Le 28 octobre 2026, le Ministre de l’Habitat et du Développement urbain (MINHDU) conduit une mission d’inspection des chantiers en cours dans le département de la Haute-Sanaga. À Nanga-Eboko comme à Nkoteng, les travaux de réhabilitation des voiries, du drainage et des équipements publics traduisent la détermination du Gouvernement à accélérer la modernisation des villes camerounaises et à améliorer concrètement les conditions de vie des populations.
Pilotée par Madame la Ministre de l’Habitat et du Développement urbain, cette descente de terrain s’inscrit dans la mise en œuvre résolue de la politique nationale d’aménagement du territoire, de développement urbain durable et de modernisation des infrastructures. Elle traduit également la volonté du Chef de l’État de faire des villes des espaces de croissance, de cohésion sociale et de dignité pour tous les citoyens. La mission vise à évaluer l’état d’avancement des projets, à vérifier la qualité des prestations des entreprises et à lever les obstacles susceptibles de freiner l’achèvement des ouvrages. Le Gouverneur de la Région du Centre, le Préfet de la Haute-Sanaga ainsi que les maires de Nanga-Eboko et de Nkoteng ont été associés à cette initiative, illustrant ainsi l’importance de la synergie entre l’administration centrale, les autorités territoriales et les collectivités locales.
Nanga-Eboko : l’État renforce le rayonnement d’un chef-lieu départemental
À Nanga-Eboko, quatre projets financés par le MINHDU depuis 2020 témoignent de la volonté de l’État de doter le chef-lieu départemental d’équipements et de voiries à la hauteur de son rôle administratif, économique et social. Le plus important porte sur la réhabilitation de 2 567 ml de voies urbaines, pour un montant global de 1 040 000 000 FCFA, avenant inclus.
Malgré une mobilisation initiale de l’entreprise RAZEL Cameroun dès 2021, avant même la contractualisation effective des travaux, le chantier a connu une reprise décisive en 2025. À ce jour, le taux d’avancement technique atteint 100%, tandis que le taux de conformité contractuelle s’établit à 76,92%. La réception provisoire des travaux est intervenue le 14 octobre 2026.
Ces interventions ont permis de désenclaver plusieurs axes stratégiques de la ville, notamment la liaison entre l’Hôpital régional annexe et le carrefour du Lycée technique, l’axe Lycée classique–Ancien Sonel, la voie Hôpital régional annexe–Palais de justice, ainsi que l’entrée de la Préfecture jusqu’au carrefour du Palais de justice. Les travaux ont porté sur le curage des fossés et caniveaux, le traitement des nids-de-poule, la mise en forme des chaussées, la pose d’enrobés et l’évacuation des ordures. Le stade municipal a également bénéficié de la réfection de la charpente de sa tribune et de l’aménagement de son entrée.
Un second marché, financé par le Fonds routier à hauteur de 234 715 244 FCFA, a permis l’entretien de 2 720 ml de voies, dont l’axe Bifogo–Gare voyageurs, ainsi que les tronçons Prison–Compagnie de gendarmerie et Beti-Bell–Prison. La tranche ferme a été réceptionnée provisoirement le 27 décembre 2024 et la tranche conditionnelle le 9 octobre 2026. Ces réalisations ont amélioré la circulation, renforcé le drainage et permis l’installation de lampadaires solaires sur certains axes.
La voirie reliant le rond-point Camtel, la Gendarmerie, la Mairie et le carrefour Mokolo, longue de 1 200 ml, a entièrement été réhabilitée. Financée à hauteur de 384 000 000 FCFA par le Budget d’investissement public du MINHDU, elle a été réceptionnée provisoirement le 10 novembre 2025. Le revêtement en béton bitumineux des bretelles constitue une amélioration visible de la fonctionnalité et de l’image du centre-ville. Le Ministre a également inspecté les travaux de réhabilitation du bâtiment abritant la Délégation départementale du MINHDU de la Haute-Sanaga. Réalisés dans le cadre d’une lettre-commande de près de 20 millions FCFA, ces travaux concernent l’étanchéité, les réseaux électriques et d’eau, l’évacuation des eaux usées, les portes et la peinture. Avec un taux d’avancement technique de 60%, ce chantier traduit l’attention portée par le Gouvernement à la modernisation des services déconcentrés, garants de la proximité de l’action publique avec les populations.
Nkoteng : des infrastructures au service du développement local
À Nkoteng, l’action de l’État se poursuit à travers plusieurs chantiers structurants. Le marché d’entretien d’une voie de 1 600 ml, financé par le Fonds routier pour 241 135 628 FCFA, concerne l’axe Champ de cannes–Bloc 1–Bloc 2–Carrefour Temple, au niveau du Grand stade. Si la tranche ferme a été réceptionnée le 27 décembre 2024, les travaux de la tranche conditionnelle se poursuivent, avec un avenant en cours pour la prise en compte de travaux supplémentaires.
Un autre projet, financé à hauteur de 173 834 899 FCFA, avenant compris, a permis la réhabilitation de l’axe reliant l’intersection de l’hôtel La Référence à Malibou et à l’école publique, y compris ses bretelles. Réceptionné provisoirement le 2 septembre 2026, ce chantier a amélioré la circulation dans un secteur fortement fréquenté de la ville.
Enfin, le Ministre et sa suite s’est arrêté sur le chantier de réhabilitation de la voie École publique Groupe 4–Carrefour de l’Église apostolique–Intersection RN1 et amorces, longue de 1 100 ml. Financé à hauteur de 100 000 000 FCFA par le Budget d’investissement public du MINHDU, ce projet a démarré le 12 octobre 2026. Il prévoit notamment le drainage, le terrassement, la mise en forme de la chaussée et l’installation de lampadaires solaires.
Une vision politique : des villes au service des populations
Au-delà des réalisations déjà visibles, cette mission traduit une vision politique claire : faire de la mobilité urbaine, de l’assainissement et de la modernisation des équipements collectifs des leviers essentiels du développement local. En désenclavant les quartiers, en fluidifiant les déplacements et en assainissant les espaces publics, l’État renforce la sécurité, l’attractivité économique et la cohésion sociale des villes de la Haute-Sanaga.
La visite ministérielle doit également permettre d’identifier les contraintes techniques et institutionnelles qui freinent l’avancement de certains linéaires. Elle vise à vérifier la qualité des prestations des entreprises de BTP, notamment RAZEL, LA RÉFÉRENCE SARL, NEOPREN/SOTRAC, CEDUC BTP et Ets ZOTRAP, sous le contrôle du bureau d’études techniques TEAM INTERNATIONAL.
Plusieurs orientations sont attendues à l’issue de la visite : l’intensification du suivi hebdomadaire des chantiers par la Délégation départementale, l’accélération des cadences d’exécution par les entreprises attributaires, la finalisation rapide des études des projets futurs, notamment le tronçon de 400 ml à Nanga-Eboko, ainsi que le renforcement de la concertation entre les services centraux du MINHDU et les équipes locales pour le règlement rapide des contraintes de libération d’emprise.
Pour les populations de Nanga-Eboko et de Nkoteng, ces chantiers constituent une réponse concrète aux attentes quotidiennes : des voiries praticables, des caniveaux dégagés, un éclairage renforcé, une meilleure sécurité des déplacements et des infrastructures publiques mieux entretenues. En investissant dans les villes de la Haute-Sanaga, le MINHDU confirme l’engagement du Gouvernement à construire un Cameroun où le développement urbain profite équitablement à toutes les régions, au service d’une croissance inclusive, durable et porteuse d’espoir pour les générations futures.
Les Centres d’insertion des jeunes : investir dans le capital humain.
En marge de l’inspection des chantiers de voirie et de drainage, Madame la Ministre de l’Habitat et du Développement urbain a également visité les Centres d’insertion des jeunes (CIJ) de Mbandjock et de Nanga-Eboko. Cette étape illustre la dimension sociale de l’action du MINHDU : au-delà des infrastructures, le Ministère accompagne la formation, l’autonomisation et l’insertion socio-professionnelle des jeunes urbains en difficulté. Les CIJ constituent en effet des structures d’encadrement destinées à préparer les jeunes aux métiers de la ville, notamment la fabrication et la pose de pavés, l’aménagement des espaces publics, la voirie de proximité et les activités génératrices de revenus.
Le Secrétaire Général du Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain, Pr Mathurin NNA, représentant Madame le Ministre, a présidé ce 28 septembre 2026 à Maroua, le point de presse marquant le lancement officiel de la 40e édition de la semaine de l’Habitat (JMH). À cette occasion, il a donné lecture de la déclaration officielle, consacrée aux principaux enjeux de l’habitat et du développement urbain au Cameroun.
Placée sous le thème « Un logement décent pour tous », cette édition met l’accent sur la promotion d’un habitat digne et de villes durables, inclusives, intelligentes et résilientes. …thème national.
Le point de presse a également permis de présenter les principales activités de la Semaine de l’Habitat, notamment les tables rondes et sessions scientifiques, le Village de l’Habitat, les concours d’idées urbaines et d’architecture, ainsi que le Cinéma Urbain, l’une des innovations de cette édition.
Le Gouvernement camerounais et ONU‑Habitat ont procédé, ce mardi 08 septembre 2026, au lancement officiel du Plan d’Action National pour le Développement des Villes Intelligentes au Cameroun, une initiative destinée à répondre aux défis d’une urbanisation accélérée par l’usage des technologies numériques, de l’innovation et d’une gouvernance modernisée.
Présidée conjointement par le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU), le Ministre des Postes et Télécommunications (MINPOSTEL), la Directrice Exécutive d’ONU‑Habitat en présence du Ministre des Petites et Moyennes Entreprises de l’Economie Sociale et Artisanale avec près de 100 participants ; autorités centrales et locales, partenaires techniques et financiers, représentants du secteur privé, universités et organisations de la société civile pour présenter la vision nationale, les axes stratégiques et les priorités opérationnelles du Plan.
La cérémonie vise à officialiser le Plan, partager la vision nationale de transformation urbaine numérique, sensibiliser les collectivités territoriales aux opportunités du dispositif et lancer la phase opérationnelle du programme. Parmi les résultats attendus figurent la présentation des axes stratégiques et des projets prioritaires, l’appropriation du cadre d’intervention par les collectivités territoriales et institutions nationales, ainsi que la mobilisation de partenaires techniques et financiers pour accompagner la mise en œuvre.
Une feuille de route pour les premières actions prioritaires à été diffusée à l’issue de l’événement afin d’accélérer le démarrage des opérations au profit des collectivités territoriales décentralisées (CTD) et des populations.
Partenariats multi‑acteurs au cœur du dispositif.
Le Plan a été élaboré par le MINHDU avec l’appui technique d’ONU‑Habitat et en concertation avec une large palette d’acteurs nationaux. La cérémonie a rassemblé des représentants de ministères clés (MINEPAT, MINFI, MINEPDED, MINRESI, entre autres), des institutions publiques (FEICOM, CAMTEL, ANTIC), des collectivités locales (Conseil régional du Centre, maire de Yaoundé, CVUC), des universités (Université de Yaoundé I — École Polytechnique), ainsi que des opérateurs privés et des partenaires internationaux (PNUD, Banque mondiale, Banque africaine de développement, Union européenne, Expertise France, OIM).
Les opérateurs télécoms et les entreprises du numérique, dont Orange, MTN et CAMTEL, sont pressentis pour jouer un rôle central dans le déploiement des infrastructures et services connectés.
Un point de départ pour la modernisation urbaine.
Les autorités présentent ce lancement comme une étape majeure pour l’appropriation nationale du Plan et le démarrage effectif des actions prévues. En plaçant l’innovation, la technologie et la gouvernance au cœur de l’action urbaine, le Cameroun espère améliorer la gestion des villes, renforcer l’inclusion sociale et rendre les centres urbains plus résilients selon la vision de SEM Paul BIYA.
Face aux défis climatiques et socio‑économiques.
Les prochaines semaines devraient permettre de préciser les premiers projets pilotes, les modalités de financement et les calendriers d’intervention, tandis que le gouvernement et ses partenaires s’attellent à transformer la vision en résultats concrets pour les populations.
Mme Anacláudia Rossbach, Sous‑secrétaire générale des Nations Unies et Directrice exécutive d’ONU‑Habitat, est en visite officielle au Cameroun du 6 au 9 septembre pour consolider une coopération vieille de deux décennies et ouvrir de nouvelles perspectives en matière d’urbanisation durable. L’un des moments forts de sa mission a été l’audience accordée au Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU), suivie d’une réunion technique élargie avec les responsables ministériels.
Au cœur des échanges : l’évaluation des réalisations communes, l’identification des priorités pour la période 2027‑2030 et la mobilisation de partenaires nationaux et internationaux pour financer et mettre en œuvre des projets structurants. Mme Rossbach, en poste depuis le 12 août 2024, a été remerciée pour le leadership affiché à la tête d’ONU‑Habitat, tandis que le Cameroun a salué l’appui constant de l’agence onusienne dans les domaines du logement, de la gouvernance locale, de la résilience climatique et du développement territorial.
Un partenariat historique et des acquis tangibles
La coopération entre le Cameroun et ONU‑Habitat remonte aux années 2000 et a pris plusieurs formes, notamment à travers le Programme de Gouvernance Urbaine (PGU). En 2012, un mémorandum d’entente a formalisé un partenariat couvrant la politique urbaine, la planification, l’habitat social, la mobilité, l’efficacité énergétique, l’amélioration des quartiers précaires et le renforcement des capacités institutionnelles.
Parmi les acquis majeurs, figure la Politique Urbaine Nationale (PUN) : ONU‑Habitat a financé l’étude de faisabilité en 2014 et fourni un appui technique significatif, complété par une contribution financière du gouvernement. Le document de la PUN est aujourd’hui en instance d’approbation et fait l’objet d’un accompagnement pour son opérationnalisation.
Sur le terrain, les interventions en faveur de l’amélioration des quartiers précaires, menées dans le cadre du Programme Participatif d’Amélioration des Bidonvilles (PPAB), ont profité à des quartiers de Yaoundé, Kribi et Bamenda. D’autres réalisations notables concernent la planification urbaine, l’élaboration d’un code d’efficacité énergétique des bâtiments, la promotion d’approches urbaines sobres en carbone, ainsi que des actions conjointes avec le FEICOM pour renforcer la gouvernance locale.
Des actions récentes et des projets structurants
Entre 2020 et 2025, ONU‑Habitat a appuyé près de 15 projets au Cameroun, représentant environ 20 millions USD. Ces interventions couvrent la planification territoriale, le logement abordable — y compris des études avec la SIC et la construction de logements pour conducteurs de moto‑taxi —, la résilience urbaine dans des villes telles que Mokolo, Fotokol, Ebolowa et Bafoussam, ainsi que des initiatives de salubrité urbaine comme le Prix National des Villes Propres.
Par ailleurs, ONU‑Habitat a piloté l’élaboration du Plan National pour les Villes Intelligentes, qui mobilise ministères, collectivités locales, universités et opérateurs technologiques autour des opportunités offertes par le numérique et l’intelligence artificielle pour la gestion du foncier, la mobilité, l’assainissement et la gouvernance.
Défis persistants et priorités pour 2027‑2030
Malgré ces progrès, le Cameroun fait face à des défis structurants : un taux d’urbanisation proche de 60%, un déficit de logements estimé à 2,5 millions d’unités et des besoins annuels en logements de 100 000 à 120 000 unités. Les villes doivent également composer avec les problèmes fonciers, la mobilité, l’assainissement, la gestion des déchets, les changements climatiques et les déplacements de populations.
Pour la période 2027‑2030, le MINHDU et ONU‑Habitat proposent plusieurs axes prioritaires : finaliser l’Accord de Siège pour l’ouverture d’un bureau national d’ONU‑Habitat à Yaoundé ; achever la mise en œuvre et la vulgarisation de la PUN ; lancer un programme national ambitieux de logement abordable fondé sur la mobilisation du foncier et des mécanismes financiers innovants ; déployer des projets pilotes de villes intelligentes ; et renforcer les actions d’adaptation climatique et d’infrastructures résilientes.
La mobilisation des ressources, notamment via des partenaires techniques et financiers et les fonds climatiques internationaux, reste un facteur clé pour transformer ces ambitions en réalisations concrètes.
Une déclaration de clôture ambitieuse
En clôture de l’audience, le gouvernement camerounais a réaffirmé son appréciation pour l’accompagnement d’ONU‑Habitat et son engagement à consolider ce partenariat stratégique autour de la PUN, du logement abordable, des villes intelligentes et de la résilience climatique. L’ouverture du bureau national à Yaoundé est présentée comme un levier essentiel pour accélérer l’assistance technique et la mise en œuvre des projets, avec pour objectif final de faire des villes camerounaises des espaces inclusifs, sûrs, compétitifs et durables.
Soucieuses de répondre aux mutations urbaines rapides, les deux parties apparaissent déterminées à transformer les engagements en projets visibles pour les populations urbaines, dans un calendrier ambitieux couvrant les années 2027 à 2030.
En poste depuis 2025 Madame Mme Anacláudia Rossbach est la troisième personnalité de cette institution à visiter le Cameroun après Joan Clos en février 2016 et Maimunah Mohd Sharif en 2021.
Le Gouvernement confirme la mise à disposition d’un terrain pour le Centre Médical d’Excellence Africaine à Yaoundé. Lors d’une cérémonie solennelle tenue le 9 juillet 2026, le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) et le Directeur Général de la Mission d’Aménagement et d’Équipement des Terrains Urbains et Ruraux (MAETUR) ont signé le document annexe à la convention de partenariat encadrant la mise à disposition de l’assiette foncière destinée à accueillir le futur Centre Médical d’Excellence Africaine (CMEA).
L’acte signé ce jour, clôt les discussions techniques portant sur les modalités de compensation financière du MINHDU envers la MAETUR et matérialise l’engagement de l’État camerounais dans ce projet d’envergure.
Porté par Afreximbank et présenté comme une infrastructure sanitaire de rang tertiaire, le CMEA répond à la stratégie nationale de modernisation des infrastructures de base impulsée par le Chef de l’Etat SEM Paul BIYA.
Le site retenu s’étend sur dix hectares stratégiquement positionnés à proximité de l’Aéroport International de Yaoundé-Nsimalen, il offre un emplacement favorable à l’accueil de patients nationaux et internationaux et facilite la dynamique de coopération régionale attendue autour du projet.
Au-delà de l’intérêt sanitaire, l’initiative revêt un potentiel économique important. Le plateau technique prévu doit permettre de réduire les évacuations sanitaires à l’étranger et de retenir des dépenses de santé aujourd’hui supportées par l’État et les familles. Le projet promet également des retombées en termes d’emplois qualifiés, de stimulation des chaînes locales de valeur (construction, équipements médicaux, logistique, pharmacie) et de renforcement des capacités par la formation et la recherche clinique.
Le 26 mars 2026, sous le haut patronage du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le MINHDU et la MAETUR avaient déjà scellé la convention-cadre formalisant la mise à disposition et l’aménagement du site. La signature du document annexe ce 9 juillet exécute l’article 5 alinéa 2 de cette convention et confirme la diligence de l’État dans le respect de ses engagements. Le projet figure par ailleurs dans les orientations budgétaires présentées à l’Assemblée Nationale le 6 juillet 2026, ce qui devrait faciliter la réalisation des engagements complémentaires du Cameroun, notamment l’aménagement des voies d’accès dont l’étude est en cours.
Le Gouvernement appelle désormais Afreximbank et les partenaires financiers à fournir sans délai les éléments requis afin d’harmoniser les contributions des autres acteurs impliqués : le Ministère de la Santé Publique (MINSANTE), l’Autorité Aéronautique (CCAA) et le bureau d’études technique chargé des accès. Un protocole d’accord fixant les engagements réciproques entre le MINHDU et Afreximbank reste à finaliser pour préciser le montage technique et financier du projet.
Le Cameroun a été choisi pour sa position stratégique en Afrique centrale, son environnement bilingue et son rôle de hub régional. Inspiré du modèle de l’AMCE d’Abuja, le projet camerounais ambitionne d’être une référence sous-régionale dans les spécialités médicales telles que l’oncologie, la cardiologie, l’urologie et l’orthopédie, tout en intégrant des services de télémédecine, d’imagerie et de recherche clinique.
Alors que le pays franchit une nouvelle étape administrative et foncière, l’enjeu reste désormais de concrétiser rapidement les engagements financiers et techniques afin de garantir le démarrage effectif des travaux.
Pour les autorités, ce projet vient marquer la crédibilité politique et institutionnelle, révélateur de la capacité du Cameroun à porter des initiatives structurantes au bénéfice de ses populations et de la sous-région.
En cette première année du mandat de SEM Paul BIYA, le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) a franchi une étape majeure pour la préservation du patrimoine architectural national en signant aujourd’hui, 6 juillet 2026, une convention de partenariat avec l’ONG La Route des Chefferies (RDC). L’accord, conclu pour une durée de trois ans, vise à inventorier, valoriser et préserver les édifices et sites patrimoniaux du Cameroun tout en intégrant l’identité culturelle dans les politiques d’aménagement urbain.
Lors de la cérémonie, le Ministre a rendu hommage à la vision du Chef de l’État qui place la modernisation des villes au cœur de la stratégie nationale de développement (SND30). Le MINHDU a également salué la présence des représentants de l’Agence Française de Développement (AFD), de la Commission Nationale du Cameroun pour l’UNESCO / ISESCO et du Conseil International des Monuments et des Sites (ICOMOS), ainsi que l’engagement de l’ONG partenaire.
La convention s’articule autour de cinq axes prioritaires :
Inventaire : création d’une base de données nationale géoréférencée incluant monuments classés, architectures vernaculaires, ensembles urbains historiques et techniques constructives traditionnelles.
Valorisation : promotion du tourisme culturel, intégration des savoir-faire traditionnels dans les formations, soutien aux artisans et création de circuits et labels patrimoniaux.
Préservation : élaboration de Plans de Sauvegarde et de Mise en Valeur (PSMV), intégration des critères patrimoniaux dans les documents d’urbanisme et définition de règlements d’architecture inspirés des modèles traditionnels.
Aménagement et embellissement urbain : réhabilitation des places publiques, création de corridors verts et pistes cyclables, réaménagement des fronts de mer, développement de l’art urbain et expérimentation de quartiers pilotes.
Partenariats : mobilisation de partenaires techniques nationaux et internationaux pour soutenir les actions.
Le MINHDU s’engage, dans la limite de ses moyens, à approuver chaque année les plans d’action proposés par la RDC, à faciliter l’accès aux données nécessaires et à signer les actes indispensables à l’exécution du partenariat. De son côté, La Route des Chefferies apportera méthodologie, rigueur et implication des communautés locales et des chefferies traditionnelles.
« Ce n’est pas une simple convention administrative, c’est un acte de foi en l’avenir de nos villes », a déclaré le Ministre, soulignant que la préservation du patrimoine ne doit pas aboutir à la muséification, mais à une approche dynamique conciliant conservation et modernité.
Le partenariat s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de promotion du développement durable des centres urbains, et entend faire du patrimoine bâti un levier de développement économique et social, susceptible de créer de la valeur pour les populations locales par le tourisme culturel, la formation et l’emploi artisanal.
À l’issue de la signature, les deux parties ont annoncé le lancement imminent d’un plan d’actions national, avec des opérations pilotes prévues dans plusieurs régions pour tester les approches d’aménagement, d’inventaire géoréférencé et de valorisation communautaire.