Sous la co-présidence prestigieuse du Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU), du Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement Supérieur et du Ministre de la Femme et de la Famille, s’est ouverte ce mardi 13 janvier 2026 à l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique à Yaoundé, la première session de l’initiative Urban’Her, une initiative novatrice dédiée au leadership féminin dans les métiers de la ville. Née dans le cadre du Projet Plateforme Urbaine au Cameroun (PUC), mis en œuvre par Expertise France avec l’appui de l’Union Européenne, cette session marque un tournant dans la transformation durable des territoires camerounais.
Urban’Her s’inscrit dans la dynamique de la Plateforme Nationale des Acteurs de l’Urbain (PNAU), qui réunit écoles, institutions publiques, partenaires multilatéraux et société civile. Pensé comme un espace d’apprentissage, d’échange et d’inspiration, le programme cible des étudiantes issues de l’Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publiques (ENSTP), de Ecole Supérieure Spéciale d’Architecture du Cameroun (ESSACA) et de l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé (ENSPY).
La présente session repose sur un cours interdisciplinaire de trois heures, structuré en trois « escales », il invite ces futures professionnelles à un voyage intellectuel et pratique au cœur de la planification urbaine et territoriale.
L’objectif général est clair : faire découvrir la planification comme un processus global, interdisciplinaire et évolutif, reliant visions nationales et actions locales, tout en intégrant durabilité et innovation numérique. Les objectifs spécifiques incluent la compréhension du rôle stratégique de la planification face à l’urbanisation galopante, la pression foncière et les changements climatiques ; le lien entre grandes orientations et les outils locaux, ainsi que la maîtrise des innovations comme les Systèmes d’Information Géographique (SIG), le cadastre polyvalent ou la Plateforme Digitale Collaborative (PDC).
La structure du cours est limpide. La première escale pose les fondements : pourquoi planifier ? Elle met en lumière la complémentarité des métiers – urbanisme, ingénierie, architecture, géographie, économie, droit, sociologie – et illustre les principes de cohérence, durabilité et justice sociale, avec des exemples camerounais concrets comme les inondations ou les inégalités territoriales. Une comparaison régionale (Maroc, Rwanda, Sénégal) situe le Cameroun dans un mouvement continental.
La deuxième escale décortique les outils nationaux, locaux (POS, PDU) et leurs défis : urbanisation désordonnée, manque de coordination et passage laborieux du papier à l’opérationnel. La troisième ouvre sur l’innovation numérique, avec les outils PUC comme leviers de transparence et de participation citoyenne. Un exercice participatif invite les étudiantes à imaginer leur ville en 2050, avant une clôture inspirante : « L’avenir du Cameroun se dessine dès aujourd’hui, et vous en êtes les architectes. »
Au-delà d’un simple cours, Urban’Her est un acte d’empowerment affirmant la place des femmes dans la conception et la gestion urbaine.
La co-présidence des trois ministres ce 13 janvier souligne l’engagement de l’État à oeuvrer en droite ligne avec les hautes prescriptions du Président de la République SEM Paul Biya qui a fait de son nouveau Septennat celui des femmes et des jeunes. Pour une planification inclusive, alignée sur les ambitions du PUC et de la Plateforme Nationale des Acteurs de l’Urbain (PNAU), ces jeunes leaders sont prêtes à façonner des villes camerounaises viables et équitables.
Le Ministre de l’Habitat et du Développement urbain a présidé la cérémonie d’installation des responsables et des membres de l’Unité de Gestion du Projet de Construction de la Section urbaine de l’Autoroute Yaoundé-Nsimalen, ce lundi 29 décembre 2025.
En effet, après la réception de la section rase campagne, le projet de l’Autoroute prend le train de sa deuxième phase, la Section urbaine d’environ 12,3 km dont l’allotissement est le suivant :
– Lot 1 : Ahala – Nsam – Carrefour Trois Statues Olézoa d’un linéaire de 6,1 km
– Lot 2 : Carrefour Trois Statues- Oilybia Olézoa- Mess des Officiers- Poste Centrale d’un linéaire de 2,3 km.
– Lot 3 : Carrefour Hilton – Carrefour Warda -Nouvelle route Bastos – Sous-préfecture Tsinga d’une longueur de 3,9 km
Le Coordonnateur du projet, M. MAJILA Pierre a effectué une présentation du projet, en faisant le point sur l’attribution des prestations par lot et l’état de maturité technique et financière. Dans le cadre des travaux de construction de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, des travaux préliminaires dont le but est de maintenir la fluidité de la circulation lors de l’exécution du projet ont été confiés aux entreprises RAZEL et BUN’S.
A date, les travaux de tranche ferme du marché de RAZEL sont achevés et réceptionnés tandis que ceux de BUN’S sont réalisés à 92%. La réception provisoire est déjà envisagée et les travaux de la tranche conditionnelle sont prévus pour 2026.
Dans son mot d’installation, Célestine KETCHA COURTES a félicité la nouvelle équipe en place, en les appelant au sens du devoir et du travail consciencieux, au regard de l’importante tâche à eux confiée. Une équipe complète est donc déjà en place, avec des profils diversifiés, et qui ont la responsabilité de conduire à bon port cet important projet, cher au Chef de l’Etat.
Depuis 2014, l’Agence Française de Développement (AFD) accompagne le Cameroun et cinq villes à travers le programme « Capitales Régionales » (CR). Le programme SPORCAP s’inscrit dans la continuité du programme « Capitales Régionales » et en constitue un complément opérationnel.
Le Programme C2D Urbain, «C2D Capitales Régionales » a pour principal objectif l’amélioration durable de l’accès des populations urbaines aux services de base dans les villes de Bafoussam, Bertoua et Garoua (C2D 2011 « Capitales Régionales 1 ») puis Bamenda et Maroua (C2D 2016 – « Capitales Régionales 2 »).
Afin de renforcer la dimension transformationnelle du projet et de garantir une exécution de qualité dans les délais impartis, il est prévu de reconduire le mode opératoire du programme Capitales Régionales, déjà éprouvé pour la réalisation d’équipements dans ces mêmes villes.
Dans ce cadre, le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) assurera la maîtrise d’ouvrage centrale du projet, en coordination étroite avec le Ministère des Sports et de l’Éducation Physique (MINSEP). Les mairies des cinq Communautés urbaines assureront la maîtrise d’ouvrage des opérations de réalisation des infrastructures sportives.
Le COPIL de ce 18 décembre 2025 sous la co-présidence du Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) et du Ministère des Sports et de l’Education Physique (MINSEP) avait pour principaux objectifs de :
Valider la Feuille de route et les programmes de travail détaillés, mentionnant les principales réalisations qui sont attendues et leurs échéances ainsi que les tableaux des responsabilités de leur mise en œuvre ;
Valider la feuille de route et PTAB 2026 et donner les orientations pour la poursuite et le pilotage des deux programmes.
CAPITALES REGIONALES CR1 ET CR2
FEUILLE DE ROUTE DU PROGRAMME POUR L’ANNEE 2026
Ce COPIL a permis de valider la feuille de route du Programme pour l’année 2026 qui se résume en cinq (05) points ci-après :
L’achèvement du Programme Capitales Régionales 1 au 31 décembre 2026, incluant le paiement des derniers décomptes ;
La réception des chantiers des équipements divers dans la ville de Maroua au 31 décembre 2026 ;
La réception des travaux dans la ville de Bamenda (voiries et équipements marchands) au 31 décembre 2026 ;
Le démarrage effectif en 2026 des travaux des projets complémentaires CR1.2 et CR2 (Top-Up) ;
La tenue des audits 2024 et 2025 au plus tard le 31 décembre 2026.
BUDGET DU PROGRAMME POUR L’ANNEE 2026
Le budget global du Programme pour l’année 2026, couvrant les quatre (04) conventions, a été validé à un montant de 27 323 852 358 FCFA TTC.
Réceptions des Etudes (drains + Marché yelwa (2ieme phase) +Marché Poison et bétails). Passation des marchés des travaux.
Équipements Marchands
Service Urbain
Réceptions des Etudes des 12 forages solaires. Passation des marchés des travaux. Démarrage des travaux des 12 forages solaires.
Bafoussam
Voiries
Réceptions des Etudes de la voie Camp Sable-Pharmacie SALVIA +Réhabilitation du marché A Passation des marchés des travaux.
Équipements Marchands
Bertoua
Voiries
Réceptions des Etudes (Construction de la gare routière de KANO, voie d’accès au Marché de Mokolo/voie de desserte Bodomo (voie 67)). Passation des marchés des travaux.
Équipements Marchands
Finaliser les travaux de marché Historique
SPORCAP
Le projet SPORCAP est découpé en 2 principales composantes :
Composante 1 : la réalisation d’une quinzaine de sites d’infrastructures sportives de proximité (terrains multisports, de basketball, de football, pistes d’athlétisme, parcours de santé, etc.) répartis sur cinq villes intermédiaires (Bafoussam, Bamenda, Bertoua, Garoua et Maroua).
Composante 2 : le renforcement de la formation initiale des formateurs et encadrants sportifs, via un appui direct aux institutions formatrices camerounaises (notamment l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) et les Centres nationaux de la jeunesse et des sports (CENAJES), et le renforcement des capacités des acteurs locaux des cinq villes sur l’exploitation, la gestion et l’animation des infrastructures sportives de proximité par le Centre deDroit et de l’Economie du Sport (CDES) basé à limoges à paris qui en est l’entité formatrice.
Depuis 2014, l’Agence Française de Développement (AFD) accompagne le Cameroun et cinq villes à travers le programme « Capitales Régionales » (CR). Le programme SPORCAP s’inscrit dans la continuité du programme « Capitales Régionales » et en constitue un complément opérationnel.
Afin de renforcer la dimension transformationnelle du projet et de garantir une exécution de qualité dans les délais impartis, il est prévu de reconduire le mode opératoire du programme Capitales Régionales, déjà éprouvé pour la réalisation d’équipements dans ces mêmes villes.
Dans ce cadre, le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) assurera la maîtrise d’ouvrage centrale du projet, en coordination étroite avec le Ministère des Sports et de l’Éducation Physique (MINSEP). Les mairies des cinq Communautés urbaines assureront la maîtrise d’ouvrage des opérations de réalisation des infrastructures sportives.
Un accord de rétrocession partielle des fonds sera conclu entre l’État du Cameroun et chacune des cinq Communautés urbaines concernées.
ÉTAT D’AVANCEMENT DES DEUX COMPOSANTES
SPORCAP
S’agissant de l’état d’avancement du projet, il faut noter que le contrat de l’opérateur en charge du renforcement des capacités des acteurs sportifs, le CDES (Centre de Droit et d’Économie du Sport) a été contractualisé le 07 juillet 2025, la formation des formateurs débutera en janvier 2026.
Le 17 novembre 2025, la ville de Bafoussam a procédé au lancement des études pour la maîtrise d’œuvre complète des projets de construction et de réhabilitation d’équipements sportifs de proximité. La validation des études ainsi que le début des travaux de réhabilitation et de construction des infrastructures sportives de proximité dans les différentes villes du projet est prévu pour l’année 2026.
Objectifs principaux :
• Evaluation des réalisations du Programme SPORCAP.
• Valider la Feuille de route 2026 et les programmes de travail détaillés.
• Valider le PTAB 2026.
FEUILLE DE ROUTE PRÉVISIONNELLE 2026 (à valider au COPIL)
La finalisation des études et le Démarrage des Travaux dans les villes de Bafoussam ;
Le Démarrage des études et des Travaux dans les villes de Garoua, Maroua, Bamenda et Bertoua.
Pour la Composante 2 :
Le Démarrage des deux niveaux de Formation C2 (Formations des Formateurs) et C1 (Formations des responsables des sites ainsi que les CLS et CLP).
Pour la composante 3 :
La Mise en Œuvre des Activités du Plan d’Action Genre dans les villes du projet ;
Le lancement des Audits 2024 et 2025 ;
La poursuite de la mise en œuvre des activités Du Plan de Communication.
• validation des études APD et APS et démarrage des travaux de construction dans les 05 villes ;
• Production de 12 rapports mensuels et 02 rapports trimestriels soit un suivi de la Formation des deux composantes à 50%, soit 04 modules pour la C1 et 06 modules de formation pour la C2 ;
Mise en œuvre de 50% des activités du PAG ayant au préalable reçu l’ANO de l’AFD.
Dans le cadre de la mise en œuvre de la Politique nationale de gestion des déchets urbains et surtout la mise en œuvre de la feuille de route issue des états généraux sur la gestion des ressources en déchets urbains, le Projet Plateforme Urbaine au Cameroun (PUC), financé par l’Union européenne et soutenu techniquement par Expertise France, poursuit sa phase opérationnelle innovante à Yaoundé 5 comme phase pilote d’une campagne de sensibilisation et d’éducation à la gestion adéquate des déchets. Cette initiative s’inscrit dans la volonté forte des autorités camerounaises de renforcer la résilience urbaine à travers une gestion écoresponsable et participative des déchets solides municipaux, enjeu majeur pour la santé publique et l’environnement.
Depuis le 17 novembre 2025, une première série de 14 ateliers pratiques rassemble élèves, jeunes, femmes, acteurs communautaires et agents municipaux autour d’une démarche inclusive et expérimentale. Ces ateliers, conduits avec l’appui du cabinet DIAGNOSTIC & ACTIONS (DIACT), traduisent sur le terrain le guide pédagogique élaboré pour adapter les bonnes pratiques aux réalités locales de la Commune d’arrondissement de Yaoundé 5. Ils permettent aussi de renforcer les compétences pratiques des acteurs mobilisés, d’encourager la réduction des déchets à la source ainsi que la valorisation via le compostage, le recyclage artisanal ou le réemploi.
Le point essentiel de cette phase a eu lieu ce 08 décembre 2025 lors du lancement d’une campagne de sensibilisation et d’éducation organisée dans le groupe scolaire public de Mfandena en présence du Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, Célestine Kétcha Courtès et Madame le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Education de Base, Vivian Asheri Kilo. Un cadre symbolique en raison de son engagement actif dans la gestion des déchets et son ancrage communautaire. Cette campagne réunit plusieurs participants autour des stands pédagogiques dynamiques, où les gestes et outils essentiels à la gestion durable des déchets sont présentés à travers des activités interactives.
Ce processus d’apprentissage participatif s’inscrit dans une logique de recherche-action qui valorise aussi les initiatives locales — des écoles aux associations en passant par les structures municipales — et vise à créer des micro-circuits de valorisation adaptés, tout en favorisant la mise en réseau des acteurs locaux avec les filières existantes.
Au-delà de cette initiative, le rôle des États Généraux de la Gestion des Ressources en Déchets Urbains organisés en mai 2025 s’avère déterminant. Tenus sous l’égide des institutions publiques, notamment les Ministères de l’Habitat et du Développement Urbain d’une part et de la Décentralisation et du Développement Local d’autres parts, ces États Généraux ont impulsé une vision stratégique visant à faire converger les efforts institutionnels, techniques et communautaires pour une meilleure gouvernance des déchets urbains. Ils ont permis de cadrer les politiques publiques, d’encourager l’innovation locale et d’asseoir un dialogue vertueux entre les parties prenantes, catalysant ainsi des projets tels que le PUC pour faire du Cameroun un exemple en matière de développement urbain durable.
La mobilisation autour de ces ateliers pratiques, ainsi que les retours d’expérience qui alimenteront prochainement la révision du guide pédagogique, illustrent l’engagement concret des autorités camerounaises à concrétiser les recommandations issues des États Généraux. Cette synergie promet une généralisation progressive des bonnes pratiques sur l’ensemble du territoire national, dans une perspective durable et inclusive, contribuant à améliorer la qualité de vie des populations et à préserver l’environnement urbain.
Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU), Célestine Ketcha Courtès, accompagné du Secrétaire d’Etat en charge de l’Habitat, Marie Rose Dibong, a présenté ce 28 novembre 2025, devant la Commission des Finances et du Budget de la chambre basse, le projet de budget 2026 de son département. Celui-ci s’éleve à 168 milliards 365 millions FCFA, soit une hausse de 10,6 milliards par rapport à 2025. Ce budget, premier du « Septennat des Grandes Espérances » du Président Paul Biya, met l’accent sur la mobilité urbaine, l’habitat décent et l’inclusion sociale, aligné sur la Stratégie Nationale de Développement 2030 (SND30).
Bilan satisfaisant de l’exécution budgétaire 2025
L’enveloppe 2025 de 157,7 milliards FCFA (13 milliards en fonctionnement, 144,6 milliards en investissement) a priorisé la mobilité urbaine via la construction et réhabilitation de voiries. Malgré des défis comme l’insécurité dans les régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest ou les retards de paiements, des avancées notables ont été réalisées : 230 nouveaux logements construits (80 à Douala, 140 à Yaoundé) dans le cadre des 10 000 logements sociaux ; achèvement de 25 cités municipales (369 logements) ; 43 km de voiries et 64 km de drains via le PDVIR ; entretien de 107,5 km de voiries nationales. L’assainissement a progressé avec 7,3 km de drains à Douala, une station de traitement des boues à Ngombè, et les États Généraux sur les déchets ont abouti à une feuille de route. Le « Concours Villes Propres » a récompensé Nkongsamba 1er (100 millions FCFA).
Perspectives ambitieuses pour 2026
Avec 28,3 milliards en dépenses courantes (dont 3,7 milliards pour le personnel, 10,9 milliards en biens et services) et 140,1 milliards en investissement, financés par 46 milliards de ressources internes, 53 milliards externes et 11,3 milliards du C2D, le budget cible les projets structurants comme Yaoundé Cœur de Ville, l’autoroute Yaoundé-Nsimalen et la mobilité à Douala. Il renforce l’appui aux communes (9 milliards FCFA, +1,5 milliard) et la gestion des déchets via des centres de regroupement et de transfert à Yaoundé et Douala.
Programme 390 : Développement de l’Habitat
Ce programme vise l’habitat décent et l’assainissement. En 2026 : achèvement de 200 logements PME et 200 à Bamenda/Buéa (PLANUT) ; démarrage PCADY à Yaoundé ; points de regroupement/transfert de déchets ; stabilisation du ravin Logbessou (Douala) ; drains à Maroua.
Programme 391 : Amélioration de l’environnement social urbain
Focus sur l’embellissement et l’inclusion : aménagement de 16 733 m² d’espaces publics dans 10 communes ; éclairage de 40 communes ; formation de 400 jeunes à la fabrication de pavés dans 6 communes ; création de 11 unités pilotes et 9 Centres d’Insertion des Jeunes ; équipement de 6 Comités de quartiers ; 7 Documents de Planification Urbaine (Kontcha, Tignère, etc.).
Programme 392 : Infrastructures de transport et mobilité durable
Priorité à la fluidité urbaine : finalisation de la voie de contournement Yaoundé ; poursuite Yaoundé Cœur de Ville et mobilité urbaine de Douala ; réhabilitation voiries Yaoundé/Douala ; achèvement C2D Capitales Régionales ; démarrage Ville et Gestion Foncière Durable ; ponts à Yagoua, Mokolo et Bindia-Mboutoutou. Programme 393 : Gouvernance et fonctions support Amélioration des conditions de travail
achat de véhicules et matériel ; décrets sur hygiène/salubrité et loi sur l’habitat ; études pour immeuble siège MINHDU ; poursuite de la construction de 3 délégations départementales ; promotion du bilinguisme.
Ce budget illustre l’engagement du MINHDU à transformer les villes en leviers de croissance, via une approche HIMO et une synergie public-privé, pour une urbanisation inclusive.
Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) a procédé à l’installation des nouveaux responsables du Projet Villes et Gestion Foncière Durable (PVGFD) qui naît des cendres du Projet de Développement des villes inclusives et résilientes dont les activités ont été clôturées le 30 juin dernier. Le PVGFD est un programme financé par l’Etat du Cameroun et la Banque mondiale à hauteur de 200 millions de dollars, visant à améliorer l’accès aux infrastructures urbaines résilientes au changement climatique et à renforcer les services d’administration foncière. Il cible principalement les villes de Yaoundé et Douala, avec un impact direct ou indirect sur environ 2,1 millions de personnes. Le projet adopte une approche multisectorielle intégrée pour lever les principaux obstacles à l’urbanisation durable, à la croissance du secteur privé et à la transformation économique des villes camerounaises. Il comprend deux composantes principales : l’investissement dans des infrastructures urbaines transformatrices et résilientes, et l’amélioration des services d’administration foncière. En outre, le projet prévoit un renforcement des capacités des personnes et institutions impliquées dans le développement urbain et la gouvernance foncière, pour plus d’efficacité, de transparence et de responsabilité. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de développement urbain et bénéficie de l’appui technique de plusieurs partenaires internationaux spécialisés en adaptation climatique et réduction des risques de catastrophe. Le projet est conduit sous la supervision du Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) du Cameroun, avec un cadre institutionnel précis et des mécanismes opérationnels pour la gestion, le suivi et l’évaluation des activités. En termes de voirie dans la ville de Douala c’est 11,5 km de voirie à aménager à savoir : la Rocade des 10 km, section Rond-point MAETUR à Bonamoussadi – Beedi Haute tension (Douala 5ème) ; la section Boulevard urbain Est, section Marché Madagascar – Total Nkolmbong (phase 1 – Marché Madagascar – Total Ndogpassi) et la section section Marché Madagascar – Total Nkolmbong (phase 2 : Total ndogpassi – Total Nkolmbong) Douala 3ème ; Toujours à Douala 10 km de drains à aménager soit : l’aménagement de 6 km de drain sur le bassin versant du Tongo Bassa principalement dans le sous-bassin versant du Kondi et l’aménagement de 4 km sur le bassin versant du drain Bobongo. La capitale politique Yaoundé verra 13 km de voiries structurantes à construire ou réhabiliter à savoir la réhabilitation de la boucle de Nkolbikok (Carrefour MEEC-Carrefour GP, Carrefour Marché Melen -Total Melen – Mini Ferme – Carrefour MATGENIE) + bretelle Chapelle Elig-Effa – Carrefour Elig-Effa à Yaoundé 6ème; la réhabilitation d’un raccordement de la boucle de Nkolbikok (Total Melen – Carrefour EMIA – Maison du Parti – MINFOPRA (Rue 3.351)) + bretelle Carrefour Emia – Lycée Ngoa-Ekelle – Pharmacie Château (Yaoundé 6), le réhabilitation du raccordement PDVIR (Carrefour Petit Marché Madagascar – Carref Yoyo Bar) (Yaoundé 7 et 2); l’aménagement en 22 voies d’une voirie structurante de Mimboman (Entrée FEICOM – Carrefour MVOG ENYEGUE) – 2,4 km + reconfiguration du carrefour Petit marché Mimboman+bretelles de désengorgement+elargissement en 2×2 voies de la voie Carreffour petit marché Mimboman-entrée FEICOM+ Entrée FEICOM – Carrefour MVOG ENYEGUE); l’aménagement en 22 voies du raccordement au PDVIR 5.1 (Carrefour petit Marché Mimboman – Carrefour MEBE-CITY/Nkolmesseng – Carrefour Onambele) (Yaoundé 4) et l’aménagement des voiries structurantes/secondaires d’amenée (y compris des carrefours critiques de certains quartiers de la ville de Yaoundé : quartier Nkolbikok : entrée MIPROMALO – entrée collège ISEIG + bretelle entrée Linda et les Chatons) + Voiries de proximité du quartier Mimboman FEICOM (Carrefour Boumnyebel – Entrée Don Bosco/Boucle Chateau) (Yaoundé 2) En somme, le PVGFD est une initiative majeure pour soutenir un développement urbain durable, inclusif et résilient, en intégrant la planification urbaine, la gestion du foncier, la lutte contre les effets du changement climatique, et la stimulation de la croissance économique à travers l’amélioration des infrastructures et services urbains. Dans son allocution, le Ministre Célestine Ketcha Courtès rappelle aux nouveaux responsables que : « Je vous exhorte à faire preuve d’un engagement sans faille et d’une détermination inébranlable. Le succès du PVGFD sera le succès de la vision du Chef de l’État pour un Cameroun aux villes modernes et résilientes ». Le PVGFD succède au Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR) au bilan élogieux qui est arrivée à son terme le 30 juin 2025. Le (PDVIR) a été mise en œuvre par le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) avec l’appui financier de la Banque mondiale. Son objectif principal est d’améliorer la gestion urbaine et l’accès aux infrastructures dans des zones urbaines ciblées, en particulier dans les quartiers sous-équipés, tout en augmentant la résilience aux aléas naturels et autres crises admissibles. Le projet a été exécuté dans sept villes camerounaises : Yaoundé (Yaoundé 5 et 7), Douala (Douala 3 et 5), Batouri, Ngaoundéré, Maroua, Kousseri et Kumba avec pour but :
d’améliorer la connectivité intra-urbaine et l’intégration des quartiers sous-équipés ;
d’améliorer les conditions de vie dans les quartiers sélectionnés ;
de soutenir des initiatives locales, notamment pour l’inclusion économique des jeunes ;
de renforcer la résilience urbaine face aux inondations et autres risques. Au total, le PDVIR a réalisé plus de 31,5 km de voiries structurantes dans plusieurs villes et environ 6,8 km de drains à Douala, avec des retombées positives pour plus de 650 000 bénéficiaires directs dans les villes concernées. Ce projet vise à améliorer la connectivité, la gestion des eaux pluviales et les conditions de vie dans les quartiers sous-équipés des sept villes prioritaires. À travers ces initiatives porteuses d’un développement inclusif, le PDVIR apparaît aujourd’hui comme un précieux levier pour la construction des villes durables et résilientes et un moteur de la connectivité des quartiers, dans le vaste chantier de la modernisation des villes camerounaises décidé par le Chef de l’Etat, SEM Paul BIYA.