Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) a reçu en audience, dans son cabinet, Monsieur Léandre Bassolé, Directeur général pour l’Afrique Centrale de la Banque Africaine de Développement (BAD).
Cette séance de travail, d’une importance stratégique, a porté sur l’état d’avancement des projets en cours et les perspectives de financement, notamment le Projet Complémentaire d’Assainissement Pluvial Durable de Yaoundé (PCADY), la Voie de Contournement de Yaoundé, le Programme National de Développement Urbain (PNDU), la création d’agences d’urbanisme à Yaoundé et Douala, ainsi que 220 km de voiries urbaines structurantes.
Le PCADY vise à renforcer la résilience de Yaoundé aux inondations via trois composantes : infrastructures (bassins d’écrêtage, canaux, dalots, réhabilitation de voies comme rue du Mfoundi), appuis institutionnels (équipements pour la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) et les Communes d’Arrondissements de la ville de Yaoundé (CAY), systèmes d’alerte climatique) et gestion du projet. Les travaux détaillés incluent un bassin de 2 ha sur Djoungolo, un dalot de 40 ml avenue Charles Atangana, élargissement des berges Abiergué et une place à vivre sur Ewoué.
Concernant la voie de contournement, la BAD envisage 90 millions d’euros pour la section T3 (26 km), couvrant le Plan d’Action de Réinstallation (PAR), les indemnisations, l’Unité de Gestion et ouvrages d’art en attendant l’achèvement des études d’IES et PAR pour mobilisation. Une partie des travaux reste à financer, dans un contexte de partenariats multiples (BEI, UE, BDEAC).
Sur le Programme National de Développement Urbain (PNDU), 16 projets pilotes sont en attente des 6 milliards FCFA formulés par CID/AGORA CONSULTING. Le PNDU priorise 16 projets (3,8 milliards FCFA) dans les villes de Yagoua, Maroua, Garoua, Ngaoundéré, Yaoundé et Kyé-Ossi, couvrant transport (ex. : berges Mayo-Kaliao), assainissement (décharges), habitat (restructuration Mimboman) et environnement (plans verts).
Le Projet Complémentaire d’Assainissement Pluvial Durable de Yaoundé (PCADY) vise à renforcer la résilience de la ville face aux inondations via des infrastructures ciblées, financé à hauteur de 26,6 milliards FCFA (BAD à 90%) depuis 2022. Il comporte 3 composantes.
Composante A : Infrastructures. La construction d’un bassin d’écrêtage des crues (2 ha) et un canal de 600 ml sur la rivière Djoungolo. La construction d’un dalot (3×2 m, 40 ml) face à l’avenue Charles Atangana. L’élargissement des berges de la rivière Abiergué (1×2 voies, 860 m) avec raccord rue Sapeur Mokolo. La réhabilitation de la rue du Mfoundi (600 ml, carrefour SNI au Collège Montesquieu) ; l’aménagement d’une place à vivre sur les berges Ewoué face marché Mvog-Ada ; le curage du centre-ville, Avenue Kennedy, Boulevard 20 Mai. L’aménagement des plateformes de pré-collecte des déchets ; la maîtrise d’œuvre drainage/voirie.
Composante B : Renforcement institutionnel. Il s’agit des études de réhabilitation des ouvrages hydrauliques ; de la fourniture des engins pour CUY et les 7 CAY (7 camions ont déjà été mis à la disposition des mairies) ; la fourniture des bacs à ordures, des équipements aux OSC (tricycles, EPI). Du développement du Système hydrométéo IRGM et des alertes précoces climatique.
Composante C : Gestion/Équipement et fonctionnement Cellule de gestion.
100 poubelles de tri sélectif et des cages de collecte de bouteilles plastiques ont été officiellement remises, ce lundi 2 mars 2026, à l’École Publique de Ngousso, dans la Commune d’arrondissement de Yaoundé 5. La cérémonie était présidée par le représentant de Madame le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, M. François OSSAMA, Conseiller Technique n°2, en présence du Maire de Yaoundé 5 et de la Cheffe de projet de la Plateforme Urbaine au Cameroun.
Cette activité s’inscrit dans le cadre d’une série d’actions entreprises par le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (construction d’infrastructures, dotations des Communes en matériels professionnels d’hygiène et salubrité, élaboration de cadres politiques, stratégiques et normatifs, etc.), en liaison étroite avec les CTD qui en sont les principaux bénéficiaires, pour mettre en œuvre les recommandations des Etats Généraux sur la gestion des déchets, tenus en mai 2025 à Yaoundé. Ces assises avaient identifié la lutte contre l’incivisme et le changement de comportement comme des clés essentielles pour parvenir à des villes propres et saines.
C’est dans cette perspective que le Projet Plateforme Urbaine au Cameroun, financé par l’Union Européenne et placé sous la Tutelle du MINHDU, a lancé un Programme d’éducation environnementale axé sur la gestion des déchets solides municipaux. Déployé dans sa phase pilote dans la Commune de Yaoundé 5, le programme vise à renforcer l’éducation environnementale auprès des élèves, des enseignants et des communautés et à promouvoir le tri à la source qui est un préalable à une gestion plus optimale des déchets, et surtout au développement de l’économie circulaire.
La première phase de ce programme, lancée par Mme le Ministre de l’Habitat et du Développement urbain en décembre 2025, en présence de la Secrétaire d’Etat à l’Education de base, a permis l’organisation de 14 ateliers pratiques et la sensibilisation de 3 090 personnes, dont 2 500 enfants et 590 adultes. En outre, des guides pédagogiques sont en cours d’élaboration en vue de leur l’intégration dans les curricula scolaires. La remise officielle de 100 poubelles de tri sélectif et cages de collecte de bouteilles plastiques de ce jour conforte donc ces acquis et cette dynamique. Il s’agit après la sensibilisation, de passer à l’action concrète, de la théorie à la pratique, et d’encourager l’engagement des élèves et enseignants à travers l’installation d’équipements durables.
En effet, comme l’a relevé la Cheffe du Projet Plateforme Urbaine, les élèves représentent l’avenir de nos villes. En les initiant dès le plus jeune âge aux gestes écoresponsables, ils sont préparés à un changement durable des comportements. Et parce que l’on apprend mieux en pratiquant, la mise à disposition de ces équipements permet de transformer la sensibilisation en actions concrètes au quotidien. La remise des poubelles de tri sélectif et des cages de collecte marque ainsi le passage de la théorie à la pratique. L’école devient un véritable espace d’apprentissage citoyen et un relais de bonnes pratiques vers les familles et les quartiers.
Le représentant de Madame le Ministre a, pour sa part, souligné le rôle central de l’école dans l’ancrage d’une véritable culture de la propreté dans tous les espaces de vie. Il a invité les responsables d’établissement à faire un usage optimal du matériel reçu, afin de faire de chaque élève un acteur conscient et engagé dans le maintien de la salubrité.
Lieu de transmission du savoir, de construction des valeurs et de socialisation, l’école constitue un levier essentiel pour ancrer, dès le plus jeune âge, les bonnes pratiques de gestion des déchets dans le quotidien des élèves, des familles et des enseignants. Le Conseiller Technique a achevé son propos en réitérant aux élèves l’appel maternel que leur avait lancé Mme le Ministre lors du lancement de la Campagne de sensibilisation et d’éducation à la gestion adéquate des déchets le 08 décembre 2025 : « Mes chers enfants, soyez les véritables ambassadeurs des villes propres et saines. Par votre respect de la nature, et des espaces publics que vous vous êtes engagés à ne plus voir comme des dépotoirs des déchets, vous portez l’espoir d’une nouvelle génération habitée pleinement par la culture de la propreté qui fera de nos villes des espaces sains et de bien-être ».
Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain a présidé la cérémonie solennelle de remise des clés à de nouveaux acquéreurs des logements sociaux à Mbanga Bakoko, à Douala, ce 12 février 2026. Cinquante-sept nouveaux acquéreurs étaient les heureux bénéficiaires du jour.
Il s’agit de marquer une étape décisive dans la mise en œuvre de la politique nationale de l’habitat, impulsée par le Président Paul Biya, SEM Paul Biya. Ce vaste programme gouvernemental prévoit la construction de 10 000 logements sociaux et l’aménagement de 50 000 parcelles constructibles, visant à réduire le déficit en logements et à promouvoir un accès décent au logement pour les Camerounais. L’événement, hautement symbolique, a permis à de nouveaux acquéreurs de recevoir les clés de leur logement, portant le total des logements achevés dans la phase pilote à 1 130 sur 1 675 prévus. Sur le site de Mbanga Bakoko, 670 logements sont déjà livrés, avec 40 supplémentaires attendus d’ici mars et 30 autres en avril. Il est important de souligner qu’avec le PLANUT Habitat, le programme chinois et les logements des PME, c’est un total de 3 585 logements déjà achevés ; depuis le lancement des remises des clés, près de 3 000 familles sont logées de façon décente.
Pour cette 13ᵉ cérémonie du genre, dont la huitième à Mbanga Bakoko, Célestine Ketcha Courtès a rappelé son engagement pris en 2018 : à son arrivée, seuls 420 logements étaient achevés depuis le lancement du projet pilote en 2009. « Je l’avais promis, et c’est désormais devenu un rendez-vous régulier », a-t-elle déclaré, annonçant son retour imminent sur le site pour de nouvelles remises. Surmontant les obstacles pour une relance réussie, malgré des difficultés initiales liées à la faible capacité de certaines PME locales, le gouvernement a relancé les travaux en contractualisant de nouvelles entreprises aux performances avérées, grâce à des accords exceptionnels du Ministre des Marchés publics. Des réflexions avec le Ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières ont aussi avancé sur les titres de propriété, avec une priorité pour leur délivrance effective en 2026. Le MINHDU a salué les efforts des directeurs généraux de la SIC, MAETUR, CFC et LABOGENIE, tout en interpellant ENEO et CAMWATER pour plus de célérité dans les branchements. Elle a exhorté les équipes multidisciplinaires à persévérer et invité les habitants installés à accueillir les nouveaux acquéreurs dans un esprit de convivialité, en respectant les règlements de copropriété. Dans leurs prises de parole, Ngo Epoupé Raphaël, président du Comité de Développement de la cité de Mbanga Bakoko, a une fois de plus remercié le Chef de l’État à travers le MINHDU pour toutes les sollicitudes dont ils bénéficient depuis leur installation. Lors d’une autre mission instruite par le MINHDU, une somme de 500 000 FCFA leur a été remise comme contribution du Ministre pour rafraîchir les murs d’un bâtiment témoin, afin de contribuer à maintenir l’éclat de cette nouvelle ville. En ce qui concerne les nouveaux acquéreurs, dont Madame Ndomo Adessa était la porte-parole, leurs remerciements ont été adressés au Président de la République pour le respect de sa parole : malgré l’attente, ils ont enfin les clés de leur logement. Cette cérémonie illustre la détermination du gouvernement à concrétiser la vision du Président de la République, SEM Paul Biya, d’offrir « à chaque citoyen camerounais un toit décent pour loger sa famille ». Au-delà des briques et du mortier, elle symbolise une justice sociale en marche, transformant des années d’attente en joie palpable pour des milliers de familles. L’année 2026 s’annonce comme celle de l’accélération, avec des titres fonciers et une urbanisation plus inclusive.
Entre les deux cérémonies, à savoir le lancement du Budget d’Investissement Public à travers les crédits transférés aux CTD et la cérémonie de remise des clés à Mbanga Bakoko, le MINHDU a visité certains travaux de voirie en cours ou achevés dans le cadre du Programme « Douala intra-muros sans nids de poule ». Au-delà des travaux de voirie réalisés dans le cadre du BIP MINHDU ou du Fonds routier, la capitale économique a bénéficié de plusieurs kilomètres de voirie grâce au Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR) qui s’est achevé en juin 2026. Tandis qu’avec le Projet de Mobilité Urbaine de Douala (PMUD) qui s’implante et le Projet Villes et Gestion Foncière Durable (PVGFD) qui succède au PDVIR, des projets qui bénéficient d’un financement de la Banque mondiale, c’est un nouveau paysage de la mobilité urbaine de la ville de Douala qui est en gestation.
Au lendemain de la réélection éclatante de Son Excellence Paul Biya et de son investiture, le 6 novembre 2025 à la Magistrature Suprême, la cérémonie de présentation des vœux, au Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU), le 04 février 2026, a vibré au rythme de l’engagement total des acteurs du secteur. Le Ministre, entouré du personnel et des acteurs urbains, a renouvelé ses félicitations et sa loyauté au Chef de l’État, pilier de la vision nationale de Grandeur et d’Espérance. Ce moment stratégique fut l’occasion de dresser le bilan de l’année écoulée et de dérouler les perspectives 2026, dont le leitmotiv lancé par le ministre Céléstine Ketcha Courtès a été résumé par ce slogan : « faire ce que l’on dit ».
Bilan 2025
Des réalisations structurantes au service de la vision présidentielle. Sous l’impulsion du Président de la République, la synergie entre l’État, les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) et les bailleurs de fonds a produit des résultats plus que satisfaisants : un bilan dense, axé sur les logements décents, la mobilité durable, l’assainissement et la lutte contre l’exclusion sociale. Le programme « Yaoundé Cœur de Ville », doté de 50 milliards FCFA sur financement conjoint de l’Agence Française de Développement (AFD) et de l’État du Cameroun, assure notamment les aménagements au pôle Mvan (réaménagement du carrefour, voirie en 2×2 voies sur les rues adjacentes, gare routière de 2 hectares et 1 500 m² de bâtiments) et au pôle Elig-Effa/Messa, avec la construction d’un tunnel souterrain, d’un giratoire, d’un square paysager de 3 000 m² et d’une gare de 8 500 m². Le Programme C2D Urbain « Capitales régionales » (AFD) a permis la réhabilitation de 13,153 km de voirie à Maroua en 2025. À Bamenda, les travaux sont en cours de réalisation, avec un accent particulier sur le travail en mode HIMO, qui a déjà permis de former 1 680 jeunes à Maroua et 670 à Bamenda à la fabrication et à la pose de pavés. Le PDVIR, pour un coût de 93,6 milliards FCFA sur financement de la Banque mondiale, a été clos le 30 juin 2025, avec la réhabilitation de 31,5 km de voiries structurantes, 10 km de drains, des espaces verts et des équipements marchands, au bénéfice d’environ 650 000 personnes dans des zones comme Nkolmesseng/Oyomabang à Yaoundé, Batouri, Ngaoundéré et Kousséri. Le Projet Villes et Gestion Foncière Durable (PVGFD), d’un montant de 121 milliards FCFA, succède au PDVIR. Bénéficiant du financement de la Banque mondiale et lancé le 21 janvier 2026 par décision présidentielle accélérée, il va impacter 2,1 millions de bénéficiaires et permettra notamment la réalisation de 11,5 km de voiries à Douala et 13 km à Yaoundé, avec 10 km de drains anti-inondations à Douala. Le Projet de Mobilité Urbaine de Douala (PMUD), d’un montant de 261 milliards FCFA sur financement de la Banque mondiale, va assurer une meilleure fluidité du trafic à Douala avec le Bus Rapid Transit. Parallèlement, le transport par bus électriques est désormais effectif à Garoua sur une voirie modernisée par l’État.
Côté assainissement, le Projet de Lutte contre les Inondations à Douala et Yaoundé (PLIDY), d’un montant de 101 milliards FCFA et dont la convention a été signée entre l’AFD et le MINEPAT, se met progressivement en place. Le Projet Complémentaire d’Assainissement de Douala et Yaoundé (PCADY), sur financement de la Banque Africaine de Développement (BAD), met également un accent sur la gestion des déchets. La mise en œuvre de la feuille de route issue des États généraux sur la gestion des déchets urbains est effective, avec la construction en cours des centres de regroupement des déchets à Yaoundé et Douala, la rétrocession des premières balayeuses, la dynamisation de la 7ème édition du concours national « Villes propres » avec des appuis aux Collectivités Territoriales Décentralisées, l’organisation d’ateliers de sensibilisation de l’Union européenne via la Plateforme Urbaine Cameroun (PUC), une étude de préfaisabilité sur le biogaz et les engrais à Yaoundé. Une stratégie nationale hygiène/salubrité sera disponible d’ici mai 2026 et un avant-projet de loi à ce sujet est déjà bouclé.
Perspectives 2026 : Plus de 400 milliards pour concrétiser le message présidentiel
Le budget du MINHDU pour l’exercice 2026 s’élève à 168,365 milliards FCFA, soit une augmentation de plus de 10,6 milliards par rapport à 2025, portant le portefeuille global à plus de 400 milliards FCFA, toutes sources confondues. Cela fait écho au message de vœux du 31 décembre 2025 du Chef de l’État, S.E.M. Paul Biya, annonçant un « programme spécial de réhabilitation des axes dégradés et de construction de nouvelles routes pour la mobilité urbaine et interurbaine et l’accès aux bassins de production ». Concernant les infrastructures de mobilité, il est projeté l’entretien de 110 km de voirie, avec par exemple la réhabilitation de 5 km du tronçon Mimboman–FEICOM–Nkoabang, Oyomabang–Etetak, ainsi que l’élargissement en 2×2 voies du tronçon Cimetière Ngousso–Total Ngousso et dont les travaux sont en cours. Sont également programmés : 35 km à Yaoundé et 16 km à Douala, à travers le Plan Urgence III à Douala pour 23 km ; la phase 1 du Projet de Mobilité Urbaine de Douala (PMUD), avec la réhabilitation de plusieurs kilomètres de voirie ; le lancement des travaux du lot T3 de la voie de contournement de Yaoundé (Nkozoa–Nkong) ; les travaux du Projet Villes et Gestion Foncière Durable (PVGFD) avec 33 km à Yaoundé et 46 km à Douala, le lancement des travaux du lot 1 de la section urbaine de l’autoroute Yaoundé-Nsimalen qui part d’Ahala au Mess des officiers. Sont également prévus : la construction de 20 km de la voie de contournement de la pénétrante Nord de Yaoundé, la reconstruction du pont sur le Mayo Danay à Yagoua, l’aménagement des carrefours Mvan et Elig-Effa, la poursuite du Programme C2D à Bamenda avec la réhabilitation et la construction de plusieurs voies ainsi que la construction d’équipements marchands, l’aménagement et la restructurations de Nlonako à Nkongsamba (voirie et îlots précaires), la sécurisation de l’autoroute Yaoundé–Nsimalen (piétons, éclairage, espaces de détente, contre-allées), sans oublier la sécurisation du Lac municipal.
Au sujet des logements, il est question d’achever la construction des nouveaux logements dans le cadre des 1 675 logements des PME et des 200 logements de Bamenda et Buéa (PLANUT), de finaliser les préalables avec les firmes ADDOHA, PNHG, et LAFAK, et de poursuivre les constructions des cités municipales ainsi que les 134 logements à Douala 5ème dans le cadre du projet « Un mototaximan, un logement ».
Parlant de l’accompagnement des Collectivités Territoriales Décentralisées, il est prévu pour le compte de l’exercice 2026, une dotation de 11 unités pilotes de production de pavés, la construction de 09 Centres d’insertion des jeunes, l’équipement de O6 Comités de Développement de Quartier (Yaoundé-Nsimalen 5, Nkolmetet, Douala 4 Ndobo, Nkongsamba 1er, Garoua), ainsi que la dotation d’une enveloppe de 9 milliards FCFA aux CTD pour la réhabilitation de près de 100 km de voiries. Le recours systématique à l’approche HIMO, en application du décret 2014/0611/PM, sera renforcé également. En 2026, un appel est lancé aux maires pour une meilleure appropriation des projets et une synergie accrue avec les services déconcentrés. Il est attendu d’eux qu’ils contractualisent dans les délais et assurent une visibilité optimale des projets. Quant aux entreprises, il leur est demandé de resserrer les plannings. Pour une meilleure implémentation des missions attendues du MINHDU en 2026, le personnel est appelé à plus d’assiduité, de ponctualité et de loyauté, afin d’améliorer les performances.
La feuille de route 2026 positionne ainsi le MINHDU comme fer de lance de ce début de septennat, transformant une urbanisation irréversible en levier décentralisé, de croissance, de création d’emplois pour les jeunes et les femmes, ainsi que de résilience. Elle consacre une mobilisation unie entre l’État, les CTD, les partenaires et les opérateurs, pour garantir des villes exemplaires, matérialisant la Grande Espérance présidentielle pour un Cameroun prospère et uni.
Le ministre de l’Habitat et du Développement urbain (MINHDU) a présidé ce mardi 3 février 2026 la Conférence annuelle des services centraux et déconcentrés, dans l’amphithéâtre de l’ENAM. Cette journée de réflexion, qui marque traditionnellement le coup d’envoi de l’année au ministère, s’est déroulée sous le thème « Amélioration de la Mobilité Urbaine : Priorité du MINHDU à l’entame du Septennat des Grandes Espérances ».
En présence de plusieurs membres de gouvernement (MINTP, MINEPAT, MINFOPRA, MINMAP, MINPMEESA, MINDEL MINJUSTICE), le Ministre a réaffirmé la loyauté indéfectible du ministère au Chef de l’Etat, SEM Paul Biya, réélu le 12 octobre 2025, saluant ses acquis comme socle des « Belles et Grandes Espérances » pour les villes camerounaises. Fidèle à la vision présidentielle, le MINHDU a passé en revue, dans son allocution d’ouverture, les infrastructures structurantes achevées ou en cours : le PDVIR (terminé le 30 juin 2025, 93,6 milliards FCFA de la Banque mondiale, 31,5 km de voiries pour 650 000 bénéficiaires à Yaoundé, Douala,Kumba, Batouri, Ngaoundéré et Kousséri ; le PVGFD (lancé le 21 janvier 2026, 121 milliards FCFA, 24,5 km de voiries à Douala et Yaoundé ; Yaoundé Cœur de Ville (50 milliards FCFA de l’AFD), tunnels et carrefours rénovés) à Mvan , Elig Effa; C2D Capitales Régionales (13 km réhabilités à Maroua, en cours à Bamenda, 2 350 jeunes formés via HIMO) ; PMUD (261 milliards FCFA pour Douala) ; bus électriques à Garoua ; et assainissement via Projet de lutte contre les inondations à Douala et Yaoundé (PLIDY) (101 milliards FCFA) et PCADY. Ces avancées, a martelé le MINHDU, prouvent que « le Chef de l’Etat fait ce qu’il dit, réalise ce qu’il promet ».
Saluant la solidarité gouvernementale incarnée par la présence de ministres malgré agendas chargés, et l’appui des partenaires (Banque mondiale, AFD, UE), le Ministre a insisté sur l’urbanisation galopante qui exige de redoubler d’efforts face à la congestion et à la rareté des ressources. Répondant au Message à la Nation du 31 décembre 2025, le MINHDU se fixe six objectifs concrets : diagnostic des dysfonctionnements, partage de projets, tableau de bord chronométré, opérations urgentes, solutions intégrées et financements innovants, alignés sur les ODD, la SND30 et la cible femmes/jeunes du Septennat.
Priorité aux jeunes et femmes, Célestine Ketcha Courtès prescrit l’intégration systématique de l’approche HIMO (décret 2014/0611/PM) dans les marchés, études et formations, avec sensibilisation accrue, sur recommandation du MINEPAT. « Changeons notre façon de faire pour des résultats visibles, au rythme budgétaire », a-t-elle lancé, appelant à une planification stratégique pour transformer les villes en « chantiers de rénovation ».
Cette conférence n’est pas un rituel : c’est l’engagement solennel du MINHDU à hisser la mobilité urbaine au rang de priorité nationale, au service des Grandes Espérances de SEM Paul Biya. Les responsables déconcentrés, mobilisés, porteront cette dynamique jusqu’aux populations, prouvant que le Cameroun avance résolument vers des villes durables et inclusives.
Projets phares : budgets et avancées clés
Cette conférence met en lumière plusieurs initiatives structurantes du MINHDU, soutenues par un budget 2026 de 168,865 milliards FCFA (dont 140 milliards en capital), priorisant la mobilité urbaine avec un montant de 113 milliards fcf. Voici les détails essentiels :
Projets
Descriptions et objectifs principaux
Budget/Etendue
Avancées récentes
Villes et Gestion Foncière Durable (PVGFD)
Renforce la résilience urbaine et la gestion foncière à Yaoundé/Douala via aménagement intelligent, administration des terrains et réponse climatique ; impact sur 2,1 millions de bénéficiaires.
Phase active lancée fin 2025, succédant au PDVIR ; maturation validée mai 2025 Lancé en janvier 2026.
Mobilité Urbaine de Douala (PMUD)
Améliore la mobilité via BRT (28 km), 80 km de routes, échangeur Ndokoti ; capacité 500-600 000 usagers/jour ; inclut renforcement institutionnel et réinstallation.
Financé par Banque mondiale.
Lancé septembre 2025 ; priorité fluidité économique inclusive.
Cœur de Ville (Yaoundé)
Améliore la mobilité via la réhabilitation des carrefours/tunnels (aménagement Mvan, Mvog Beti, Mokolo, gare routière), cheminements piétons, pépinière urbaine ; appui C2D-France.
43,6 milliards FCFA
Évaluation janvier 2026 ; travaux Razel en cours sur tronçons prioritaires.
Projets transférés aux CTD
Transfert de crédits pour voiries et autres aménagements urbains compétences décentralisées ; 145 communes en 2026.
9 milliards FCFA.
Lancement officiel effectif; renforce la gestion locale.
Budget Infrastructure Urbaine
Finance la réhabilitation des réseaux routiers urbains critiques.
Intégré aux 168 milliards FCFA 2026 (ex. 157 milliards en 2025).
Priorité 2026 pour productivité économique.
Tronçon 3 Voie de Contournement Yaoundé
Décongestionne Yaoundé (92 km total boucle) ; direction ouest vers Nyom/Yégéassi.
Ces projets s’inscrivent en droite ligne avec les instructions du Chef de l’État du 31 décembre 2025 pour un programme spécial routier. L’amélioration de la mobilité urbaine émerge comme urgence stratégique pour l’attractivité, l’inclusion et la durabilité des villes.
Le lancement officiel du BIP-MINHDU, le 30 janvier 2026 à Garoua pour la mise en œuvre des compétences transféré au titre de l’exercice budgétaire 2026 dans les Régions de l’Adamaoua du Nord et de l’Extrême Nord a été l’occasion pour le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain à travers son représentant personnel le Pr Mathurin Nna Secrétaire général du MINHDU, d’appeler les magistrats municipaux à une réalisation sereine et accélérée des projets à eux confiés dans le cadre des crédits transférés. Des crédits qui serviront entre autres à : l’éclairage public, la réalisation d’opérations d’aménagement d’intérêts communautaires, la réhabilitation et la gestion des espaces, l’élaboration des documents d’urbanisme, la création et l’entretien des voiries municipales ainsi que la réalisation des travaux connexes.
Les ressources financières transférées aux Collectivités Territoriales Décentralisées, pour le compte de l’exercice 2026, s’élèvent à neuf milliards de F CFA, soit 145 communes bénéficiaires, dont 1 897 000 000 F CFA pour la Grande Zone Nord de notre pays et qui serviront à accompagner le développement de 38 communes. Le Ministre Célestine Ketcha Courtès appelle au sens de responsabilité des maires et leur demande de corriger les imperfections constatées en 2025, dans la mise en œuvre de ces projets dont certains sont tombés en forclusion. Comme causes de ces échecs, il a été relevé : les retards liés à la passation des marchés, la faible voire la mauvaise collaboration qui existe entre les acteurs dans le suivi de ces projets ; le retard dans la mise à disposition des autorisations d’engagements et aux procédures de délocalisation des projets et de modification de l’objet du projet, ainsi que l’exclusion dans certains cas des délégués départementaux du MINHDU qui assurent la remonté de l’information en vue de la résolution en temps réel des problèmes éventuels. Le MINHDU en appelle à une meilleure et plus grande collaboration des délégués régionaux du MINMAP, MINFI, MINEPAT et MINDDEVEL, notamment s’agissant des diligences en matière de passation des marchés, des garanties apportées aux maires relativement à l’édition des autorisations d’engagement dont le retard entraîne le retard dans processus de passation des marchés.
Aux maires, le Ministre Célestine Ketcha Courtès rappelle que c’est à eux d’impulser le développement local durable comme énoncé dans la loi portant le Code Général des collectivités territoriales décentralisées promulguée le 24 décembre en 2019. Ils sont au cœur de l’action publique notamment en matière de planification, d’urbanisme et d’habitat. Elle les appelle à toujours anticiper les éventuels blocages et leur demande de lancer dès le début de chaque année budgétaire, les procédures de passation des marchés. Tout comme elle les exhorte à toujours rendre compte en temps réel des difficultés sur le terrain. Le Ministre prescrit également l’encadrement des entreprises adjudicatrices des marchés. En citant le Chef de l’Etat dans son message à la Nation le 31 décembre 2025, le Ministre insiste sur une cause nationale à savoir : améliorer les conditions de vie des populations via une exécution rigoureuse. À Garoua, Ngaoundéré et Maroua, « les promesses doivent devenir actions tangibles » a -t-elle rappelée.