Sous la co-présidence prestigieuse du Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU), du Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement Supérieur et du Ministre de la Femme et de la Famille, s’est ouverte ce mardi 13 janvier 2026 à l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique à Yaoundé, la première session de l’initiative Urban’Her, une initiative novatrice dédiée au leadership féminin dans les métiers de la ville. Née dans le cadre du Projet Plateforme Urbaine au Cameroun (PUC), mis en œuvre par Expertise France avec l’appui de l’Union Européenne, cette session marque un tournant dans la transformation durable des territoires camerounais.
Urban’Her s’inscrit dans la dynamique de la Plateforme Nationale des Acteurs de l’Urbain (PNAU), qui réunit écoles, institutions publiques, partenaires multilatéraux et société civile. Pensé comme un espace d’apprentissage, d’échange et d’inspiration, le programme cible des étudiantes issues de l’Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publiques (ENSTP), de Ecole Supérieure Spéciale d’Architecture du Cameroun (ESSACA) et de l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé (ENSPY).
La présente session repose sur un cours interdisciplinaire de trois heures, structuré en trois « escales », il invite ces futures professionnelles à un voyage intellectuel et pratique au cœur de la planification urbaine et territoriale.

L’objectif général est clair : faire découvrir la planification comme un processus global, interdisciplinaire et évolutif, reliant visions nationales et actions locales, tout en intégrant durabilité et innovation numérique. Les objectifs spécifiques incluent la compréhension du rôle stratégique de la planification face à l’urbanisation galopante, la pression foncière et les changements climatiques ; le lien entre grandes orientations et les outils locaux, ainsi que la maîtrise des innovations comme les Systèmes d’Information Géographique (SIG), le cadastre polyvalent ou la Plateforme Digitale Collaborative (PDC).
La structure du cours est limpide. La première escale pose les fondements : pourquoi planifier ? Elle met en lumière la complémentarité des métiers – urbanisme, ingénierie, architecture, géographie, économie, droit, sociologie – et illustre les principes de cohérence, durabilité et justice sociale, avec des exemples camerounais concrets comme les inondations ou les inégalités territoriales. Une comparaison régionale (Maroc, Rwanda, Sénégal) situe le Cameroun dans un mouvement continental.
La deuxième escale décortique les outils nationaux, locaux (POS, PDU) et leurs défis : urbanisation désordonnée, manque de coordination et passage laborieux du papier à l’opérationnel. La troisième ouvre sur l’innovation numérique, avec les outils PUC comme leviers de transparence et de participation citoyenne. Un exercice participatif invite les étudiantes à imaginer leur ville en 2050, avant une clôture inspirante : « L’avenir du Cameroun se dessine dès aujourd’hui, et vous en êtes les architectes. »
Au-delà d’un simple cours, Urban’Her est un acte d’empowerment affirmant la place des femmes dans la conception et la gestion urbaine.
La co-présidence des trois ministres ce 13 janvier souligne l’engagement de l’État à oeuvrer en droite ligne avec les hautes prescriptions du Président de la République SEM Paul Biya qui a fait de son nouveau Septennat celui des femmes et des jeunes. Pour une planification inclusive, alignée sur les ambitions du PUC et de la Plateforme Nationale des Acteurs de l’Urbain (PNAU), ces jeunes leaders sont prêtes à façonner des villes camerounaises viables et équitables.











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