Bangangté en marche : la visite ministérielle accélère la transformation urbaine du Ndé

Bangangté en marche : la visite ministérielle accélère la transformation urbaine du Ndé

Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain a effectué, le vendredi 23 octobre 2026, une visite de travail dans la commune de Bangangté, dans le département du Ndé. Cette mission de suivi-évaluation porte sur les projets urbains financés par le Budget d’Investissement Public, sous l’égide du MINHDU, et par le Fonds Routier.

Sur le terrain, le MINHDU a voulu vérifier l’état d’avancement des chantiers, mesurer leur impact sur le quotidien des populations et relancer, là où cela s’avère nécessaire, l’exécution des travaux. Car au-delà des statistiques, ces interventions répondent à des besoins concrets : circuler plus facilement, traverser les quartiers en toute sécurité, accéder aux écoles, bénéficier d’un cadre assaini et disposer d’espaces de loisirs dignes.

Une ville en pleine transformation

Bangangté concentre l’essentiel des interventions du département. Plusieurs réalisations y sont déjà livrées : les aires de jeux, les voies d’accès aux lycées technique et classique, le carrefour Nassara–Carrefour EEC–Carrefour Bonne Chair–Inter route Bangoulap, ainsi que la bretelle desservant l’Hôtel Ngambia et le Lycée Technique. Ces ouvrages, achevés à 100%, désenclavent des zones stratégiques, fluidifient les déplacements et rapprochent les élèves de leurs établissements.

Le réseau d’assainissement et de voirie se renforce également. Les trois dalots de la route Madoum–Tetga–Tchamba, incluant l’aménagement de l’accès à l’école primaire de Madoum, sont achevés. Le dalot construit après la Chefferie Veuf Chemtchou atteint 70%, tandis que la réhabilitation des voiries urbaines en enduit superficiel tricouche progresse à 85%. Ces infrastructures protègent les axes routiers, réduisent les risques d’inondation et donnent à la ville une allure plus moderne.

D’autres chantiers poursuivent leur course. La réhabilitation du Centre d’Insertion des Jeunes de Bangangté a atteint 50%, son aire de jeux est aménagée et équipée à 88%, tandis que le pont de Bangang-Fokam, la route Mandja–Neukeum et le tronçon Pont Banekane–Chefferie supérieure avancent progressivement. Les ouvrages d’assainissement autour du Lycée Technique entrent en phase de mobilisation. Malgré des rythmes encore inégaux, l’ensemble traduit une ambition claire : faire de Bangangté une ville plus fonctionnelle, plus sûre et plus accueillante.

L’action publique au plus près des citoyens.

Ces réalisations ne relèvent pas du simple aménagement urbain. Elles incarnent la volonté du Gouvernement, sous l’impulsion du Chef de l’État, S.E.M. Paul BIYA, de rapprocher l’action publique des attentes réelles des populations. Se déplacer sans entrave, vivre dans un quartier assaini, accéder à une école ou à un centre de formation, profiter d’un espace de jeu : autant de besoins quotidiens que ces projets cherchent à satisfaire.

Dans le Ndé, cette politique se matérialise par des ponts, des dalots, des drains, des routes réhabilitées, des lampadaires solaires et des aires de jeux. Chaque ouvrage livré lève une contrainte du quotidien ; chaque tronçon ouvert améliore l’accès aux services essentiels ; chaque équipement réalisé crée de nouvelles opportunités sociales et économiques.

La visite du 23 octobre 2026 constitue ainsi une étape de contrôle, de stimulation et de redevabilité. Elle rappelle aux entreprises adjudicataires l’exigence de l’État : livrer des ouvrages de qualité, dans les délais convenus et au bénéfice effectif des populations. Pour les habitants de Bangangté, elle confirme que la transformation du Ndé n’est plus une promesse lointaine, mais une réalité visible, tronçon après tronçon, ouvrage après ouvrage.

Maroua se dote d’une salle polyvalente moderne : un symbole du C2D pour l’Extrême-Nord

Maroua se dote d’une salle polyvalente moderne : un symbole du C2D pour l’Extrême-Nord

Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain a inauguré, ce jeudi, la Salle polyvalente de 1 000 places construite sur la rive droite du Mayo Kaliao, dans le cadre du Programme C2D « Urbain Capitales Régionales ».

Une infrastructure conçue comme un « cœur de vie communautaire » et un levier de cohésion sociale, culturelle et citoyenne pour toute la région de l’Extrême-Nord.

Une infrastructure structurante pour la vie culturelle et citoyenne

La nouvelle salle polyvalente ne se résume pas à un bâtiment : elle incarne une coopération franco-camerounaise active et une vision partagée de développement local. Destinée aux associations, établissements scolaires, institutions et habitants, elle offre un cadre moderne pour des activités culturelles, éducatives et civiques.

L’édifice comprend plusieurs espaces complémentaires :

  • Un espace polyvalent de 906,82 m² en béton, modulable pour concerts, spectacles, conférences, projections et fêtes populaires ;
  • Une scène moderne avec estrade, coulisses, loge, bureau et terrasse, accessible aux personnes à mobilité réduite et dotée d’un mur de projection de 6,50 m ;
  • Deux locaux techniques pour la lumière, les projections et le pilotage audiovisuel ;
  • Un hall d’accueil pour l’information, le contrôle et la sécurité ;
  • Une coursive périphérique couverte, des blocs de toilettes (hommes, femmes, PMR), un bureau de gestion et un espace annexe avec parkings, parvis/jardin thématique et zones pour vendeurs saisonniers.


C2D Urbain Capitales Régionales : 30 milliards de FCFA d’investissements à Maroua

Dans sa deuxième phase, le Programme C2D Urbain Capitales Régionales, placé sous la tutelle du MINHDU, mobilise près de 30 milliards de FCFA d’investissements pour Maroua, avec des réalisations déjà visibles :

  • 17,5 km de routes en béton compacté au rouleau et en pavés ouverts à la circulation ;
  • La construction de la salle polyvalente de 1 000 places ;
  • La modernisation du marché de Douggoï (118 boutiques et trois hangars couvrant 460 comptoirs, à 55%) ;
  • L’extension du réseau CAMWATER et le branchement de 260 ménages à Pitoaré ;
  • La construction de latrines scolaires dans 15 établissements publics ;
  • La fourniture de 835 tables-bancs aux écoles primaires ;
  • 2 054 mètres linéaires de voiries pavées (approche HIMO, partenariat BIT) ;
  • L’insertion socio-professionnelle de jeunes ingénieurs et ouvriers locaux ;
  • L’installation de bancs publics, de bacs à ordures et la plantation de 220 arbres.

Des équipements en cours d’achèvement complètent ce portefeuille : deux marchés secondaires (Pont Vert et Loumo Babba) pour plus de 120 commerçants, des espaces de grillades (Domayo, Fassao, Founangué), la réhabilitation de trois terrains multisports (jusqu’à 830 spectateurs) et plus de 350 candélabres solaires autonomes.

À venir : la réhabilitation d’infrastructures sportives de proximité (programme SPORCAP, > 1 milliard FCFA) et des études pour la stabilisation des berges du Mayo Kaliao.


PDVIR à Maroua : 7,5 milliards de FCFA pour des quartiers mieux connectés

En parallèle, le Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR), piloté par le MINHDU avec l’appui de la Banque mondiale, cible sept villes dont Maroua. À Maroua, le coût total des investissements est évalué à 7,5 milliards de FCFA.

Lancés à Ouro Tchedé (Maroua 1er) en novembre 2024, les travaux de proximité du PDVIR portent sur :

  • La réhabilitation des tronçons « Ouro Tchedé – Ziling », « Bawa – Carrefour Mongoroye », « Maison Justin – Maison colonel – École Publique Ziling » et « Collège Espoir – vers Mayo Kaliao », soit un linéaire global de 4 190 ml de voiries 2×1 voies ; 1 405 ml de drains ;
  • 50 lampadaires photovoltaïques.

Le PDVIR vise prioritairement les résidents de quartiers sous-équipés, en améliorant la connectivité, l’assainissement et l’éclairage, et en accompagnant les compensations pour les populations riveraines (plus de 751 millions FCFA annoncés à Maroua).


Gestion et appropriation : un appel à l’entretien rigoureux

Lors de la cérémonie, le Ministre a invité le Maire de Maroua et les populations à faire « bon usage » de ces investissements, via un entretien rigoureux et une exploitation responsable. Une étude est en cours pour définir le mode de gestion le plus adapté à la salle polyvalente ; le Maire devra en tirer les conclusions pour recruter le futur prestataire et mettre l’infrastructure en exploitation sans délai. L’objectif : faire de ces ouvrages des leviers financiers pour la Communauté urbaine et des instruments de justice sociale.


Coopération et souveraineté : le C2D comme instrument politique

Le Ministre a présenté le C2D Urbain Capitales Régionales comme « plus qu’un mécanisme financier » : un instrument de souveraineté économique et de solidarité internationale, transformant une contrainte, le remboursement de la dette, en opportunité de développement durable et inclusif. Le MINHDU a salué l’engagement de la République française, représentée par le Directeur de l’Agence Française de Développement (AFD), ainsi que la mobilisation des autorités locales et des équipes techniques.

Au-delà des chiffres, le discours a porté un message politique clair : ces projets traduisent la volonté pour un Cameroun uni, « rangé derrière son Illustre Chef, Son Excellence Paul BIYA », et l’engagement du Gouvernement à soutenir « la fille du Renouveau » malgré les défis sécuritaires. Le Ministre a exhorté les populations à préserver et valoriser ces acquis pour les générations présentes et futures, avant de déclarer officiellement inaugurée la salle polyvalente de Maroua.


En bref

Salle polyvalente : 1 000 places, espace de 906,82 m², scène moderne, locaux techniques, hall, coursive, sanitaires PMR, bureau de gestion, parkings et parvis.

C2D Urbain (phase 2) à Maroua : ~30 milliards FCFA ; routes, marché de Douggoï, CAMWATER, écoles, HIMO, éclairage solaire, espaces sportifs.

PDVIR à Maroua : 7,5 milliards FCFA ; 4 190 ml de voiries, 1 405 ml de drains, 50 lampadaires photovoltaïques, compensations riverains.

Prochaines étapes : mode de gestion de la salle, SPORCAP (> 1 milliard FCFA), études Mayo Kaliao.

Maroua renforce son dispositif de propreté urbaine avec une balayeuse mécanique

Maroua renforce son dispositif de propreté urbaine avec une balayeuse mécanique

À Maroua, la lutte contre l’insalubrité urbaine franchit une nouvelle étape. En marge de la Semaine nationale de l’Habitat, le Ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, a remis une balayeuse mécanique à la Communauté urbaine. Cette dotation vise à améliorer l’entretien des principales artères nouvellement aménagées dans le cadre du Programme C2D Urbain Capitales Régionales, des abords des marchés et des espaces publics, tout en renforçant les capacités locales de gestion des déchets.

Un équipement pour des villes plus propres

C’est devant les autorités administratives, municipales et traditionnelles que le Ministre a procédé à cette rétrocession, présentée comme un appui concret aux collectivités face à la pression sanitaire et environnementale liée à la croissance urbaine. Selon le Ministre Célestine Ketcha Courtès, la rapidité de l’expansion des villes camerounaises impose de renforcer les capacités de collecte et d’entretien de l’espace urbain, dans un contexte où les taux de collecte restent insuffisants dans les grandes agglomérations.

À Maroua, cet engin devra permettre d’intensifier le balayage des principaux axes routiers, des abords des marchés et des espaces publics, en complément des dispositifs existants de pré-collecte et de ramassage.

Déchets : d’une nuisance à une ressource

Au-delà de la dotation matérielle, le Ministre a réaffirmé l’orientation issue des États généraux sur la gestion des ressources en déchets urbains, tenus à Yaoundé les 6 et 7 mai 2025 : faire des déchets une ressource et non plus seulement une contrainte. Ces assises, co-organisées par le ministère de l’Habitat et du Développement urbain et celui de la Décentralisation et du Développement local, ont posé les bases d’une économie circulaire appliquée aux déchets ménagers et assimilés.

Dans cette logique, les déchets doivent être progressivement orientés vers des filières de valorisation : production de compost, récupération de matériaux recyclables, et, à terme, transformation en sources d’énergie.

Feuille de route : du cadre national à l’action locale

La remise de la balayeuse s’inscrit dans la mise en œuvre de la feuille de route issue de ces États généraux, qui décline un plan d’actions immédiates, à court et moyen terme pour structurer la gestion des déchets. Parmi les axes prioritaires figurent :

La structuration de la pré-collecte et l’amélioration des taux de collecte dans les communes ;

Le renforcement de la gouvernance locale et la contractualisation avec les opérateurs ;

La mise en place progressive d’infrastructures de transfert et de traitement adossées à l’économie circulaire (plateformes de regroupement, centres de transfert, sites de valorisation) ;

La mobilisation de financements dédiés, notamment via un compte d’affectation spéciale et des partenariats avec les bailleurs.

Pour la Communauté urbaine de Maroua, la traduction concrète de cette feuille de route passera par l’intégration de la nouvelle balayeuse dans un dispositif élargi : planification des tournées de nettoiement, coordination avec les services de pré-collecte, identification de sites de regroupement et, à terme, participation à des filières locales de valorisation des déchets.

Attentes : des résultats visibles sur le terrain

Reste maintenant à transformer cette dotation et ce cadre stratégique en améliorations tangibles pour les populations : rues régulièrement balayées, points noirs résorbés, espaces publics entretenus et, progressivement, déchets mieux triés et valorisés. C’est sur ces résultats concrets que se jugera, à Maroua comme ailleurs, la réussite de la politique nationale « Pour des villes propres et prospères grâce à leurs ressources en déchets ».

Visite du MINHDU des chantiers de voirie, d’assainissement et de drainage à Yaoundé : accélération, rigueur et délivrabilité des chantiers attendues

Visite du MINHDU des chantiers de voirie, d’assainissement et de drainage à Yaoundé : accélération, rigueur et délivrabilité des chantiers attendues

Sous la conduite personnelle de Madame le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, une mission d’inspection des chantiers de voirie, d’assainissement et de drainage en cours dans la capitale s’est déroulée ce mercredi 22 juillet 2026 dans la ville de Yaoundé.

Cette descente sur le terrain s’inscrit dans le cadre du suivi rapproché des projets d’infrastructures urbaines engagés par le Gouvernement. Elle visait à dresser un état précis de l’avancement des travaux, renforcer la coordination entre les services centraux du MINHDU, les autorités administratives régionales et locales, ainsi que les entreprises et bureaux d’études en charge des travaux et du contrôle. L’objectif était également d’identifier les principaux points de blocage, notamment liés à la libération des emprises, au déplacement des réseaux concessionnaires (Socadel/Camwater) et à l’organisation des chantiers ; afin de garantir le respect des délais de livraison.

La visite a débuté dans la partie sud de la capitale, avec un premier arrêt au quartier Tropicana, où les travaux d’aménagement de la voie d’accès à l’Office du Baccalauréat du Cameroun (OBC) ont permis d’apprécier les aménagements destinés à améliorer l’accessibilité. La délégation s’est ensuite rendue à Odza-Koweït, où sont exécutés des travaux d’entretien de plusieurs voiries de proximité, avant de poursuivre vers la Gendarmerie de Meyo pour inspecter le chantier de construction des voiries longeant l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, notamment le tronçon reliant Abomé à l’échangeur de Meyo.

Le parcours s’est poursuivi à l’entrée MAETUR de Ngoulmekong, où sont en cours les travaux de réhabilitation de la voie reliant la Chefferie de Ntoun Bloc II au complexe Mundi. À proximité de l’échangeur PK 6+350, la délégation a ensuite évalué les travaux d’aménagement de la voie de raccordement à l’autoroute Yaoundé-Nsimalen, avant de rejoindre le quartier Simbock, où plusieurs tronçons font actuellement l’objet de travaux de réhabilitation, notamment entre le Carrefour Grand Chef, le Carrefour des Sœurs, le complexe scolaire Kandndap et l’entrée de l’école Les Petits Génies. Un dernier arrêt dans cette zone a permis de constater l’état d’avancement des travaux d’entretien de la voie reliant le Pont Dentiste à la montée des Sœurs.

L’étape suivante de la mission a conduit la délégation au quartier Arrière AFD, où sont réhabilités les axes reliant la Résidence du Premier Ministre à l’ENAM ; puis une visite au Lac municipal, qui fait l’objet d’importants travaux de confortement et de construction d’une clôture, dans le cadre de sa valorisation. Les responsables en charge des travaux ont présenté l’évolution du projet de valorisation de ce site emblématique, qui comprend l’aménagement de la vallée de la Mingoa et la réalisation de nouveaux équipements destinés à renforcer son attractivité touristique et économique.

Les inspections se sont poursuivies sur le tronçon Ancienne Mairie – Matamfen – Dubaï – Restaurant Socrat. La visite d’inspection s’est poursuivie au Carrefour Total Ngousso, où Madame le Ministre a pu apprécier l’évolution des travaux de réhabilitation et d’élargissement de la voirie qui ont permis d’améliorer significativement la circulation sur cet axe particulièrement fréquenté. La séquence s’est achevée au quartier Eleveur (Entrée Tradex).

À chacune de ces étapes, Madame le Ministre a échangé avec les entreprises de travaux, les missions de contrôle et les équipes techniques du MINHDU afin d’apprécier l’état d’avancement des chantiers, d’identifier les contraintes éventuelles et de rappeler l’exigence de qualité, de célérité et de respect des délais dans l’exécution des ouvrages.

À l’issue de cette mission, le MINHDU a instruit la réalisation d’études approfondies pour certains marchés complémentaires ; et que les finitions soient bien réalisées sur les différents chantiers, ainsi que les infrastructures de drainage. Elle a également instruit le renforcement du dispositif de suivi des travaux à travers un reporting technique régulier. Ce mécanisme permettra de lever plus rapidement les contraintes administratives, foncières, techniques ou financières rencontrées sur les différents chantiers, afin d’assurer leur exécution dans le respect des délais, des normes de qualité et des engagements pris.

Au-delà de son caractère technique, cette visite traduit la volonté du Gouvernement de maintenir un suivi de proximité des projets structurants, d’assurer une exécution conforme aux normes et d’accélérer la livraison d’infrastructures modernes au bénéfice des populations. Elle s’inscrit dans la mise en œuvre des Très Hautes Orientations du Chef de l’État, S.E.M. Paul BIYA, visant à bâtir des villes plus accessibles, plus résilientes, plus propres et mieux adaptées aux défis de l’urbanisation.

Douala lance ses drains structurants : le PVGFD en marche pour des villes plus résilientes.

Douala lance ses drains structurants : le PVGFD en marche pour des villes plus résilientes.

Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, Célestine KETCHA COURTÈS, a présidé, ce mercredi 8 juillet 2026 à PK11, dans l’arrondissement de Douala V, la cérémonie officielle de lancement des travaux de construction des drains structurants du Projet Villes et Gestion Foncière Durables (PVGFD).

Cette cérémonie a marqué une étape décisive dans le démarrage opérationnel de ce vaste programme gouvernemental destiné à améliorer durablement les infrastructures urbaines, renforcer la résilience des villes face aux inondations et moderniser la gouvernance foncière au Cameroun.

L’événement a réuni plusieurs hautes personnalités, parmi lesquelles le Ministre délégué à la Présidence de la République chargé des Marchés Publics, Ibrahim TALBA MALLA, le Gouverneur de la région du Littoral, Samuel DIEUDONNÉ IVAHA DIBOUA, le Directeur de Division de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Cheick Fantamady KANTÉ, ainsi que des autorités administratives, locales et traditionnelles, les partenaires techniques et financiers, les entreprises en charge des travaux et les populations bénéficiaires.

Au-delà de la pose de la première pierre, la cérémonie a permis de présenter aux populations les objectifs du projet, les responsabilités des différents intervenants, le contenu des travaux ainsi que les résultats attendus. Les ouvrages qui seront réalisés contribueront à réduire durablement les risques d’inondation, améliorer les conditions de circulation, renforcer la résilience climatique de la ville et revaloriser plusieurs quartiers de Douala III et Douala V régulièrement confrontés aux effets des fortes pluies.

Dans son allocution, Madame le Ministre a rappelé que le PVGFD s’inscrit dans la continuité des actions engagées par le Gouvernement pour moderniser les villes camerounaises.

« À travers ce projet, nous traduisons en actes les Très Hautes Orientations du Chef de l’État en faveur de la modernisation des villes, de l’amélioration de la mobilité urbaine et de la gouvernance foncière. Le PVGFD doit permettre de construire des villes plus résilientes, plus inclusives et plus agréables à vivre pour les générations présentes et futures. »

Madame le Ministre a également salué l’engagement de la Banque mondiale, partenaire stratégique du Gouvernement camerounais, dont l’appui financier et technique accompagne la mise en œuvre de ce projet d’envergure.

Doté d’un financement global de 200 millions de dollars, soit près de 120 milliards de FCFA, le Projet Villes et Gestion Foncière Durables (PVGFD) est mis en œuvre par le MINHDU avec l’appui de la Banque mondiale pour une durée de six ans. Il vise à améliorer l’accès aux infrastructures et aux services urbains tout en modernisant l’administration foncière dans les villes de Douala et Yaoundé. Le projet prévoit notamment la réalisation de voiries structurantes, de drains, d’ouvrages de franchissement, de voies de desserte, ainsi que le renforcement des outils de planification urbaine et de gestion foncière.

À Douala, les investissements porteront notamment sur la réalisation de 14,02 kilomètres de voiries et 10 kilomètres de drains structurants, avec des interventions sur plusieurs axes majeurs et bassins versants prioritaires tels que Bobongo. À Yaoundé, près de 13 kilomètres de voiries structurantes seront construits ou réhabilités, en complément des infrastructures héritées du Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR).

L’un des temps forts de la cérémonie a également été la signature des Contrats de Ville entre le MINHDU et les collectivités territoriales bénéficiaires. Véritables outils de gouvernance, ces conventions fixent les engagements des différentes parties, précisent les priorités d’investissement, les mécanismes de financement, les modalités de suivi ainsi que les obligations de chaque acteur pour garantir une exécution efficace et transparente du projet. Elles traduisent la volonté du Gouvernement de promouvoir une gouvernance urbaine concertée, conformément aux objectifs de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030.

En marge de cette cérémonie, Madame le Ministre a procédé à la remise officielle de deux balayeuses mécaniques, respectivement destinées à la Communauté Urbaine de Douala et à la Commune de Douala III. Cette dotation s’inscrit dans la poursuite de la mise en œuvre de la feuille de route issue des États généraux sur la gestion des déchets urbains et vient renforcer les moyens opérationnels des collectivités en matière de salubrité. Elle fait suite à une première opération similaire organisée le 26 janvier 2026 au profit des Communes de Yaoundé Ier et Yaoundé V.

À l’issue de la cérémonie, Madame le Ministre a exprimé sa satisfaction de voir ce projet entrer dans sa phase de réalisation effective. Le MINHDU a salué la mobilisation de l’ensemble des acteurs impliqués; administrations, partenaires techniques et financiers, collectivités territoriales, entreprises et populations , tout en rappelant que la réussite du PVGFD dépendra autant de la qualité des ouvrages réalisés que de leur appropriation par les citoyens. Madame le Ministre a ainsi invité les populations riveraines à préserver ces infrastructures, afin d’en garantir la durabilité et d’en faire un véritable levier d’amélioration du cadre de vie.

À travers le lancement de ces premiers travaux à Douala, le Gouvernement réaffirme sa volonté d’accélérer la transformation des villes camerounaises, en conciliant résilience climatique, mobilité urbaine, gouvernance foncière et amélioration durable des conditions de vie des populations. Ce chantier ouvre ainsi une nouvelle étape dans la construction de villes plus sûres, plus modernes et plus inclusives.

Projet Villes et Gestion Foncière Durable (PVGFD): le MINHDU prépare le lancement des travaux de drainage à Douala.

Projet Villes et Gestion Foncière Durable (PVGFD): le MINHDU prépare le lancement des travaux de drainage à Douala.

Première étape de la visite de travail de Madame la Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain dans la ville de Douala : une importante descente de terrain a été effectuée ce mardi 7 juillet 2026, en présence du Gouverneur de la région du Littoral.

Cette visite a permis aux autorités administratives, aux élus locaux, aux équipes techniques ainsi qu’aux populations bénéficiaires d’apprécier l’état d’avancement des activités préparatoires sur les différents sites retenus dans les arrondissements de Douala III et Douala V.

La délégation a successivement parcouru les itinéraires Denver–Bonamoussadi, Carrefour Conquête–Hôpital général–Haute Tension Beedi, ainsi que le rond-point Saint-Michel–Dispensaire Saint-Paul de Nylon–Église Saint-Paul, où seront réalisés les ouvrages de drainage.

Les travaux concernent l’achèvement de 2,6 kilomètres de drains structurants, hérités du Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR). Ils permettront de renforcer l’évacuation des eaux pluviales dans plusieurs zones régulièrement exposées aux inondations, tout en améliorant durablement les conditions de circulation et le cadre de vie des populations.

À l’issue de la visite, Madame la Ministre a présidé une séance de débriefing avec l’ensemble des parties prenantes. Elle a rappelé l’importance stratégique de ces infrastructures de drainage pour la résilience de la ville de Douala face aux fortes pluies, avant d’inviter les entreprises prestataires à faire preuve de professionnalisme, de rigueur et de célérité afin de garantir des ouvrages de qualité, réalisés dans le respect des délais et des normes techniques.

Cette mission préparatoire précède le lancement officiel des travaux de construction des drains structurants, prévu le mercredi 8 juillet 2026, dans le cadre du Projet Villes et Gestion Foncière Durable (PVGFD). Ce projet traduit la volonté du Gouvernement de poursuivre les investissements en faveur d’infrastructures urbaines plus résilientes, au service d’une meilleure qualité de vie pour les populations.

Loading...