26-10-2026 |
Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain a effectué, le vendredi 23 octobre 2026, une visite de travail dans la commune de Bangangté, dans le département du Ndé. Cette mission de suivi-évaluation porte sur les projets urbains financés par le Budget d’Investissement Public, sous l’égide du MINHDU, et par le Fonds Routier.
Sur le terrain, le MINHDU a voulu vérifier l’état d’avancement des chantiers, mesurer leur impact sur le quotidien des populations et relancer, là où cela s’avère nécessaire, l’exécution des travaux. Car au-delà des statistiques, ces interventions répondent à des besoins concrets : circuler plus facilement, traverser les quartiers en toute sécurité, accéder aux écoles, bénéficier d’un cadre assaini et disposer d’espaces de loisirs dignes.
Une ville en pleine transformation
Bangangté concentre l’essentiel des interventions du département. Plusieurs réalisations y sont déjà livrées : les aires de jeux, les voies d’accès aux lycées technique et classique, le carrefour Nassara–Carrefour EEC–Carrefour Bonne Chair–Inter route Bangoulap, ainsi que la bretelle desservant l’Hôtel Ngambia et le Lycée Technique. Ces ouvrages, achevés à 100%, désenclavent des zones stratégiques, fluidifient les déplacements et rapprochent les élèves de leurs établissements.
Le réseau d’assainissement et de voirie se renforce également. Les trois dalots de la route Madoum–Tetga–Tchamba, incluant l’aménagement de l’accès à l’école primaire de Madoum, sont achevés. Le dalot construit après la Chefferie Veuf Chemtchou atteint 70%, tandis que la réhabilitation des voiries urbaines en enduit superficiel tricouche progresse à 85%. Ces infrastructures protègent les axes routiers, réduisent les risques d’inondation et donnent à la ville une allure plus moderne.
D’autres chantiers poursuivent leur course. La réhabilitation du Centre d’Insertion des Jeunes de Bangangté a atteint 50%, son aire de jeux est aménagée et équipée à 88%, tandis que le pont de Bangang-Fokam, la route Mandja–Neukeum et le tronçon Pont Banekane–Chefferie supérieure avancent progressivement. Les ouvrages d’assainissement autour du Lycée Technique entrent en phase de mobilisation. Malgré des rythmes encore inégaux, l’ensemble traduit une ambition claire : faire de Bangangté une ville plus fonctionnelle, plus sûre et plus accueillante.
L’action publique au plus près des citoyens.
Ces réalisations ne relèvent pas du simple aménagement urbain. Elles incarnent la volonté du Gouvernement, sous l’impulsion du Chef de l’État, S.E.M. Paul BIYA, de rapprocher l’action publique des attentes réelles des populations. Se déplacer sans entrave, vivre dans un quartier assaini, accéder à une école ou à un centre de formation, profiter d’un espace de jeu : autant de besoins quotidiens que ces projets cherchent à satisfaire.
Dans le Ndé, cette politique se matérialise par des ponts, des dalots, des drains, des routes réhabilitées, des lampadaires solaires et des aires de jeux. Chaque ouvrage livré lève une contrainte du quotidien ; chaque tronçon ouvert améliore l’accès aux services essentiels ; chaque équipement réalisé crée de nouvelles opportunités sociales et économiques.
La visite du 23 octobre 2026 constitue ainsi une étape de contrôle, de stimulation et de redevabilité. Elle rappelle aux entreprises adjudicataires l’exigence de l’État : livrer des ouvrages de qualité, dans les délais convenus et au bénéfice effectif des populations. Pour les habitants de Bangangté, elle confirme que la transformation du Ndé n’est plus une promesse lointaine, mais une réalité visible, tronçon après tronçon, ouvrage après ouvrage.
5-10-2026 |
Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain a inauguré, ce jeudi, la Salle polyvalente de 1 000 places construite sur la rive droite du Mayo Kaliao, dans le cadre du Programme C2D « Urbain Capitales Régionales ».
Une infrastructure conçue comme un « cœur de vie communautaire » et un levier de cohésion sociale, culturelle et citoyenne pour toute la région de l’Extrême-Nord.
Une infrastructure structurante pour la vie culturelle et citoyenne
La nouvelle salle polyvalente ne se résume pas à un bâtiment : elle incarne une coopération franco-camerounaise active et une vision partagée de développement local. Destinée aux associations, établissements scolaires, institutions et habitants, elle offre un cadre moderne pour des activités culturelles, éducatives et civiques.
L’édifice comprend plusieurs espaces complémentaires :
- Un espace polyvalent de 906,82 m² en béton, modulable pour concerts, spectacles, conférences, projections et fêtes populaires ;
- Une scène moderne avec estrade, coulisses, loge, bureau et terrasse, accessible aux personnes à mobilité réduite et dotée d’un mur de projection de 6,50 m ;
- Deux locaux techniques pour la lumière, les projections et le pilotage audiovisuel ;
- Un hall d’accueil pour l’information, le contrôle et la sécurité ;
- Une coursive périphérique couverte, des blocs de toilettes (hommes, femmes, PMR), un bureau de gestion et un espace annexe avec parkings, parvis/jardin thématique et zones pour vendeurs saisonniers.
C2D Urbain Capitales Régionales : 30 milliards de FCFA d’investissements à Maroua
Dans sa deuxième phase, le Programme C2D Urbain Capitales Régionales, placé sous la tutelle du MINHDU, mobilise près de 30 milliards de FCFA d’investissements pour Maroua, avec des réalisations déjà visibles :
- 17,5 km de routes en béton compacté au rouleau et en pavés ouverts à la circulation ;
- La construction de la salle polyvalente de 1 000 places ;
- La modernisation du marché de Douggoï (118 boutiques et trois hangars couvrant 460 comptoirs, à 55%) ;
- L’extension du réseau CAMWATER et le branchement de 260 ménages à Pitoaré ;
- La construction de latrines scolaires dans 15 établissements publics ;
- La fourniture de 835 tables-bancs aux écoles primaires ;
- 2 054 mètres linéaires de voiries pavées (approche HIMO, partenariat BIT) ;
- L’insertion socio-professionnelle de jeunes ingénieurs et ouvriers locaux ;
- L’installation de bancs publics, de bacs à ordures et la plantation de 220 arbres.
Des équipements en cours d’achèvement complètent ce portefeuille : deux marchés secondaires (Pont Vert et Loumo Babba) pour plus de 120 commerçants, des espaces de grillades (Domayo, Fassao, Founangué), la réhabilitation de trois terrains multisports (jusqu’à 830 spectateurs) et plus de 350 candélabres solaires autonomes.
À venir : la réhabilitation d’infrastructures sportives de proximité (programme SPORCAP, > 1 milliard FCFA) et des études pour la stabilisation des berges du Mayo Kaliao.
PDVIR à Maroua : 7,5 milliards de FCFA pour des quartiers mieux connectés
En parallèle, le Projet de Développement des Villes Inclusives et Résilientes (PDVIR), piloté par le MINHDU avec l’appui de la Banque mondiale, cible sept villes dont Maroua. À Maroua, le coût total des investissements est évalué à 7,5 milliards de FCFA.
Lancés à Ouro Tchedé (Maroua 1er) en novembre 2024, les travaux de proximité du PDVIR portent sur :
- La réhabilitation des tronçons « Ouro Tchedé – Ziling », « Bawa – Carrefour Mongoroye », « Maison Justin – Maison colonel – École Publique Ziling » et « Collège Espoir – vers Mayo Kaliao », soit un linéaire global de 4 190 ml de voiries 2×1 voies ; 1 405 ml de drains ;
- 50 lampadaires photovoltaïques.
Le PDVIR vise prioritairement les résidents de quartiers sous-équipés, en améliorant la connectivité, l’assainissement et l’éclairage, et en accompagnant les compensations pour les populations riveraines (plus de 751 millions FCFA annoncés à Maroua).
Gestion et appropriation : un appel à l’entretien rigoureux
Lors de la cérémonie, le Ministre a invité le Maire de Maroua et les populations à faire « bon usage » de ces investissements, via un entretien rigoureux et une exploitation responsable. Une étude est en cours pour définir le mode de gestion le plus adapté à la salle polyvalente ; le Maire devra en tirer les conclusions pour recruter le futur prestataire et mettre l’infrastructure en exploitation sans délai. L’objectif : faire de ces ouvrages des leviers financiers pour la Communauté urbaine et des instruments de justice sociale.
Coopération et souveraineté : le C2D comme instrument politique
Le Ministre a présenté le C2D Urbain Capitales Régionales comme « plus qu’un mécanisme financier » : un instrument de souveraineté économique et de solidarité internationale, transformant une contrainte, le remboursement de la dette, en opportunité de développement durable et inclusif. Le MINHDU a salué l’engagement de la République française, représentée par le Directeur de l’Agence Française de Développement (AFD), ainsi que la mobilisation des autorités locales et des équipes techniques.
Au-delà des chiffres, le discours a porté un message politique clair : ces projets traduisent la volonté pour un Cameroun uni, « rangé derrière son Illustre Chef, Son Excellence Paul BIYA », et l’engagement du Gouvernement à soutenir « la fille du Renouveau » malgré les défis sécuritaires. Le Ministre a exhorté les populations à préserver et valoriser ces acquis pour les générations présentes et futures, avant de déclarer officiellement inaugurée la salle polyvalente de Maroua.
En bref
Salle polyvalente : 1 000 places, espace de 906,82 m², scène moderne, locaux techniques, hall, coursive, sanitaires PMR, bureau de gestion, parkings et parvis.
C2D Urbain (phase 2) à Maroua : ~30 milliards FCFA ; routes, marché de Douggoï, CAMWATER, écoles, HIMO, éclairage solaire, espaces sportifs.
PDVIR à Maroua : 7,5 milliards FCFA ; 4 190 ml de voiries, 1 405 ml de drains, 50 lampadaires photovoltaïques, compensations riverains.
Prochaines étapes : mode de gestion de la salle, SPORCAP (> 1 milliard FCFA), études Mayo Kaliao.
2-10-2026 |
À Maroua, la lutte contre l’insalubrité urbaine franchit une nouvelle étape. En marge de la Semaine nationale de l’Habitat, le Ministre de l’Habitat et du Développement urbain, Célestine Ketcha Courtès, a remis une balayeuse mécanique à la Communauté urbaine. Cette dotation vise à améliorer l’entretien des principales artères nouvellement aménagées dans le cadre du Programme C2D Urbain Capitales Régionales, des abords des marchés et des espaces publics, tout en renforçant les capacités locales de gestion des déchets.
Un équipement pour des villes plus propres
C’est devant les autorités administratives, municipales et traditionnelles que le Ministre a procédé à cette rétrocession, présentée comme un appui concret aux collectivités face à la pression sanitaire et environnementale liée à la croissance urbaine. Selon le Ministre Célestine Ketcha Courtès, la rapidité de l’expansion des villes camerounaises impose de renforcer les capacités de collecte et d’entretien de l’espace urbain, dans un contexte où les taux de collecte restent insuffisants dans les grandes agglomérations.
À Maroua, cet engin devra permettre d’intensifier le balayage des principaux axes routiers, des abords des marchés et des espaces publics, en complément des dispositifs existants de pré-collecte et de ramassage.
Déchets : d’une nuisance à une ressource
Au-delà de la dotation matérielle, le Ministre a réaffirmé l’orientation issue des États généraux sur la gestion des ressources en déchets urbains, tenus à Yaoundé les 6 et 7 mai 2025 : faire des déchets une ressource et non plus seulement une contrainte. Ces assises, co-organisées par le ministère de l’Habitat et du Développement urbain et celui de la Décentralisation et du Développement local, ont posé les bases d’une économie circulaire appliquée aux déchets ménagers et assimilés.
Dans cette logique, les déchets doivent être progressivement orientés vers des filières de valorisation : production de compost, récupération de matériaux recyclables, et, à terme, transformation en sources d’énergie.
Feuille de route : du cadre national à l’action locale
La remise de la balayeuse s’inscrit dans la mise en œuvre de la feuille de route issue de ces États généraux, qui décline un plan d’actions immédiates, à court et moyen terme pour structurer la gestion des déchets. Parmi les axes prioritaires figurent :
La structuration de la pré-collecte et l’amélioration des taux de collecte dans les communes ;
Le renforcement de la gouvernance locale et la contractualisation avec les opérateurs ;
La mise en place progressive d’infrastructures de transfert et de traitement adossées à l’économie circulaire (plateformes de regroupement, centres de transfert, sites de valorisation) ;
La mobilisation de financements dédiés, notamment via un compte d’affectation spéciale et des partenariats avec les bailleurs.
Pour la Communauté urbaine de Maroua, la traduction concrète de cette feuille de route passera par l’intégration de la nouvelle balayeuse dans un dispositif élargi : planification des tournées de nettoiement, coordination avec les services de pré-collecte, identification de sites de regroupement et, à terme, participation à des filières locales de valorisation des déchets.
Attentes : des résultats visibles sur le terrain
Reste maintenant à transformer cette dotation et ce cadre stratégique en améliorations tangibles pour les populations : rues régulièrement balayées, points noirs résorbés, espaces publics entretenus et, progressivement, déchets mieux triés et valorisés. C’est sur ces résultats concrets que se jugera, à Maroua comme ailleurs, la réussite de la politique nationale « Pour des villes propres et prospères grâce à leurs ressources en déchets ».
30-09-2026 |
Le Secrétaire Général du Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain, Pr Mathurin NNA, représentant Madame le Ministre, a présidé ce 28 septembre 2026 à Maroua, le point de presse marquant le lancement officiel de la 40e édition de la semaine de l’Habitat (JMH).
À cette occasion, il a donné lecture de la déclaration officielle, consacrée aux principaux enjeux de l’habitat et du développement urbain au Cameroun.
Placée sous le thème « Un logement décent pour tous », cette édition met l’accent sur la promotion d’un habitat digne et de villes durables, inclusives, intelligentes et résilientes. …thème national.
Le point de presse a également permis de présenter les principales activités de la Semaine de l’Habitat, notamment les tables rondes et sessions scientifiques, le Village de l’Habitat, les concours d’idées urbaines et d’architecture, ainsi que le Cinéma Urbain, l’une des innovations de cette édition.
14-09-2026 |
Le Gouvernement camerounais et ONU‑Habitat ont procédé, ce mardi 08 septembre 2026, au lancement officiel du Plan d’Action National pour le Développement des Villes Intelligentes au Cameroun, une initiative destinée à répondre aux défis d’une urbanisation accélérée par l’usage des technologies numériques, de l’innovation et d’une gouvernance modernisée.
Présidée conjointement par le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU), le Ministre des Postes et Télécommunications (MINPOSTEL), la Directrice Exécutive d’ONU‑Habitat en présence du Ministre des Petites et Moyennes Entreprises de l’Economie Sociale et Artisanale avec près de 100 participants ; autorités centrales et locales, partenaires techniques et financiers, représentants du secteur privé, universités et organisations de la société civile pour présenter la vision nationale, les axes stratégiques et les priorités opérationnelles du Plan.
La cérémonie vise à officialiser le Plan, partager la vision nationale de transformation urbaine numérique, sensibiliser les collectivités territoriales aux opportunités du dispositif et lancer la phase opérationnelle du programme. Parmi les résultats attendus figurent la présentation des axes stratégiques et des projets prioritaires, l’appropriation du cadre d’intervention par les collectivités territoriales et institutions nationales, ainsi que la mobilisation de partenaires techniques et financiers pour accompagner la mise en œuvre.
Une feuille de route pour les premières actions prioritaires à été diffusée à l’issue de l’événement afin d’accélérer le démarrage des opérations au profit des collectivités territoriales décentralisées (CTD) et des populations.
Partenariats multi‑acteurs au cœur du dispositif.
Le Plan a été élaboré par le MINHDU avec l’appui technique d’ONU‑Habitat et en concertation avec une large palette d’acteurs nationaux. La cérémonie a rassemblé des représentants de ministères clés (MINEPAT, MINFI, MINEPDED, MINRESI, entre autres), des institutions publiques (FEICOM, CAMTEL, ANTIC), des collectivités locales (Conseil régional du Centre, maire de Yaoundé, CVUC), des universités (Université de Yaoundé I — École Polytechnique), ainsi que des opérateurs privés et des partenaires internationaux (PNUD, Banque mondiale, Banque africaine de développement, Union européenne, Expertise France, OIM).
Les opérateurs télécoms et les entreprises du numérique, dont Orange, MTN et CAMTEL, sont pressentis pour jouer un rôle central dans le déploiement des infrastructures et services connectés.
Un point de départ pour la modernisation urbaine.
Les autorités présentent ce lancement comme une étape majeure pour l’appropriation nationale du Plan et le démarrage effectif des actions prévues. En plaçant l’innovation, la technologie et la gouvernance au cœur de l’action urbaine, le Cameroun espère améliorer la gestion des villes, renforcer l’inclusion sociale et rendre les centres urbains plus résilients selon la vision de SEM Paul BIYA.
Face aux défis climatiques et socio‑économiques.
Les prochaines semaines devraient permettre de préciser les premiers projets pilotes, les modalités de financement et les calendriers d’intervention, tandis que le gouvernement et ses partenaires s’attellent à transformer la vision en résultats concrets pour les populations.
14-09-2026 |
Mme Anacláudia Rossbach, Sous‑secrétaire générale des Nations Unies et Directrice exécutive d’ONU‑Habitat, est en visite officielle au Cameroun du 6 au 9 septembre pour consolider une coopération vieille de deux décennies et ouvrir de nouvelles perspectives en matière d’urbanisation durable. L’un des moments forts de sa mission a été l’audience accordée au Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain (MINHDU), suivie d’une réunion technique élargie avec les responsables ministériels.
Au cœur des échanges : l’évaluation des réalisations communes, l’identification des priorités pour la période 2027‑2030 et la mobilisation de partenaires nationaux et internationaux pour financer et mettre en œuvre des projets structurants. Mme Rossbach, en poste depuis le 12 août 2024, a été remerciée pour le leadership affiché à la tête d’ONU‑Habitat, tandis que le Cameroun a salué l’appui constant de l’agence onusienne dans les domaines du logement, de la gouvernance locale, de la résilience climatique et du développement territorial.
Un partenariat historique et des acquis tangibles
La coopération entre le Cameroun et ONU‑Habitat remonte aux années 2000 et a pris plusieurs formes, notamment à travers le Programme de Gouvernance Urbaine (PGU). En 2012, un mémorandum d’entente a formalisé un partenariat couvrant la politique urbaine, la planification, l’habitat social, la mobilité, l’efficacité énergétique, l’amélioration des quartiers précaires et le renforcement des capacités institutionnelles.
Parmi les acquis majeurs, figure la Politique Urbaine Nationale (PUN) : ONU‑Habitat a financé l’étude de faisabilité en 2014 et fourni un appui technique significatif, complété par une contribution financière du gouvernement. Le document de la PUN est aujourd’hui en instance d’approbation et fait l’objet d’un accompagnement pour son opérationnalisation.
Sur le terrain, les interventions en faveur de l’amélioration des quartiers précaires, menées dans le cadre du Programme Participatif d’Amélioration des Bidonvilles (PPAB), ont profité à des quartiers de Yaoundé, Kribi et Bamenda. D’autres réalisations notables concernent la planification urbaine, l’élaboration d’un code d’efficacité énergétique des bâtiments, la promotion d’approches urbaines sobres en carbone, ainsi que des actions conjointes avec le FEICOM pour renforcer la gouvernance locale.
Des actions récentes et des projets structurants
Entre 2020 et 2025, ONU‑Habitat a appuyé près de 15 projets au Cameroun, représentant environ 20 millions USD. Ces interventions couvrent la planification territoriale, le logement abordable — y compris des études avec la SIC et la construction de logements pour conducteurs de moto‑taxi —, la résilience urbaine dans des villes telles que Mokolo, Fotokol, Ebolowa et Bafoussam, ainsi que des initiatives de salubrité urbaine comme le Prix National des Villes Propres.
Par ailleurs, ONU‑Habitat a piloté l’élaboration du Plan National pour les Villes Intelligentes, qui mobilise ministères, collectivités locales, universités et opérateurs technologiques autour des opportunités offertes par le numérique et l’intelligence artificielle pour la gestion du foncier, la mobilité, l’assainissement et la gouvernance.
Défis persistants et priorités pour 2027‑2030
Malgré ces progrès, le Cameroun fait face à des défis structurants : un taux d’urbanisation proche de 60%, un déficit de logements estimé à 2,5 millions d’unités et des besoins annuels en logements de 100 000 à 120 000 unités. Les villes doivent également composer avec les problèmes fonciers, la mobilité, l’assainissement, la gestion des déchets, les changements climatiques et les déplacements de populations.
Pour la période 2027‑2030, le MINHDU et ONU‑Habitat proposent plusieurs axes prioritaires : finaliser l’Accord de Siège pour l’ouverture d’un bureau national d’ONU‑Habitat à Yaoundé ; achever la mise en œuvre et la vulgarisation de la PUN ; lancer un programme national ambitieux de logement abordable fondé sur la mobilisation du foncier et des mécanismes financiers innovants ; déployer des projets pilotes de villes intelligentes ; et renforcer les actions d’adaptation climatique et d’infrastructures résilientes.
La mobilisation des ressources, notamment via des partenaires techniques et financiers et les fonds climatiques internationaux, reste un facteur clé pour transformer ces ambitions en réalisations concrètes.
Une déclaration de clôture ambitieuse
En clôture de l’audience, le gouvernement camerounais a réaffirmé son appréciation pour l’accompagnement d’ONU‑Habitat et son engagement à consolider ce partenariat stratégique autour de la PUN, du logement abordable, des villes intelligentes et de la résilience climatique. L’ouverture du bureau national à Yaoundé est présentée comme un levier essentiel pour accélérer l’assistance technique et la mise en œuvre des projets, avec pour objectif final de faire des villes camerounaises des espaces inclusifs, sûrs, compétitifs et durables.
Soucieuses de répondre aux mutations urbaines rapides, les deux parties apparaissent déterminées à transformer les engagements en projets visibles pour les populations urbaines, dans un calendrier ambitieux couvrant les années 2027 à 2030.
En poste depuis 2025 Madame Mme Anacláudia Rossbach est la troisième personnalité de cette institution à visiter le Cameroun après Joan Clos en février 2016 et Maimunah Mohd Sharif en 2021.