18-03-2026 |
Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU), en compagnie du Ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières (MINDCAF) et de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur, Chef de Délégation de l’Union Européenne, a présidé, au siège du FEICOM, la double cérémonie relative à la 6ème plateforme des acteurs de l’urbain et à l’Assemblée Générale constitutive de l’Association Nationale des Acteurs de l’Urbain (ANAU).
Au cours de cette cérémonie très courue, le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain a réaffirmé la volonté du Gouvernement, sous l’impulsion de Son Excellence Paul BIYA, de consolider la gouvernance du secteur urbain face à une urbanisation galopante. Avec plus de 16,1 millions de citadins en 2024 (55,4% de la population), le Cameroun connaît une croissance urbaine annuelle de 5%, qui portera ce taux à 73% en 2050. Cette transition rapide accentue la pression foncière, les besoins en infrastructures, mobilité, assainissement et salubrité, tout en offrant des opportunités économiques majeures, comme l’ont souligné les acteurs lors de la Journée Mondiale de l’Habitat 2025 à Bafoussam.
Le Gouvernement est pleinement mobilisé. Depuis la loi de 2004 sur l’urbanisme et le Code des Collectivités Territoriales Décentralisées de 2019, des réformes structurantes sont en œuvre. Plus de 600 milliards FCFA sont investis pour des voiries, drainages, équipements urbains et résilience climatique. Le MINHDU y consacre 326 milliards FCFA sur 2025-2026, couvrant 70% des axes structurants des métropoles, 3 000 logements décents et des actions d’embellissement. Les partenaires techniques et financiers (UE, AFD, Banque Mondiale, BAD) apportent près de 400 milliards FCFA pour des projets phares : Yaoundé Cœur de Ville, C2D Urbain Capitales régionales, PVGFD/PDVIR, PMUD, PLIDY, PCADY et Cameroun Villes Vertes Inclusives et Durables.
Le Projet Plateforme Urbaine au Cameroun, soutenu par l’UE et Expertise France, a mobilisé 500 acteurs via des groupes thématiques et la Plateforme Nationale. Il a formé 500 professionnels et 250 jeunes via le projet Urban’Her, sensibilisé 3 000 habitants dans la Commune de Yaoundé 5 sur les bonnes pratiques en matière de gestion des déchets, et développé des outils structurants parmi lesquels la Plateforme digitale collaborative. Celle-ci constitue l’un des maillons de l’Observatoire du développement urbain du Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain et contribue à la démocratisation de l’information ainsi qu’au renforcement de la redevabilité de l’action publique. Il a également permis la mise en place de la Base Adresse Nationale Ouverte du Cameroun (BANOC), qui pose les bases d’un système moderne d’identification des adresses, préalable indispensable à l’amélioration de la fiscalité locale, de la planification urbaine, de la gestion foncière et de l’organisation des services publics. Dans le prolongement de ces outils, le Projet accompagne, aux côtés du FEICOM, le développement d’une application numérique Smart City. Cette initiative innovante pérennise un cadre de concertation inclusif (État, CTD, professionnels, privé, académie, société civile, PTF). L’Association, avec comme tout premier Président le Directeur Général du FEICOM, Camille Akoa, deviendra un vivier d’expertise pour la planification, l’aménagement, le suivi des politiques et le renforcement des capacités.
Le Ministre, Célestine Ketcha Courtès, a salué l’UE, Expertise France et l’équipe du projet, tout en félicitant les membres et le Bureau élu. Elle a appelé l’Association à être un moteur d’innovation au service des villes durables, inclusives et résilientes.
18-03-2026 |
Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) a reçu ce 16 mars 2026, Monsieur Ramon YNARAJA, Chef de la Représentation Régionale de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) en Afrique Centrale pour une visite de courtoisie.
Arrivé au Cameroun en fin d’année 2025, Monsieur Ramon YNARAJA possède une forte expérience en matière d’économie. Fonctionnaire au ministère espagnol de l’Economie à la Commission Européenne (2004-2008) et à la BEI, il a aussi imprimé sa marque sur le financement de projets souverains et sous-souverains dans différentes régions. Entre 2020-2023, il est le représentant de la BEI au Sénégal. Toutefois, il arrive à ce nouveau poste au Cameroun après entre autres, Nikolaos Milianitis et l’Italien Andrea Pinna (2016-2019), qui a dirigé le bureau de représentation permanente de la BEI en Afrique Centrale, dès son ouverture en 2016. Ce bureau installé à Yaoundé couvre 8 pays : Le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale, la Centrafrique, la République Démocratique du Congo, Sao Tomé-et-Principe et enfin le Tchad.
Cette audience de présentation officielle intervient après la rencontre du 27 février 2026 en présence de la mission de la Commission Européenne menée par Monsieur Sergio ELIOTE. Madame le Ministre a souligné l’engagement ferme de la BEI comme partenaire clé des politiques de développement impulsées par Son Excellence Monsieur Paul BIYA, notamment en matière de développement urbain, de mobilité et d’amélioration des conditions de vie des populations.
Lors de son adresse solennelle à la Nation le 31 décembre 2025, le Chef de l’État a réitéré sa détermination à résoudre les problèmes de mobilité à Yaoundé et Douala. La BEI finance actuellement plusieurs projets au Cameroun, dont l’emblématique Voie de Contournement de Yaoundé (VCY). Dans le cadre du Binding piloté par l’Union Européenne pour la Section T3 (196,86 millions d’euros disponibles), la BEI a mobilisé un prêt concessionnel de 150 millions d’euros, soit 76,20% du coût total. « Comment ne pas dire un grand merci », a lancé le ministre, chargeant Monsieur YNARAJA de transmettre les sincères remerciements du gouvernement camerounais au Top Management de la BEI pour cet accompagnement constant de la vision présidentielle.
Le décret d’habilitation pour la signature de la convention de financement est en très bonne voie, au bénéfice de cet important projet promis par le Chef de l’État dans son septennat de grande espérance. Cependant, un point de blocage persiste : le démarrage des travaux nécessite les indemnisations et le Plan d’Action de Réinstallation (PAR) gérés par la Banque Africaine de Développement BAD, en attente des Rapports d’Évaluation d’Impact Environnemental et Social (EIES) et du PAR. Ces études, à l’arrêt depuis novembre 2025 suite au retrait du City Climat Gap Fund, sont relancées grâce aux efforts additionnels de la BEI. Sur les 165 000 euros restants, 116 000 euros (70,3%) ont déjà été mobilisés. Le MINHDU a exhorté la BEI à ordonner à la GIZ (Maître d’Ouvrage) de mobiliser dès la semaine prochaine, le consultant GFA/GEST pour la reprise des prestations, tout en complétant les 30% manquants. « Voilà la clé de voûte pour le démarrage effectif des travaux à brève échéance ». Au sujet de la voie de contournement, Monsieur Ramon YNARAJA a marqué l’intérêt de la BEI sur les nombreux autres projets dans le secteur de l’habitat et du développement urbain et même dans le traitement des ordures.
Enfin, des remerciements ont été adressés à l’équipe de la BEI pour son appui technique quotidien et les séances de travail intensives depuis juillet 2025, culminant le 5 mars 2026. Toutes les parties prenantes sont invitées à accélérer la maturation du projet, avec la ferme détermination du MINHDU à l’accompagner, au cÅ“ur des priorités du Président Paul BIYA.
18-03-2026 |
Au cÅ“ur de la stratégie nationale pour une urbanisation maîtrisée, une mission technique de la Banque mondiale séjourne au Cameroun du 9 au 18 mars 2026 afin d’évaluer et d’impulser le Projet Villes et Gestion Foncière Durables (PVGFD) et a été reçu par le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain ce 17 mars 2026.
Le Cameroun entre dans une nouvelle ère de modernisation urbaine avec le Projet Villes et Gestion Foncière Durable, PVGFD. D’un montant global de 200 millions de dollars, soit près de 120 milliards de francs CFA financés par l’Association Internationale de Développement, ce projet est l’un des principaux leviers de mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Développement 2030 et du Programme National de Modernisation des Villes.
Porté par le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain, le PVGFD poursuit trois objectifs majeurs : démocratiser l’accès aux services urbains de base, sécuriser durablement le foncier et faire de la résilience climatique une priorité dans la conception des infrastructures. Autrement dit, il ne s’agit plus seulement de construire des routes ou des drains, mais de transformer en profondeur la manière de gérer la ville et la terre au Cameroun.
Structuré autour de quatre grands axes, le projet consacre l’essentiel de son enveloppe, soit 170 millions de dollars, à des infrastructures dites « transformatrices » : voiries, assainissement, mobilité et réduction des inondations. Vingt millions de dollars sont dédiés à la gouvernance et à la modernisation foncière, notamment par la numérisation de 200 000 dossiers à Douala et Yaoundé. Dix millions appuient le renforcement des capacités des institutions et la gestion du projet, tandis qu’un mécanisme de réponse d’urgence permet de réagir rapidement en cas de crise ou de catastrophe.
En termes de voirie dans la ville de Douala c’est 11,5 km de voirie à aménager à savoir : la Rocade des 10 km, section Rond-point MAETUR à Bonamoussadi – Beedi Haute tension (Douala 5ème); la section Boulevard urbain Est, section Marché Madagascar – Total Nkolmbong (phase 1 – Marché Madagascar – Total Ndogpassi) et la section section Marché Madagascar – Total Nkolmbong (phase 2 : Total ndogpassi – Total Nkolmbong) Douala 3ème ;
Toujours à Douala 10 km de drains à aménager soit : l’aménagement de 6 km de drain sur le bassin versant du Tongo Bassa principalement dans le sous-bassin versant du Kondi et l’aménagement de 4 km sur le bassin versant du drain Bobongo.
La capitale politique Yaoundé verra 13 km de voiries structurantes à construire ou réhabiliter à savoir la réhabilitation de la boucle de Nkolbikok (Carrefour MEEC-Carrefour GP, Carrefour Marché Melen -Total Melen – Mini Ferme – Carrefour MATGENIE) + bretelle Chapelle Elig-Effa – Carrefour Elig-Effa à Yaoundé 6ème; la réhabilitation d’un raccordement de la boucle de Nkolbikok (Total Melen – Carrefour EMIA – Maison du Parti – MINFOPRA (Rue 3.351)) + bretelle Carrefour Emia – Lycée Ngoa-Ekelle – Pharmacie Château (Yaoundé 6), la réhabilitation du raccordement PDVIR (Carrefour Petit Marché Madagascar – Carrefour Yoyo Bar) (Yaoundé 7 et 2); l’aménagement en 2*2 voies d’une voirie structurante de Mimboman (Entrée FEICOM – Carrefour MVOG ENYEGUE) – 2,4 km + reconfiguration du carrefour Petit marché Mimboman + bretelles de désengorgement + élargissement en 2×2 voies de la voie Carrefour petit marché Mimboman – entrée FEICOM + Entrée FEICOM – Carrefour MVOG ENYEGUE); l’aménagement en 2*2 voies du raccordement au PDVIR 5.1 (Carrefour petit Marché Mimboman – Carrefour MEBE-CITY/Nkolmesseng – Carrefour Onambele) (Yaoundé 4) et l’aménagement des voiries structurantes/secondaires d’amenée (y compris des carrefours critiques de certains quartiers de la ville de Yaoundé : quartier Nkolbikok : entrée MIPROMALO – entrée collège ISEIG + bretelle entrée Linda et les Chatons) + Voiries de proximité du quartier Mimboman FEICOM (Carrefour Boumnyebel – Entrée Don Bosco/Boucle Chateau) (Yaoundé 2).
L’un des aspects les plus novateurs du PVGFD réside dans la réforme foncière qu’il accompagne. Le projet expérimente le certificat de possession des droits fonciers coutumiers et contribue à l’opérationnalisation de la loi sur la copropriété. Objectif : mieux reconnaître les droits existants, sécuriser les occupants et rassurer les investisseurs. Avec la numérisation intégrale des dossiers fonciers ciblés, l’administration gagne en transparence, en traçabilité et en efficacité, réduisant les litiges et les lenteurs qui freinent trop souvent les projets privés et publics.
Le PVGFD ne fonctionne pas en vase clos. Il s’articule avec d’autres grands programmes tels que Cœurs de Ville, le PCADY, ou encore le PMUD à Douala. L’ambition est claire : créer une masse critique d’investissements cohérents, capables de produire un changement visible et durable dans la vie quotidienne des populations. Une plateforme de coordination spécifique veille d’ailleurs à éviter les doublons et à optimiser chaque franc investi.
Enfin, le projet innove aussi sur un point souvent négligé : la maintenance. Un programme pilote d’entretien routier est prévu pour accompagner les Collectivités Territoriales Décentralisées dans la gestion post-projet. Il s’agit de transmettre des compétences, mais aussi de prévoir des ressources, afin que les routes, les drains et les équipements réalisés aujourd’hui ne se dégradent pas demain faute d’entretien. À terme, l’objectif est de faire émerger une véritable culture de la maintenance urbaine.
En conjuguant infrastructures, réforme foncière, innovation numérique et accompagnement social, le Projet Villes et Gestion Foncière Durable se présente comme un instrument clé de transformation de Douala, de Yaoundé et, à terme, des autres villes du pays. Plus que des ouvrages, il propose un nouveau contrat entre l’État, les villes et les citoyens : des cités modernes, résilientes, inclusives et mieux préparées aux défis climatiques et démographiques à venir.
5-03-2026 |
Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU) a reçu en audience, dans son cabinet, Monsieur Léandre Bassolé, Directeur général pour l’Afrique Centrale de la Banque Africaine de Développement (BAD).
Cette séance de travail, d’une importance stratégique, a porté sur l’état d’avancement des projets en cours et les perspectives de financement, notamment le Projet Complémentaire d’Assainissement Pluvial Durable de Yaoundé (PCADY), la Voie de Contournement de Yaoundé, le Programme National de Développement Urbain (PNDU), la création d’agences d’urbanisme à Yaoundé et Douala, ainsi que 220 km de voiries urbaines structurantes.
Le PCADY vise à renforcer la résilience de Yaoundé aux inondations via trois composantes : infrastructures (bassins d’écrêtage, canaux, dalots, réhabilitation de voies comme rue du Mfoundi), appuis institutionnels (équipements pour la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) et les Communes d’Arrondissements de la ville de Yaoundé (CAY), systèmes d’alerte climatique) et gestion du projet. Les travaux détaillés incluent un bassin de 2 ha sur Djoungolo, un dalot de 40 ml avenue Charles Atangana, élargissement des berges Abiergué et une place à vivre sur Ewoué.
Concernant la voie de contournement, la BAD envisage 90 millions d’euros pour la section T3 (26 km), couvrant le Plan d’Action de Réinstallation (PAR), les indemnisations, l’Unité de Gestion et ouvrages d’art en attendant l’achèvement des études d’IES et PAR pour mobilisation. Une partie des travaux reste à financer, dans un contexte de partenariats multiples (BEI, UE, BDEAC).
Sur le Programme National de Développement Urbain (PNDU), 16 projets pilotes sont en attente des 6 milliards FCFA formulés par CID/AGORA CONSULTING. Le PNDU priorise 16 projets (3,8 milliards FCFA) dans les villes de Yagoua, Maroua, Garoua, Ngaoundéré, Yaoundé et Kyé-Ossi, couvrant transport (ex. : berges Mayo-Kaliao), assainissement (décharges), habitat (restructuration Mimboman) et environnement (plans verts).
Le Projet Complémentaire d’Assainissement Pluvial Durable de Yaoundé (PCADY) vise à renforcer la résilience de la ville face aux inondations via des infrastructures ciblées, financé à hauteur de 26,6 milliards FCFA (BAD à 90%) depuis 2022. Il comporte 3 composantes.
Composante A : Infrastructures. La construction d’un bassin d’écrêtage des crues (2 ha) et un canal de 600 ml sur la rivière Djoungolo. La construction d’un dalot (3×2 m, 40 ml) face à l’avenue Charles Atangana. L’élargissement des berges de la rivière Abiergué (1×2 voies, 860 m) avec raccord rue Sapeur Mokolo. La réhabilitation de la rue du Mfoundi (600 ml, carrefour SNI au Collège Montesquieu) ; l’aménagement d’une place à vivre sur les berges Ewoué face marché Mvog-Ada ; le curage du centre-ville, Avenue Kennedy, Boulevard 20 Mai. L’aménagement des plateformes de pré-collecte des déchets ; la maîtrise d’œuvre drainage/voirie.
Composante B : Renforcement institutionnel. Il s’agit des études de réhabilitation des ouvrages hydrauliques ; de la fourniture des engins pour CUY et les 7 CAY (7 camions ont déjà été mis à la disposition des mairies) ; la fourniture des bacs à ordures, des équipements aux OSC (tricycles, EPI). Du développement du Système hydrométéo IRGM et des alertes précoces climatique.
Composante C : Gestion/Équipement et fonctionnement Cellule de gestion.
3-03-2026 |
100 poubelles de tri sélectif et des cages de collecte de bouteilles plastiques ont été officiellement remises, ce lundi 2 mars 2026, à l’École Publique de Ngousso, dans la Commune d’arrondissement de Yaoundé 5. La cérémonie était présidée par le représentant de Madame le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, M. François OSSAMA, Conseiller Technique n°2, en présence du Maire de Yaoundé 5 et de la Cheffe de projet de la Plateforme Urbaine au Cameroun.
Cette activité s’inscrit dans le cadre d’une série d’actions entreprises par le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (construction d’infrastructures, dotations des Communes en matériels professionnels d’hygiène et salubrité, élaboration de cadres politiques, stratégiques et normatifs, etc.), en liaison étroite avec les CTD qui en sont les principaux bénéficiaires, pour mettre en Å“uvre les recommandations des Etats Généraux sur la gestion des déchets, tenus en mai 2025 à Yaoundé. Ces assises avaient identifié la lutte contre l’incivisme et le changement de comportement comme des clés essentielles pour parvenir à des villes propres et saines.
C’est dans cette perspective que le Projet Plateforme Urbaine au Cameroun, financé par l’Union Européenne et placé sous la Tutelle du MINHDU, a lancé un Programme d’éducation environnementale axé sur la gestion des déchets solides municipaux. Déployé dans sa phase pilote dans la Commune de Yaoundé 5, le programme vise à renforcer l’éducation environnementale auprès des élèves, des enseignants et des communautés et à promouvoir le tri à la source qui est un préalable à une gestion plus optimale des déchets, et surtout au développement de l’économie circulaire.
La première phase de ce programme, lancée par Mme le Ministre de l’Habitat et du Développement urbain en décembre 2025, en présence de la Secrétaire d’Etat à l’Education de base, a permis l’organisation de 14 ateliers pratiques et la sensibilisation de 3 090 personnes, dont 2 500 enfants et 590 adultes. En outre, des guides pédagogiques sont en cours d’élaboration en vue de leur l’intégration dans les curricula scolaires. La remise officielle de 100 poubelles de tri sélectif et cages de collecte de bouteilles plastiques de ce jour conforte donc ces acquis et cette dynamique. Il s’agit après la sensibilisation, de passer à l’action concrète, de la théorie à la pratique, et d’encourager l’engagement des élèves et enseignants à travers l’installation d’équipements durables.
En effet, comme l’a relevé la Cheffe du Projet Plateforme Urbaine, les élèves représentent l’avenir de nos villes. En les initiant dès le plus jeune âge aux gestes écoresponsables, ils sont préparés à un changement durable des comportements. Et parce que l’on apprend mieux en pratiquant, la mise à disposition de ces équipements permet de transformer la sensibilisation en actions concrètes au quotidien. La remise des poubelles de tri sélectif et des cages de collecte marque ainsi le passage de la théorie à la pratique. L’école devient un véritable espace d’apprentissage citoyen et un relais de bonnes pratiques vers les familles et les quartiers.
Le représentant de Madame le Ministre a, pour sa part, souligné le rôle central de l’école dans l’ancrage d’une véritable culture de la propreté dans tous les espaces de vie. Il a invité les responsables d’établissement à faire un usage optimal du matériel reçu, afin de faire de chaque élève un acteur conscient et engagé dans le maintien de la salubrité.
Lieu de transmission du savoir, de construction des valeurs et de socialisation, l’école constitue un levier essentiel pour ancrer, dès le plus jeune âge, les bonnes pratiques de gestion des déchets dans le quotidien des élèves, des familles et des enseignants. Le Conseiller Technique a achevé son propos en réitérant aux élèves l’appel maternel que leur avait lancé Mme le Ministre lors du lancement de la Campagne de sensibilisation et d’éducation à la gestion adéquate des déchets le 08 décembre 2025 : « Mes chers enfants, soyez les véritables ambassadeurs des villes propres et saines. Par votre respect de la nature, et des espaces publics que vous vous êtes engagés à ne plus voir comme des dépotoirs des déchets, vous portez l’espoir d’une nouvelle génération habitée pleinement par la culture de la propreté qui fera de nos villes des espaces sains et de bien-être ».
13-02-2026 |
Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain a présidé la cérémonie solennelle de remise des clés à de nouveaux acquéreurs des logements sociaux à Mbanga Bakoko, à Douala, ce 12 février 2026. Cinquante-sept nouveaux acquéreurs étaient les heureux bénéficiaires du jour.
Il s’agit de marquer une étape décisive dans la mise en Å“uvre de la politique nationale de l’habitat, impulsée par le Président Paul Biya, SEM Paul Biya. Ce vaste programme gouvernemental prévoit la construction de 10 000 logements sociaux et l’aménagement de 50 000 parcelles constructibles, visant à réduire le déficit en logements et à promouvoir un accès décent au logement pour les Camerounais. L’événement, hautement symbolique, a permis à de nouveaux acquéreurs de recevoir les clés de leur logement, portant le total des logements achevés dans la phase pilote à 1 130 sur 1 675 prévus. Sur le site de Mbanga Bakoko, 670 logements sont déjà livrés, avec 40 supplémentaires attendus d’ici mars et 30 autres en avril. Il est important de souligner qu’avec le PLANUT Habitat, le programme chinois et les logements des PME, c’est un total de 3 585 logements déjà achevés ; depuis le lancement des remises des clés, près de 3 000 familles sont logées de façon décente.
Pour cette 13ᵉ cérémonie du genre, dont la huitième à Mbanga Bakoko, Célestine Ketcha Courtès a rappelé son engagement pris en 2018 : à son arrivée, seuls 420 logements étaient achevés depuis le lancement du projet pilote en 2009. « Je l’avais promis, et c’est désormais devenu un rendez-vous régulier », a-t-elle déclaré, annonçant son retour imminent sur le site pour de nouvelles remises. Surmontant les obstacles pour une relance réussie, malgré des difficultés initiales liées à la faible capacité de certaines PME locales, le gouvernement a relancé les travaux en contractualisant de nouvelles entreprises aux performances avérées, grâce à des accords exceptionnels du Ministre des Marchés publics. Des réflexions avec le Ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières ont aussi avancé sur les titres de propriété, avec une priorité pour leur délivrance effective en 2026. Le MINHDU a salué les efforts des directeurs généraux de la SIC, MAETUR, CFC et LABOGENIE, tout en interpellant ENEO et CAMWATER pour plus de célérité dans les branchements. Elle a exhorté les équipes multidisciplinaires à persévérer et invité les habitants installés à accueillir les nouveaux acquéreurs dans un esprit de convivialité, en respectant les règlements de copropriété. Dans leurs prises de parole, Ngo Epoupé Raphaël, président du Comité de Développement de la cité de Mbanga Bakoko, a une fois de plus remercié le Chef de l’État à travers le MINHDU pour toutes les sollicitudes dont ils bénéficient depuis leur installation. Lors d’une autre mission instruite par le MINHDU, une somme de 500 000 FCFA leur a été remise comme contribution du Ministre pour rafraîchir les murs d’un bâtiment témoin, afin de contribuer à maintenir l’éclat de cette nouvelle ville. En ce qui concerne les nouveaux acquéreurs, dont Madame Ndomo Adessa était la porte-parole, leurs remerciements ont été adressés au Président de la République pour le respect de sa parole : malgré l’attente, ils ont enfin les clés de leur logement. Cette cérémonie illustre la détermination du gouvernement à concrétiser la vision du Président de la République, SEM Paul Biya, d’offrir « à chaque citoyen camerounais un toit décent pour loger sa famille ». Au-delà des briques et du mortier, elle symbolise une justice sociale en marche, transformant des années d’attente en joie palpable pour des milliers de familles. L’année 2026 s’annonce comme celle de l’accélération, avec des titres fonciers et une urbanisation plus inclusive.
Entre les deux cérémonies, à savoir le lancement du Budget d’Investissement Public à travers les crédits transférés aux CTD et la cérémonie de remise des clés à Mbanga Bakoko, le MINHDU a visité certains travaux de voirie en cours ou achevés dans le cadre du Programme « Douala intra-muros sans nids de poule ». Au-delà des travaux de voirie réalisés dans le cadre du BIP MINHDU ou du Fonds routier, la capitale économique a bénéficié de plusieurs kilomètres de voirie grâce au Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR) qui s’est achevé en juin 2026. Tandis qu’avec le Projet de Mobilité Urbaine de Douala (PMUD) qui s’implante et le Projet Villes et Gestion Foncière Durable (PVGFD) qui succède au PDVIR, des projets qui bénéficient d’un financement de la Banque mondiale, c’est un nouveau paysage de la mobilité urbaine de la ville de Douala qui est en gestation.