace grillade 10 vendeurs de viande Cadre de vie Réhabilitation des Terrains multisport Capacité de 830 places Eclairage publics 800 candélabres Bamenda Voiries 11.6km Grands équipements Construction of the Ntatru Market 490 Commerçants Construction of the Bamenda 1 New Market 900 Commerçants Construction of the Bamenda Mile 4 Market 1230 Commerçants Petits équipements Construction of the Ntarinkon Market 536 Commerçants Espaces publics Rehabilitation of the Slaughterhouse 79 commerçants Construction of Green spaces 50 personnes/jours Projets HIMO (Maroua) 5000 emplois créés
Villes de Bertoua, Garoua et Bafoussam.
Villes/projets Livrables Garoua Drains Réceptions des Etudes (drains + Marché yelwa (2ieme phase) +Marché Poison et bétails). Passation des marchés des travaux. Équipements Marchands Service Urbain Réceptions des Etudes des 12 forages solaires. Passation des marchés des travaux. Démarrage des travaux des 12 forages solaires. Bafoussam Voiries Réceptions des Etudes de la voie Camp Sable-Pharmacie SALVIA +Réhabilitation du marché A Passation des marchés des travaux. Équipements Marchands Bertoua Voiries Réceptions des Etudes (Construction de la gare routière de KANO, voie d’accès au Marché de Mokolo/voie de desserte Bodomo (voie 67)). Passation des marchés des travaux. Équipements Marchands Finaliser les travaux de marché Historique
SPORCAP
Le projet SPORCAP est découpé en 2 principales composantes :
Composante 1 : la réalisation d’une quinzaine de sites d’infrastructures sportives de proximité (terrains multisports, de basketball, de football, pistes d’athlétisme, parcours de santé, etc.) répartis sur cinq villes intermédiaires (Bafoussam, Bamenda, Bertoua, Garoua et Maroua).
Composante 2 : le renforcement de la formation initiale des formateurs et encadrants sportifs, via un appui direct aux institutions formatrices camerounaises (notamment l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS ) et les Centres nationaux de la jeunesse et des sports (CENAJES ), et le renforcement des capacités des acteurs locaux des cinq villes sur l’exploitation, la gestion et l’animation des infrastructures sportives de proximité par le Centre de Droit et de l’Economie du Sport (CDES ) basé à limoges à paris qui en est l’entité formatrice.
Depuis 2014, l’Agence Française de Développement (AFD) accompagne le Cameroun et cinq villes à travers le programme « Capitales Régionales » (CR). Le programme SPORCAP s’inscrit dans la continuité du programme “Capitales Régionales” et en constitue un complément opérationnel.
Afin de renforcer la dimension transformationnelle du projet et de garantir une exécution de qualité dans les délais impartis, il est prévu de reconduire le mode opératoire du programme Capitales Régionales, déjà éprouvé pour la réalisation d’équipements dans ces mêmes villes.
Dans ce cadre, le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) assurera la maîtrise d’ouvrage centrale du projet, en coordination étroite avec le Ministère des Sports et de l’Éducation Physique (MINSEP). Les mairies des cinq Communautés urbaines assureront la maîtrise d’ouvrage des opérations de réalisation des infrastructures sportives.
Un accord de rétrocession partielle des fonds sera conclu entre l’État du Cameroun et chacune des cinq Communautés urbaines concernées.
ÉTAT D’AVANCEMENT DES DEUX COMPOSANTES
SPORCAP
S’agissant de l’état d’avancement du projet, il faut noter que le contrat de l’opérateur en charge du renforcement des capacités des acteurs sportifs, le CDES (Centre de Droit et d’Économie du Sport) a été contractualisé le 07 juillet 2025, la formation des formateurs débutera en janvier 2026.
Le 17 novembre 2025, la ville de Bafoussam a procédé au lancement des études pour la maîtrise d’œuvre complète des projets de construction et de réhabilitation d’équipements sportifs de proximité. La validation des études ainsi que le début des travaux de réhabilitation et de construction des infrastructures sportives de proximité dans les différentes villes du projet est prévu pour l’année 2026.
Objectifs principaux :
• Evaluation des réalisations du Programme SPORCAP.
• Valider la Feuille de route 2026 et les programmes de travail détaillés.
• Valider le PTAB 2026.
FEUILLE DE ROUTE PRÉVISIONNELLE 2026 (à valider au COPIL)
La finalisation des études et le Démarrage des Travaux dans les villes de Bafoussam ;
Le Démarrage des études et des Travaux dans les villes de Garoua, Maroua, Bamenda et Bertoua.
Pour la Composante 2Â :
Le Démarrage des deux niveaux de Formation C2 (Formations des Formateurs) et C1 (Formations des responsables des sites ainsi que les CLS et CLP).
Pour la composante 3 Â :
La Mise en Œuvre des Activités du Plan d’Action Genre dans les villes du projet ;
Le lancement des Audits 2024 et 2025Â ;
La poursuite de la mise en œuvre des activités Du Plan de Communication.
Budget prévisionnel 2026 : environ 3 milliards FCFA TTC (à valider).
RÉSULTATS ATTENDUS EN 2026
• validation des études APD et APS et démarrage des travaux de construction dans les 05 villes ;
• Production de 12 rapports mensuels et 02 rapports trimestriels soit un suivi de la Formation des deux composantes à 50%, soit 04 modules pour la C1 et 06 modules de formation pour la C2 ;
Mise en œuvre de 50% des activités du PAG ayant au préalable reçu l’ANO de l’AFD.
3-12-2025 |
Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU), Célestine Ketcha Courtès, accompagné du Secrétaire d’Etat en charge de l’Habitat, Marie Rose Dibong, a présenté ce 28 novembre 2025, devant la Commission des Finances et du Budget de la chambre basse, le projet de budget 2026 de son département. Celui-ci s’éleve à 168 milliards 365 millions FCFA, soit une hausse de 10,6 milliards par rapport à 2025. Ce budget, premier du « Septennat des Grandes Espérances » du Président Paul Biya, met l’accent sur la mobilité urbaine, l’habitat décent et l’inclusion sociale, aligné sur la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30).
Bilan satisfaisant de l’exécution budgétaire 2025
L’enveloppe 2025 de 157,7 milliards FCFA (13 milliards en fonctionnement, 144,6 milliards en investissement) a priorisé la mobilité urbaine via la construction et réhabilitation de voiries. Malgré des défis comme l’insécurité dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest ou les retards de paiements, des avancées notables ont été réalisées : 230 nouveaux logements construits (80 à Douala, 140 à Yaoundé) dans le cadre des 10 000 logements sociaux ; achèvement de 25 cités municipales (369 logements) ; 43 km de voiries et 64 km de drains via le PDVIR ; entretien de 107,5 km de voiries nationales. L’assainissement a progressé avec 7,3 km de drains à Douala, une station de traitement des boues à Ngombè, et les États Généraux sur les déchets ont abouti à une feuille de route. Le « Concours Villes Propres » a récompensé Nkongsamba 1er (100 millions FCFA).
Perspectives ambitieuses pour 2026
Avec 28,3 milliards en dépenses courantes (dont 3,7 milliards pour le personnel, 10,9 milliards en biens et services) et 140,1 milliards en investissement, financés par 46 milliards de ressources internes, 53 milliards externes et 11,3 milliards du C2D, le budget cible les projets structurants comme Yaoundé Cœur de Ville, l’autoroute Yaoundé-Nsimalen et la mobilité à Douala. Il renforce l’appui aux communes (9 milliards FCFA, +1,5 milliard) et la gestion des déchets via des centres de regroupement et de transfert à Yaoundé et Douala.
Programme 390 : Développement de l’Habitat
Ce programme vise l’habitat décent et l’assainissement. En 2026 : achèvement de 200 logements PME et 200 à Bamenda/Buéa (PLANUT) ; démarrage PCADY à Yaoundé ; points de regroupement/transfert de déchets ; stabilisation du ravin Logbessou (Douala) ; drains à Maroua.
Programme 391 : Amélioration de l’environnement social urbain
Focus sur l’embellissement et l’inclusion : aménagement de 16 733 m² d’espaces publics dans 10 communes ; éclairage de 40 communes ; formation de 400 jeunes à la fabrication de pavés dans 6 communes ; création de 11 unités pilotes et 9 Centres d’Insertion des Jeunes ; équipement de 6 Comités de quartiers ; 7 Documents de Planification Urbaine (Kontcha, Tignère, etc.).
Programme 392 : Infrastructures de transport et mobilité durable
Priorité à la fluidité urbaine : finalisation de la voie de contournement Yaoundé ; poursuite Yaoundé Cœur de Ville et mobilité urbaine de Douala ; réhabilitation voiries Yaoundé/Douala ; achèvement C2D Capitales Régionales ; démarrage Ville et Gestion Foncière Durable ; ponts à Yagoua, Mokolo et Bindia-Mboutoutou. Programme 393 : Gouvernance et fonctions support Amélioration des conditions de travail
achat de véhicules et matériel ; décrets sur hygiène/salubrité et loi sur l’habitat ; études pour immeuble siège MINHDU ; poursuite de la construction de 3 délégations départementales ; promotion du bilinguisme.
Ce budget illustre l’engagement du MINHDU à transformer les villes en leviers de croissance, via une approche HIMO et une synergie public-privé, pour une urbanisation inclusive.
21-11-2025 |
Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) a procédé à l’installation des nouveaux responsables du Projet Villes et Gestion Foncière Durable (PVGFD) qui naît des cendres du Projet de Développement des villes inclusives et résilientes dont les activités ont été clôturées le 30 juin dernier. Le PVGFD est un programme financé par l’Etat du Cameroun et la Banque mondiale à hauteur de 200 millions de dollars, visant à améliorer l’accès aux infrastructures urbaines résilientes au changement climatique et à renforcer les services d’administration foncière. Il cible principalement les villes de Yaoundé et Douala, avec un impact direct ou indirect sur environ 2,1 millions de personnes. Le projet adopte une approche multisectorielle intégrée pour lever les principaux obstacles à l’urbanisation durable, à la croissance du secteur privé et à la transformation économique des villes camerounaises. Il comprend deux composantes principales : l’investissement dans des infrastructures urbaines transformatrices et résilientes, et l’amélioration des services d’administration foncière. En outre, le projet prévoit un renforcement des capacités des personnes et institutions impliquées dans le développement urbain et la gouvernance foncière, pour plus d’efficacité, de transparence et de responsabilité. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de développement urbain et bénéficie de l’appui technique de plusieurs partenaires internationaux spécialisés en adaptation climatique et réduction des risques de catastrophe. Le projet est conduit sous la supervision du Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) du Cameroun, avec un cadre institutionnel précis et des mécanismes opérationnels pour la gestion, le suivi et l’évaluation des activités. En termes de voirie dans la ville de Douala c’est 11,5 km de voirie à aménager à savoir : la Rocade des 10 km, section Rond-point MAETUR à Bonamoussadi – Beedi Haute tension (Douala 5ème) ; la section Boulevard urbain Est, section Marché Madagascar – Total Nkolmbong (phase 1 – Marché Madagascar – Total Ndogpassi) et la section section Marché Madagascar – Total Nkolmbong (phase 2 : Total ndogpassi – Total Nkolmbong) Douala 3ème ; Toujours à Douala 10 km de drains à aménager soit : l’aménagement de 6 km de drain sur le bassin versant du Tongo Bassa principalement dans le sous-bassin versant du Kondi et l’aménagement de 4 km sur le bassin versant du drain Bobongo. La capitale politique Yaoundé verra 13 km de voiries structurantes à construire ou réhabiliter à savoir la réhabilitation de la boucle de Nkolbikok (Carrefour MEEC-Carrefour GP, Carrefour Marché Melen -Total Melen – Mini Ferme – Carrefour MATGENIE) + bretelle Chapelle Elig-Effa – Carrefour Elig-Effa à Yaoundé 6ème; la réhabilitation d’un raccordement de la boucle de Nkolbikok (Total Melen – Carrefour EMIA – Maison du Parti – MINFOPRA (Rue 3.351)) + bretelle Carrefour Emia – Lycée Ngoa-Ekelle – Pharmacie Château (Yaoundé 6), le réhabilitation du raccordement PDVIR (Carrefour Petit Marché Madagascar – Carref Yoyo Bar) (Yaoundé 7 et 2); l’aménagement en 22 voies d’une voirie structurante de Mimboman (Entrée FEICOM – Carrefour MVOG ENYEGUE) – 2,4 km + reconfiguration du carrefour Petit marché Mimboman+bretelles de désengorgement+elargissement en 2×2 voies de la voie Carreffour petit marché Mimboman-entrée FEICOM+ Entrée FEICOM – Carrefour MVOG ENYEGUE); l’aménagement en 2 2 voies du raccordement au PDVIR 5.1 (Carrefour petit Marché Mimboman – Carrefour MEBE-CITY/Nkolmesseng – Carrefour Onambele) (Yaoundé 4) et l’aménagement des voiries structurantes/secondaires d’amenée (y compris des carrefours critiques de certains quartiers de la ville de Yaoundé : quartier Nkolbikok : entrée MIPROMALO – entrée collège ISEIG + bretelle entrée Linda et les Chatons) + Voiries de proximité du quartier Mimboman FEICOM (Carrefour Boumnyebel – Entrée Don Bosco/Boucle Chateau) (Yaoundé 2) En somme, le PVGFD est une initiative majeure pour soutenir un développement urbain durable, inclusif et résilient, en intégrant la planification urbaine, la gestion du foncier, la lutte contre les effets du changement climatique, et la stimulation de la croissance économique à travers l’amélioration des infrastructures et services urbains. Dans son allocution, le Ministre Célestine Ketcha Courtès rappelle aux nouveaux responsables que : « Je vous exhorte à faire preuve d’un engagement sans faille et d’une détermination inébranlable. Le succès du PVGFD sera le succès de la vision du Chef de l’État pour un Cameroun aux villes modernes et résilientes ». Le PVGFD succède au Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR) au bilan élogieux qui est arrivée à son terme le 30 juin 2025. Le (PDVIR) a été mise en Å“uvre par le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) avec l’appui financier de la Banque mondiale. Son objectif principal est d’améliorer la gestion urbaine et l’accès aux infrastructures dans des zones urbaines ciblées, en particulier dans les quartiers sous-équipés, tout en augmentant la résilience aux aléas naturels et autres crises admissibles. Le projet a été exécuté dans sept villes camerounaises : Yaoundé (Yaoundé 5 et 7), Douala (Douala 3 et 5), Batouri, Ngaoundéré, Maroua, Kousseri et Kumba avec pour but :
d’améliorer la connectivité intra-urbaine et l’intégration des quartiers sous-équipés ;
d’améliorer les conditions de vie dans les quartiers sélectionnés ;
de soutenir des initiatives locales, notamment pour l’inclusion économique des jeunes ;
de renforcer la résilience urbaine face aux inondations et autres risques. Au total, le PDVIR a réalisé plus de 31,5 km de voiries structurantes dans plusieurs villes et environ 6,8 km de drains à Douala, avec des retombées positives pour plus de 650 000 bénéficiaires directs dans les villes concernées. Ce projet vise à améliorer la connectivité, la gestion des eaux pluviales et les conditions de vie dans les quartiers sous-équipés des sept villes prioritaires. À travers ces initiatives porteuses d’un développement inclusif, le PDVIR apparaît aujourd’hui comme un précieux levier pour la construction des villes durables et résilientes et un moteur de la connectivité des quartiers, dans le vaste chantier de la modernisation des villes camerounaises décidé par le Chef de l’Etat, SEM Paul BIYA.
12-11-2025 |
Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) a reçu en audience, ce 11 novembre 2025, Son Excellence Monsieur Sylvain Riquier, nouvel ambassadeur de France au Cameroun. Au cœur de leurs échanges figurait l’évaluation de l’ensemble des projets portés par la France au Cameroun dans le domaine du développement urbain, notamment le Programme C2D Urbain Capitales Régionales ainsi que d’autres projets structurants en cours dans la ville de Yaoundé précisément le projet «Coeur de ville» . Pendant plus d’une heure d’horloge Célestine Kétcha Courtès et son hôte on revisité les importantes réalisations fruits de la coopération Franco-camerounaise.
Parmi les succès majeurs de la coopération Cameroun-France en matière de développement urbain, le Programme C2D Urbain Capitales Régionales (CR1 et CR2) se démarque. Ce partenariat bilatéral vise à accompagner le développement des villes régionales du Cameroun, en s’appuyant sur le mécanisme du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D). Par ce mécanisme, les remboursements de la dette extérieure camerounaise sont réaffectés au financement de projets urbains durables. Ce programme a pour objectifs la modernisation des infrastructures urbaines, le développement d’équipements commerciaux, le renforcement des infrastructures de proximité, ainsi que la promotion du développement économique local et de la qualité de vie des habitants. Il contribue à transformer les villes en espaces modernes, durables et attractifs.
Plusieurs villes ont bénéficié de réalisations importantes dans le cadre du Programme C2D Urbain Capitales Régionales.
Bertoua, capitale de la Région de l’Est, a vu la construction de 18,4 km de voiries en béton compacté au rouleau, qui ont métamorphosé la ville. De nouveaux centres commerciaux, marchés modernes et parcs de loisirs ont vu le jour, à l’image du marché rénové de Mokolo II, inauguré en septembre 2022, améliorant ainsi significativement l’offre commerciale et le cadre de vie des habitants, notamment en facilitant la mobilité urbaine.
À Garoua, chef-lieu de la Région du Nord, plus de 20 km de voies ont été rénovées en béton compacté au rouleau et en pavés. Des infrastructures comme le Parc boisé, le Jardin de l’An 2000 et le Marché Yelwa ont été mises en place dans le cadre d’un programme de modernisation d’une valeur de plus de 33 milliards FCFA, incluant également des équipements de proximité et des espaces verts.
Bafoussam a bénéficié de la réalisation de 20,625 km de routes en béton compacté au rouleau, de la construction et rénovation d’équipements marchands générateurs de revenus, ainsi que de la création du Parc de loisirs Paul Biya, un espace de 8 300 m² dédié aux loisirs et à la détente, et d’une salle polyvalente de 1 200 m² pouvant accueillir environ 1 000 personnes.
Maroua a profité de plus de 16 km de voiries, tandis que Bamenda a lancé les travaux pour la construction de plus de 18 km de routes. Ces villes bénéficient également du projet SPORCAP, financé à hauteur de 10 millions d’euros, visant à construire des infrastructures sportives de proximité, offrant aux jeunes des espaces d’activités pour renforcer la cohésion sociale. Ces travaux ont dynamisé les économies locales, contribué à la création d’emplois et amélioré les conditions de vie dans toutes ces villes, concrétisant ainsi la vision du Chef de l’État SEM Paul Biya. Le programme C2D a eu un impact tangible à travers l’amélioration des infrastructures, la facilitation de la mobilité urbaine et l’accès à des équipements commerciaux modernes, tout en stimulant l’économie locale. Ces réalisations ont renforcé la dynamique urbaine et permis de créer des espaces de vie fonctionnels, sécurisés et attractifs.
L’engagement commun du Cameroun et de la France, via l’Agence Française de Développement (AFD), illustre une volonté forte de développement durable et de modernisation au bénéfice des populations. Cette coopération s’inscrit également dans des projets importants à Yaoundé, tels que « Cœur de Ville » et « Mobilité Verte Yaoundé ».
Le projet « Cœur de Ville », financé par l’AFD à hauteur de 66,5 millions d’euros, vise à améliorer la mobilité dans le centre-ville. Il comprend le réaménagement de carrefours stratégiques (Mvan, Elig-Effa), la modernisation des voiries, des gares routières et des espaces piétons. L’objectif est de faciliter les transports collectifs, renforcer la sécurité routière et améliorer les déplacements urbains, contribuant ainsi à la revitalisation du centre-ville. Le projet « Mobilité Verte Yaoundé » (MoVe), lancé en janvier 2024, ambitionne de créer un modèle de mobilité durable centré sur les personnes plutôt que sur la voiture. Il promeut la mobilité active, les transports publics à faibles émissions, et l’aménagement de corridors verts et de cheminements piétons, afin d’améliorer la qualité de vie, la sécurité et la durabilité à Yaoundé.
Concernant ces projets le Ministre de l’Habitat et du développement Urbain déclare qu’«Au-delà de la simple gestion du trafic, le projet « Yaoundé CÅ“ur de Ville » apportera une modernisation significative du paysage urbain …Ce projet s’inscrit pleinement dans la vision et la volonté affirmées de Son Excellence Monsieur Paul BIYA, Président de la République du Cameroun , qui Å“uvre résolument pour la transformation de Yaoundé en une capitale moderne, dynamique et exemplaire. Il est en parfaite cohérence avec les ambitions de développement durable portées par le Programme C2D et les efforts constants du Gouvernement camerounais pour améliorer les conditions de vie des populations urbaines».
Avant sa nomination au Cameroun, Son Excellence Monsieur Sylvain Riquier a été ambassadeur de France aux Comores pendant trois ans. Fort de plus de 20 ans d’expérience, il est diplômé de l’École Nationale des Chartes (1989), où il a débuté comme conservateur aux Archives de Paris. En 1995, il a été chef du service documentation et archives à l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris. Après avoir intégré l’École Nationale d’Administration (ENA) en 2001, il a rejoint le ministère des Affaires étrangères. Sa première affectation étrangère fut le Pakistan en 2003, où il a successivement occupé les postes de conseiller des affaires étrangères, puis premier conseiller à l’Ambassade de France en 2009, démontrant ses compétences diplomatiques et sa capacité à évoluer dans des environnements complexes.
13-08-2025 |
Le ministre de l’Habitat et du Développement urbain a présidé, ce mardi 12 août 2025, une réunion sur la mobilisation des recettes non fiscales, en présence, entre autres, du Directeur général adjoint de la Société Immobilière de Cameroun, des représentants des Direction Générales du Budget et du Trésor et des nombreux responsables du MINHDU. Cette réunion stratégique s’inscrivait dans le cadre de la volonté collective des administrations publiques, de renforcer la mobilisation des ressources non fiscales, en cohérence avec les orientations du Gouvernement en matière de gestion des finances publiques.
En ce qui concerne le MINHDU, les recettes non fiscales comprennent : la commercialisation des logements sociaux, les frais de concours de l’EAMAU, la délivrance et le renouvellement des agréments, et les sanctions, amendes et pénalités issues à l’exercice irrégulier de la profession immobilière. Pour l’exercice 2025, l’objectif de recouvrement pour le ministère de l’Habitat et du Développement urbain est de 2 079 450 000 FCFA. Mme le MINHDU a rappelé que, dans un contexte marqué par une exigence accrue de performance budgétaire et par une volonté politique affirmée de diversifier les sources de financement du développement, les recettes non fiscales, longtemps considérées comme marginales, apparaissent désormais comme un levier essentiel dans la stratégie nationale de mobilisation des ressources. Elles représentent un gisement considérable encore sous-exploité, dont la structuration, la sécurisation et la valorisation s’imposent désormais comme une priorité stratégique. A l’issue de cette rencontre, les recommandations suivantes ont été formulées à l’endroit du MINHDU, notamment : -Accélérer le processus de rapatriement au Trésor Public des fonds issus de la commercialisation des logements sociaux ; -Mettre en place un cadre de suivi et de reddition de comptes pour s’assurer de l’effectivité des mesures de rapatriement et de l’utilisation conforme des fonds; -Dynamiser la collecte des recettes non fiscales issues de la commercialisation des logements sociaux ; -Renforcer la collaboration entre les acteurs impliqués dans le processus de recouvrement de la commercialisation des logements sociaux, afin d’améliorer la remontée des informations sur les recettes collectées.
Par ailleurs, Célestine KETCHA COURTES a souligné que la mobilisation des ressources non fiscales constitue une opportunité historique pour asseoir une meilleure souveraineté financière nationale dont le potentiel estimé à ce jour à plus de 900 milliards de FCFA. Elle doit être portée par une vision claire, par des outils efficaces, et par l’engagement sans faille de tous les acteurs institutionnels.