Le ministre de l’Habitat et du Développement urbain (MINHDU) a présidé ce mardi 3 février 2026 la Conférence annuelle des services centraux et déconcentrés, dans l’amphithéâtre de l’ENAM. Cette journée de réflexion, qui marque traditionnellement le coup d’envoi de l’année au ministère, s’est déroulée sous le thème « Amélioration de la Mobilité Urbaine : Priorité du MINHDU à l’entame du Septennat des Grandes Espérances ».
En présence de plusieurs membres de gouvernement (MINTP, MINEPAT, MINFOPRA, MINMAP, MINPMEESA, MINDEL MINJUSTICE), le Ministre a réaffirmé la loyauté indéfectible du ministère au Chef de l’Etat, SEM Paul Biya, réélu le 12 octobre 2025, saluant ses acquis comme socle des « Belles et Grandes Espérances » pour les villes camerounaises. Fidèle à la vision présidentielle, le MINHDU a passé en revue, dans son allocution d’ouverture, les infrastructures structurantes achevées ou en cours : le PDVIR (terminé le 30 juin 2025, 93,6 milliards FCFA de la Banque mondiale, 31,5 km de voiries pour 650 000 bénéficiaires à Yaoundé, Douala,Kumba, Batouri, Ngaoundéré et Kousséri ; le PVGFD (lancé le 21 janvier 2026, 121 milliards FCFA, 24,5 km de voiries à Douala et Yaoundé ; Yaoundé Cœur de Ville (50 milliards FCFA de l’AFD), tunnels et carrefours rénovés) à Mvan , Elig Effa; C2D Capitales Régionales (13 km réhabilités à Maroua, en cours à Bamenda, 2 350 jeunes formés via HIMO) ; PMUD (261 milliards FCFA pour Douala) ; bus électriques à Garoua ; et assainissement via Projet de lutte contre les inondations à Douala et Yaoundé (PLIDY) (101 milliards FCFA) et PCADY. Ces avancées, a martelé le MINHDU, prouvent que « le Chef de l’Etat fait ce qu’il dit, réalise ce qu’il promet ».
Saluant la solidarité gouvernementale incarnée par la présence de ministres malgré agendas chargés, et l’appui des partenaires (Banque mondiale, AFD, UE), le Ministre a insisté sur l’urbanisation galopante qui exige de redoubler d’efforts face à la congestion et à la rareté des ressources. Répondant au Message à la Nation du 31 décembre 2025, le MINHDU se fixe six objectifs concrets : diagnostic des dysfonctionnements, partage de projets, tableau de bord chronométré, opérations urgentes, solutions intégrées et financements innovants, alignés sur les ODD, la SND30 et la cible femmes/jeunes du Septennat.
Priorité aux jeunes et femmes, Célestine Ketcha Courtès prescrit l’intégration systématique de l’approche HIMO (décret 2014/0611/PM) dans les marchés, études et formations, avec sensibilisation accrue, sur recommandation du MINEPAT. « Changeons notre façon de faire pour des résultats visibles, au rythme budgétaire », a-t-elle lancé, appelant à une planification stratégique pour transformer les villes en « chantiers de rénovation ».
Cette conférence n’est pas un rituel : c’est l’engagement solennel du MINHDU à hisser la mobilité urbaine au rang de priorité nationale, au service des Grandes Espérances de SEM Paul Biya. Les responsables déconcentrés, mobilisés, porteront cette dynamique jusqu’aux populations, prouvant que le Cameroun avance résolument vers des villes durables et inclusives.
Projets phares : budgets et avancées clés
Cette conférence met en lumière plusieurs initiatives structurantes du MINHDU, soutenues par un budget 2026 de 168,865 milliards FCFA (dont 140 milliards en capital), priorisant la mobilité urbaine avec un montant de 113 milliards fcf. Voici les détails essentiels :
Projets
Descriptions et objectifs principaux
Budget/Etendue
Avancées récentes
Villes et Gestion Foncière Durable (PVGFD)
Renforce la résilience urbaine et la gestion foncière à Yaoundé/Douala via aménagement intelligent, administration des terrains et réponse climatique ; impact sur 2,1 millions de bénéficiaires.
Phase active lancée fin 2025, succédant au PDVIR ; maturation validée mai 2025 Lancé en janvier 2026.
Mobilité Urbaine de Douala (PMUD)
Améliore la mobilité via BRT (28 km), 80 km de routes, échangeur Ndokoti ; capacité 500-600 000 usagers/jour ; inclut renforcement institutionnel et réinstallation.
Financé par Banque mondiale.
Lancé septembre 2025 ; priorité fluidité économique inclusive.
Cœur de Ville (Yaoundé)
Améliore la mobilité via la réhabilitation des carrefours/tunnels (aménagement Mvan, Mvog Beti, Mokolo, gare routière), cheminements piétons, pépinière urbaine ; appui C2D-France.
43,6 milliards FCFA
Évaluation janvier 2026 ; travaux Razel en cours sur tronçons prioritaires.
Projets transférés aux CTD
Transfert de crédits pour voiries et autres aménagements urbains compétences décentralisées ; 145 communes en 2026.
9 milliards FCFA.
Lancement officiel effectif; renforce la gestion locale.
Budget Infrastructure Urbaine
Finance la réhabilitation des réseaux routiers urbains critiques.
Intégré aux 168 milliards FCFA 2026 (ex. 157 milliards en 2025).
Priorité 2026 pour productivité économique.
Tronçon 3 Voie de Contournement Yaoundé
Décongestionne Yaoundé (92 km total boucle) ; direction ouest vers Nyom/Yégéassi.
Ces projets s’inscrivent en droite ligne avec les instructions du Chef de l’État du 31 décembre 2025 pour un programme spécial routier. L’amélioration de la mobilité urbaine émerge comme urgence stratégique pour l’attractivité, l’inclusion et la durabilité des villes.
Le lancement officiel du BIP-MINHDU, le 30 janvier 2026 à Garoua pour la mise en œuvre des compétences transféré au titre de l’exercice budgétaire 2026 dans les Régions de l’Adamaoua du Nord et de l’Extrême Nord a été l’occasion pour le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain à travers son représentant personnel le Pr Mathurin Nna Secrétaire général du MINHDU, d’appeler les magistrats municipaux à une réalisation sereine et accélérée des projets à eux confiés dans le cadre des crédits transférés. Des crédits qui serviront entre autres à : l’éclairage public, la réalisation d’opérations d’aménagement d’intérêts communautaires, la réhabilitation et la gestion des espaces, l’élaboration des documents d’urbanisme, la création et l’entretien des voiries municipales ainsi que la réalisation des travaux connexes.
Les ressources financières transférées aux Collectivités Territoriales Décentralisées, pour le compte de l’exercice 2026, s’élèvent à neuf milliards de F CFA, soit 145 communes bénéficiaires, dont 1 897 000 000 F CFA pour la Grande Zone Nord de notre pays et qui serviront à accompagner le développement de 38 communes. Le Ministre Célestine Ketcha Courtès appelle au sens de responsabilité des maires et leur demande de corriger les imperfections constatées en 2025, dans la mise en œuvre de ces projets dont certains sont tombés en forclusion. Comme causes de ces échecs, il a été relevé : les retards liés à la passation des marchés, la faible voire la mauvaise collaboration qui existe entre les acteurs dans le suivi de ces projets ; le retard dans la mise à disposition des autorisations d’engagements et aux procédures de délocalisation des projets et de modification de l’objet du projet, ainsi que l’exclusion dans certains cas des délégués départementaux du MINHDU qui assurent la remonté de l’information en vue de la résolution en temps réel des problèmes éventuels. Le MINHDU en appelle à une meilleure et plus grande collaboration des délégués régionaux du MINMAP, MINFI, MINEPAT et MINDDEVEL, notamment s’agissant des diligences en matière de passation des marchés, des garanties apportées aux maires relativement à l’édition des autorisations d’engagement dont le retard entraîne le retard dans processus de passation des marchés.
Aux maires, le Ministre Célestine Ketcha Courtès rappelle que c’est à eux d’impulser le développement local durable comme énoncé dans la loi portant le Code Général des collectivités territoriales décentralisées promulguée le 24 décembre en 2019. Ils sont au cœur de l’action publique notamment en matière de planification, d’urbanisme et d’habitat. Elle les appelle à toujours anticiper les éventuels blocages et leur demande de lancer dès le début de chaque année budgétaire, les procédures de passation des marchés. Tout comme elle les exhorte à toujours rendre compte en temps réel des difficultés sur le terrain. Le Ministre prescrit également l’encadrement des entreprises adjudicatrices des marchés. En citant le Chef de l’Etat dans son message à la Nation le 31 décembre 2025, le Ministre insiste sur une cause nationale à savoir : améliorer les conditions de vie des populations via une exécution rigoureuse. À Garoua, Ngaoundéré et Maroua, “les promesses doivent devenir actions tangibles” a -t-elle rappelée.
Le Ministre de l’Habitat et du Développement urbain accompagné de Monsieur l’Ambassadeur de France au Cameroun, Son Excellence 𝐒𝐲𝐥𝐯𝐚𝐢𝐧 𝐑𝐢𝐪𝐮𝐢𝐞𝐫, a effectué, ce 27 janvier 2026, une visite d’inspection et d’évaluation des chantiers du projet « Yaoundé cœur de ville » et des travaux de réhabilitation des voiries structurantes dans certains quartiers de la cité capitale.
Cette visite avait pour objectifs de :
Procéder à une inspection technique rigoureuse du niveau d’avancement physique des travaux (actuellement évalué à 12% pour la composante structurante).
Évaluer les contraintes opérationnelles, notamment les retards liés à la libération des emprises et à la mise en œuvre du Plan d’Action de Réinstallation du projet YCV (PAR).
Prescrire des orientations stratégiques et opérationnelles pour garantir le respect des délais contractuels.
A l’issue de cette descente, des recommandations ont été formulées, à savoir :
Les entreprises doivent élaborer et transmettre leurs plannings d’achèvement des travaux ;
Les entreprises sont invitées à intensifier la signalisation temporaire des chantiers avec les différents panneaux usuels, à savoir : les panneaux de prescription, les panneaux de danger, les panneaux de travaux et les panneaux d’indication.
Les maires sont priés de sensibiliser les populations pour une meilleure appropriation des travaux ainsi que le maintien de l’état de salubrité après les travaux ;
Le Gouverneur de la Région du Centre et les Préfets sont chargés de veiller, en liaison avec les Forces de Maintien de l’ordre à la gestion du trafic pendant des travaux afin de diminuer les risques d’embouteillages.
Pour rappel, dans l’optique de moderniser la physionomie urbaine et d’optimiser la mobilité au sein de la capitale, le Gouvernement de la République du Cameroun, en application des hautes directives du Président de la République, à travers le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU), a initié un vaste programme de restructuration des infrastructures routières. Ce programme vise à pallier la dégradation avancée de certains axes névralgiques qui entravent la fluidité du trafic et compromettent la sécurité des usagers.
Le projet « Yaoundé Cœur de Ville » (YCDV) constitue la pierre angulaire de cette stratégie, bénéficiant d’un appui structurel via le Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) en partenariat avec la France.
Présentation du Programme « Yaoundé Cœur de Ville »
Le programme YCDV est structuré autour de deux composantes majeures visant une transformation profonde et durable de l’écosystème urbain :
Composante 1 : Travaux Structurants (Aménagements de grande envergure) Ce volet, confié au Groupement RAZEL CAMEROUN SA / RAZEL BEC SAS pour un montant global de 35 889 337 566 FCFA TTC et un délai d’exécution de 30 mois, cible les points de congestion majeurs de la cité.
Pôle Mvan : Réaménagement complet du carrefour avec mise en place de feux de signalisation et requalification des rues adjacentes (8.078, 8.055, 8.162) en 2×2 voies sur des linéaires significatifs. Il comprend également la construction d’une gare routière moderne de 2 hectares incluant 1 500 m² de bâtiments.
Pôle Elig-Effa / Messa : Réalisation d’un passage souterrain à gabarit réduit de 123 mètres de long sous la rue 2.700, aménagement d’un giratoire et d’un square urbain paysager de 3 000 m². Une nouvelle gare routière de 8 500 m² remplacera l’existante pour rationaliser le transport vers l’Ouest.
Composante 2 : Actions à Impacts Rapides (Aménagements de proximité) D’un montant de 3 085 098 390 FCFA TTC, cette composante exécutée par RAZEL CAMEROUN vise des résultats immédiats sur la fluidité et le confort des citadins.
Optimisation des carrefours : Travaux d’aménagement léger aux carrefours Awaé Escalier et Sous-Manguier, incluant la réfection de la chaussée, l’assainissement, et l’installation de signalisation lumineuse tricolore.
Infrastructures de transport artisanal : Aménagement de terminus et d’arrêts minibus sur la rue Marcel Jezouin (Trésor) et l’avenue Mvog Fouda Ada (SOA), dotés de quais, d’auvents et de blocs sanitaires.
Approche Participative : Mise en œuvre de cheminements piétons et d’accès sécurisés aux établissements scolaires via une méthodologie de « Pépinière Urbaine » impliquant les populations locales.
Travaux de réhabilitation du tronçon « Entrée Hôpital Central – Carrefour Messa –Marché Mokolo » et du tronçon« Carrefour Entrée Résidence PM – Entrée arrière ENAM – Intersection Rue quartier Général » par l’entreprise RAZEL.
Ledit projet en cours d’exécution connait un taux d’exécution de 37% sur la tranche ferme. Ce sont des tronçons de voie dont la réhabilitation contribuera à faciliter la mobilité et changer l’image de la ville de Yaoundé.
Le Projet pilote de construction des points de regroupement des déchets dans la ville de Yaoundé
Une enveloppe de 1 100 000 000 FCFA avait été allouée à la construction des points modernes de regroupement des déchets dans la ville de Yaoundé. Cette enveloppe a été répartie comme suit:
100 000 000 FCFA en gestion centrale pour la construction de 03 refuges modernes et 02 abris bacs (marché Etoudi, marché Mokolo, Ahala-Santa Lucia, Immeubles Ministériels N°1 et N°2) ;
1 000 000 000 FCFA transféré au Délégué Régional MINHDU/Centre par délégation ponctuelle pour l’exécution des travaux de construction des points de regroupement des déchets dans les sept (07) Communes d’Arrondissement de Yaoundé suivant la décision n°0138/E/2/D/MINHDU/SG/DAG/SDBMM/SBM du 23 avril 2025.
Pour ce qui est des travaux exécutés en gestion centrale par le groupement PREST-QUA-SUP/ESCOM pour un délai initial de 4 mois, le taux d’exécution à date est de 49% contre une consommation des délais de 150%. Au regard de ce retard, une lettre d’observation et une mise en demeure ont été servies à l’entreprise. A ce jour, il convient de relever que les travaux ont repris sur le terrain par la suite de travaux d’exécution du refuge d’Ahala et le démarrage du refuge de Mokolo.
En définitive, le projet Yaoundé Cœur de Ville agit comme une intervention chirurgicale sur le système circulatoire de la capitale. La Composante 1 représente la reconstruction des “artères principales” (carrefours et tunnels) pour assurer un flux massif et pérenne, tandis que la Composante 2 s’apparente à des “soins de premiers secours” (aménagements rapides) pour soulager immédiatement la congestion dans les quartiers et améliorer le quotidien des usagers.
Le ministre de l’Habitat et du Développement urbain a présidé, le lundi 26 janvier 2026, la cérémonie de rétrocession des balayeuses mécaniques aux Communes de Yaoundé 1er et Yaoundé 5ème.
Une rétrocession qui participe au renforcement des capacités opérationnelles des Collectivités Territoriales Décentralisées en matière d’hygiène et de salubrité publique, et s’inscrivant dans une dynamique qui sera progressivement étendue à toutes les communes des grandes villes camerounaises.
Ces équipements modernes sont destinés à contribuer efficacement au rehaussement du niveau de propreté des voies publiques, à l’amélioration de la physionomie générale de la ville et, in fine, au bien-être des populations.
Dans son discours, Célestine Ketcha Courtès a appelé les Maires bénéficiaires à en faire un usage rationnel, optimal et responsable, en veillant à leur entretien régulier, afin d’en garantir la durabilité et l’efficacité dans le temps.
Cette cérémonie de rétrocession représente un acte fort qui illustre l’engagement constant du Gouvernement à améliorer durablement le cadre de vie des populations. Elle intervient dans une perspective de résolution progressive et durable des crises d’insalubrité et l’assainissement effectif des villes camerounaises. Par ailleurs, cette responsabilité est partagée entre les administrations gouvernementales, les Collectivités Territoriales Décentralisées, le secteur privé, la société civile, les partenaires au développement et, surtout, les populations elles-mêmes, dont les comportements restent déterminants.
Madame le MINHDU a tenu à saluer les efforts déployés par les autres administrations sectorielles pour la mise en œuvre de la Feuille de Route issue des Etats généraux sur la gestion des ressources en déchets, pour des villes propres et prospères. Notamment, les actions engagées par Monsieur le Ministre de l’Administration Territoriale, visant à renforcer l’accompagnement des municipalités par les autorités administratives et à assurer l’application effective des mesures et sanctions prévues par les textes.
Il convient d’ajouter que les Communes, tel qu’il a été conclu à l’issue des Etats Généraux, sont les entités à qui incombe, au premier chef, la mission opérationnelle du maintien de la salubrité des espaces publics. En outre, le renforcement des capacités des autorités locales en matière d’assainissement s’inscrit en droite ligne avec les ODD, ainsi qu’avec la SND30 et la vision du Président de la République, S.E. Paul BIYA, pour un Cameroun émergent, inclusif et respectueux de son environnement.
ACTIVITES DU MINHDU DANS LES DOMAINES DE L’HYGIENE ET DE LA SALUBRITE
Cette cérémonie de rétrocession est une articulation d’un processus entamé depuis longtemps au Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain. Rappelons qu’au regard de la persistance des crises d’insalubrité en milieu urbain, le MINHDU en collaboration avec les administrations concernées a engagé un vaste chantier qui permettra à terme d’adresserles limites du système actuel de gestion des déchets urbains, dans ses composantes institutionnelles, juridiques, financières, techniques et sociales. Pour ce qui est de l’amélioration de la gouvernance, notamment en ce qui concerne le cadre institutionnel, juridique et stratégique.
Etats Généraux sur la gestion des ressources en déchets
Le MINHDU a dans un premier temps mis l’accent sur l’organisation des concertations entre les acteurs du secteur conformément à sa mission de coordination de la gestion des déchets en milieu urbain.
C’est dans ce sillage que le MINHDU et le MINDDEVEL ont coorganisé les Etats généraux sur la gestion des ressources en déchets en mai 2025. Cette concertation nationale visait, à travers une approche participative, à créer une prise de conscience collective à partir desquelles émergent des solutions durables pour redonner une image reluisante à nos villes.
Trois principaux extrants ont été obtenus à l’issue de ces assises à savoir :
Le diagnostic approfondi de la récurrence de la crise des déchets
La Feuille de Route pour des villes propres et prospères grâce à leurs ressources en déchets ;
Le portefeuille de projets présentés aux Etats Généraux et recommandés aux Gouvernement, aux CTD et aux partenaires au développement.
Compte tenu des limites d’ordre juridique, un avant-projet deloi sur la propreté des villes a été élaboré sur la base d’un diagnostic robuste, afin de mettre à jour les mesures et les sanctions nécessaires au maintien de la salubrité en milieu urbain. Ledit avant-projet de loi a été examiné par les administrations sectorielles concernées en décembre 2025 au cours d’un atelier.
Afin de renforcer le cadre stratégique de ce sous-secteur, conformément à sa mission relative à la participation à l’élaboration des politique et stratégie en matière d’hygiène et de salubrité, l’élaboration de la politique et la stratégie nationale en faveur de l’hygiène, la salubrité et la gestion des déchets ménagers a été initiée en 2025. L’examen du rapport diagnostic est prévu en février 2025.
En outre, il convient de préciser que la Feuille de Route précédemment citée est à ce jour, l’un des documents qui orientent l’élaboration de cette politique, car ladite Feuille de Route comporte un plan d’actions qui prend en compte tous les aspects de la problématique observée.
Appui aux CTD, aux OSC et comités de quartiers
Toujours dans le cadre de l’amélioration de la planification, le MINHDU a apporté un appui technique aux communes en vue de l’élaboration de leurs plans communaux de gestion des déchets. A date, une centaine de plans sont élaborés.
Pour ce qui est du renforcement des capacités opérationnelles, un programme de construction des infrastructures de gestion des déchets a été préparé afin de combler le déficit observé. La phase pilote a démarré en 2025 à Yaoundé par la construction des plateformes de regroupement. Elle se poursuivra en 2026 par la construction du 1er centre de transfert de Yaoundé et la construction des plateformes de regroupement dans les autres villes.
En vue du développement de l’économie circulaire, le MINHDU s’est attelé à la formation des OSC et des comités de quartiers sur la valorisation des déchets et les emplois verts.
Afin de renforcer l’implication des acteurs urbains en général et des populations en particulier, dans l’entretien du cadre de vie, le MINHDU sous la conduite éclairée de Madame Célestine KETCHA COURTES, et suivant les instructions du Premier Ministre Chef du Gouvernement prescrivant la réactivation de la campagne nationale d’hygiène et de salubrité, a initié l’initiative « Concours villes propres ».
Cette campagne d’hygiène et de salubrité qui vise à récompenser les communes les plus propres afin de susciter l’émulation, permet chaque année de rehausser la prise de conscience et de renforcer la mobilisation citoyenne en faveur de l’assainissement et l’embellissement urbain.
Toujours dans l’objectif de rehausser la prise de conscience, l’éducation environnementale axée sur la salubrité publique et la gestion des déchets est systématiquement intégrée dans les projets d’assainissement.
Dans ce sillage, une campagne pilote d’éducation sur la gestion durable des déchets ménagers a été organisée dans la Commune d’Arrondissement de Yaoundé 5 dans le cadre du projet Plateforme Urbaine au Cameroun.
L’appui à la création des comités de quartiers et le renforcement de leurs capacités est également l’une des actions réalisées pour renforcer la mobilisation citoyenne en faveur de l’assainissement.
En somme :
Le maintien de la salubrité est une problématique urbaine au centre des préoccupations gouvernementales
Des actions sont engagées en vue de la mise en œuvre des solutions durables qui adresseront les limites du système actuel en prenant en compte toutes les dimensions du problème (aspects juridiques, institutionnels, financiers, technique, opérationnel, …)
Pendant que l’implémentation des solutions à moyen et long terme suit son cours, il sera nécessaire d’intensifier les actions urgentes telles que les opérations « coups de poing ».
Le Projet Villes et Gestion Foncière Durable (PVGFD), piloté par le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU), marque une étape décisive dans la vision d’émergence du Cameroun portée par le Président de la République. Financé à hauteur de 200 millions de dollars par l’Association Internationale de Développement (IDA), équivalent à environ 120 milliards de FCFA, ce projet s’aligne parfaitement sur la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30) et le Programme National de Modernisation des Villes (PNMV).
Quatre Piliers pour une Transformation Systémique
Structuré autour d’infrastructures transformatrices (170 M$), de la gouvernance foncière modernisée (20 M$), d’un appui institutionnel (10 M$) et d’un mécanisme de contingence, le PVGFD réforme en profondeur l’accès aux services urbains et la sécurité foncière. À Douala, dans les 3e et 5e arrondissements, 11,5 km de voiries et 10 km de drains renforcent la mobilité et la résilience environnementale via des Solutions Fondées sur la Nature (SFN). À Yaoundé, les communes 2, 4, 6 et 7 bénéficient de boucles routières 2×2 voies, de marchés certifiés EDGE et de centres anti-VBG.
Innovation Foncière et Synergies Publiques
Le projet introduit le Certificat de possession des droits fonciers coutumiers et opérationnalise la Loi sur la copropriété, numérisant 200 000 dossiers dans les deux métropoles. Intégré aux initiatives comme Cœurs de Ville, PCADY et PMUD, il crée une masse critique d’investissements via une plateforme de coordination, capitalisant sur les succès du PDVIR clôturé en 2025.
Pérennité et Culture de la Maintenance
Au-delà des chantiers, un programme pilote d’entretien routier transfère compétences et ressources aux Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD), assurant la durabilité des infrastructures. Ce levier de résilience climatique et d’inclusion sociale positionne le PVGFD comme un contrat renouvelé entre l’État et ses citoyens, pour des villes modernes et inclusives dès 2026.
Sous la co-présidence prestigieuse du Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU), du Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement Supérieur et du Ministre de la Femme et de la Famille, s’est ouverte ce mardi 13 janvier 2026 à l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique à Yaoundé, la première session de l’initiative Urban’Her, une initiative novatrice dédiée au leadership féminin dans les métiers de la ville. Née dans le cadre du Projet Plateforme Urbaine au Cameroun (PUC), mis en œuvre par Expertise France avec l’appui de l’Union Européenne, cette session marque un tournant dans la transformation durable des territoires camerounais.
Urban’Her s’inscrit dans la dynamique de la Plateforme Nationale des Acteurs de l’Urbain (PNAU), qui réunit écoles, institutions publiques, partenaires multilatéraux et société civile. Pensé comme un espace d’apprentissage, d’échange et d’inspiration, le programme cible des étudiantes issues de l’Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publiques (ENSTP), de Ecole Supérieure Spéciale d’Architecture du Cameroun (ESSACA) et de l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé (ENSPY).
La présente session repose sur un cours interdisciplinaire de trois heures, structuré en trois « escales », il invite ces futures professionnelles à un voyage intellectuel et pratique au cœur de la planification urbaine et territoriale.
L’objectif général est clair : faire découvrir la planification comme un processus global, interdisciplinaire et évolutif, reliant visions nationales et actions locales, tout en intégrant durabilité et innovation numérique. Les objectifs spécifiques incluent la compréhension du rôle stratégique de la planification face à l’urbanisation galopante, la pression foncière et les changements climatiques ; le lien entre grandes orientations et les outils locaux, ainsi que la maîtrise des innovations comme les Systèmes d’Information Géographique (SIG), le cadastre polyvalent ou la Plateforme Digitale Collaborative (PDC).
La structure du cours est limpide. La première escale pose les fondements : pourquoi planifier ? Elle met en lumière la complémentarité des métiers – urbanisme, ingénierie, architecture, géographie, économie, droit, sociologie – et illustre les principes de cohérence, durabilité et justice sociale, avec des exemples camerounais concrets comme les inondations ou les inégalités territoriales. Une comparaison régionale (Maroc, Rwanda, Sénégal) situe le Cameroun dans un mouvement continental.
La deuxième escale décortique les outils nationaux, locaux (POS, PDU) et leurs défis : urbanisation désordonnée, manque de coordination et passage laborieux du papier à l’opérationnel. La troisième ouvre sur l’innovation numérique, avec les outils PUC comme leviers de transparence et de participation citoyenne. Un exercice participatif invite les étudiantes à imaginer leur ville en 2050, avant une clôture inspirante : « L’avenir du Cameroun se dessine dès aujourd’hui, et vous en êtes les architectes. »
Au-delà d’un simple cours, Urban’Her est un acte d’empowerment affirmant la place des femmes dans la conception et la gestion urbaine.
La co-présidence des trois ministres ce 13 janvier souligne l’engagement de l’État à oeuvrer en droite ligne avec les hautes prescriptions du Président de la République SEM Paul Biya qui a fait de son nouveau Septennat celui des femmes et des jeunes. Pour une planification inclusive, alignée sur les ambitions du PUC et de la Plateforme Nationale des Acteurs de l’Urbain (PNAU), ces jeunes leaders sont prêtes à façonner des villes camerounaises viables et équitables.